La confiance en soi, ça s’apprend comme conduire une voiture ! Dans cette vidéo, vous allez découvrir comment nous passons de l’incompétence inconsciente à une compétence « naturelle », qui n’exige aucun effort.
Bonjour, aujourd’hui, on reprend la route ! Comme vous le savez, je fais une série de vidéos pour vous accompagner à vous débarrasser de la timidité et construire de plus en plus de confiance en vous. Ce qu’on va voir aujourd’hui est particulièrement intéressant parce que ça va vous donner une vision du chemin pour atteindre la confiance en soi. Donc des étapes par lesquelles il faut passer pour devenir vraiment confiant.
La confiance en soi, ça s’apprend !
Pour bien comprendre le concept, je vais prendre un exemple concret très simple : apprendre à conduire une voiture. Je me souviens d’un petit garçon qui, à l’époque, devait avoir trois ans à peine. Pour apprivoiser ce petit enfant, chaque fois que j’arrivais chez mes amis, je le prenais avec moi jusqu’à ma voiture, je le mettais à la place du conducteur et je laissais un peu chipoter au volant, aux essuie-glaces… je le laissais même allumer le moteur de la voiture. Ce n’était pas une clé, mais un simple bouton pression. Et donc ce petit enfant, qui s’appelle Ismaël, était vraiment fasciné par le fait d’avoir vraiment l’impression de conduire la voiture. A ce stade, cet enfant de trois ou quatre ans a vraiment l’impression de conduire la voiture. Il n’est pas du tout conscient des compétences qu’il va devoir acquérir pour véritablement conduire une voiture d’adulte. Cet enfant se situe au premier stade de l’apprentissage, qu’on va définir comme « inconsciemment incompétent ». Inconsciemment incompétent, cela veut dire que vous n’avez même pas idée des aptitudes que vous allez devoir développer pour réaliser la tâche désirée.
Alors imaginez maintenant Ismaël quelques années plus tard. Il a grandi, il a peut-être 9 ou 10 ans. Les parents sont en train de papoter autour d’un barbecue. Ismaël voit la porte de la voiture ouverte et se glisse dans la voiture. Il se dit qu’il va conduire la voiture des adultes. A 10 ans, il a un peu plus de discernement. Il s’assied sur le siège du conducteur. Il a eu l’occasion d’observer ses parents lorsqu’ils conduisent. Et il a vu qu’il y a quelque chose qui se passait au niveau des pieds. Donc il regarde au sol et il constate qu’il y a trois pédales et aussi, à hauteur de sa main, un levier de vitesse. De toute façon, ses pieds n’arrivent même pas aux pédales. Il devrait se mettre debout pour accéder aux pédales. Et puis, de toute façon, il se rend compte aussi qu’il n’a pas la clé. Il réalise qu’il ne suffisait pas seulement d’appuyer sur le bouton pour faire démarrer le véhicule, mais il faut aussi la clé. Donc Ismaël, à 10 ans, a gagné en discernement et il a atteint, en fait, le deuxième stade de l’apprentissage, où l’on se retrouve « consciemment incompétent ». Ismaël est maintenant consciemment incompétent, c’est à dire qu’il a pris conscience qu’il va devoir développer certaines qualités, certaines aptitudes, s’il veut parvenir à vraiment conduire le véhicule des parents. Alors ce deuxième stade, consciemment incompétent, vous rendez bien compte qu’il est très frustrant. On a conscience de nos lacunes, mais cette prise de conscience est vraiment nécessaire justement pour donner un coup de pied aux fesses et nous donner envie de développer de nouvelles capacités. Du haut de ses 10 ans, Ismaël est peut-être en train de se dire : « Waouh, j’ai hâte de grandir et de pouvoir vraiment conduire cette voiture ! ».
Ismaël a maintenant 16 ans. Ce n’est pas encore vraiment l’âge officiel pour conduire une voiture, mais son papa, Antonio, voit bien qu’il a, depuis tout petit, cette fascination pour la voiture. Alors, un dimanche, il le prend par l’épaule et lui dit : « Mon fils, je vais t’apprendre à conduire la voiture ! ». Ismaël, vous vous en doutez, est à la fois super excité, super content, et en même temps il a un peu peur aussi parce qu’on l’a dit, il est à un stade conscient de son incompétence. Alors, pour ceux et celles qui ont déjà fait cette expérience d’apprendre à conduire une voiture, vous savez très bien comment ça se passe : au début, ça demande une fameuse coordination ! Il faut vraiment penser à lâcher tout doucement la pédale d’embrayage, tout en appuyant sur la pédale d’accélérateur et en défaisant le frein à main. Donc vous connaissez l’histoire : au début, la voiture capote, elle cale et puis, au bout de quelques essais, comme la plupart des gens, Ismaël parvient, du haut de ses 16 ans, à faire démarrer la voiture et à la faire avancer, à tourner et à freiner tant bien que mal. Donc Ismaël a développé cette compétence : il conduit ! Il conduit la voiture, mais à ce stade, ça lui demande une énergie, des ressources et une mobilisation incroyable. Il ne faut surtout pas le déconcentrer. il doit penser à tout et il est complètement mobilisé à intégrer toute cette coordination que demande la conduite d’un véhicule. Ismaël est arrivé au troisième stade de l’apprentissage : il est maintenant « consciemment compétent ».
Voilà on fait encore un bon dans le temps et Ismaël a maintenant 32 ans. Il y a même un petit bébé à l’arrière de son véhicule. Vous pouvez le voir conduire la voiture sur l’autoroute, avec sa femme ses côtés, qui lui parle, le bébé qui fait un petit peu de chahut. Et pourtant, Ismaël conduit sans réfléchir, tranquillement. Il y a un peu de trafic et lorsque la voiture de devant freine un peu brusquement, Ismaël adapte sa conduite sans trop réfléchir. En fait, il est arrivé au 4e stade de l’apprentissage : il est devenu « inconsciemment compétent ». Cela veut dire que sa compétence a glissé à un niveau inconscient. Ismaël ne doit plus réfléchir pour conduire. Il ne doit plus réfléchir à sa coordination. Elle est complètement intégrée. Elle est devenue naturelle. A ce stade, on pourrait dire qu’Ismaël conduit « comme il respire ». J’aime bien cette expression parce qu’elle indique bien que la compétence est passé d’un niveau conscient à un niveau inconscient. Respirer, c’est typiquement une action qui est gérée au niveau inconscient, c’est une action automatique à laquelle on ne doit pas réfléchir. En fait, un vrai apprentissage, un apprentissage totalement intégré, en général, va glisser à un niveau inconscient et nous demandera moins de ressources, moins d’énergie et beaucoup moins de concentration que dans la première phase de l’apprentissage.
Pour l’apprentissage de la confiance en soi, eh bien, on va passer exactement par les mêmes quatre étapes ! Tout le monde est concerné, c’est normal, c’est humain, nous passons tous par ces étapes.
Comment je suis passé moi-même de la timidité à la confiance
Pour vous expliquer cela concrètement, je vais prendre mon cas personnel. Je vais vous expliquer comment, moi-même, je suis passé par ces quatre étapes en cheminant vers la confiance en moi.
Lorsque j’avais 15 ou 16 ans, j’étais inconsciemment incompétent en matière d’aisance sociale. Vous allez me dire : comment est-ce que je peux me permettre de dire que j’étais inconsciemment incompétent étant donné que, par définition, si c’est inconscient, comment pourrais-je le savoir ? Eh bien, figurez-vous que c’est en regardant les photos de l’époque où j’avais 15 ou 16 ans que je m’en suis rendu compte. Je me suis retrouvé face à des photos de famille où j’étais rouge pivoine, rouge tomate, visiblement très intimidé par la situation. Et en voyant la photo, j’ai été ramené à mon souvenir et à la sensation que j’avais refoulée : effectivement, je n’ai pas du tout à l’aise lors de ces séances de photographies familiales. Donc, je peux observer qu’à 15 ou 16 ans, j’étais inconsciemment incompétent en matière d’aisance sociale. J’avais tous les traits de l’intimidation, mais je n’en avais pas conscience. A 15 ou 16 ans, le concept-même de la timidité ne m’avait pas encore effleuré.
C’est plutôt vers l’âge de 18 ans où je suis passé à un autre stade. A 18 ans, globalement, je me sens déjà nettement plus confiant qu’à 15 ans. Mais à 18 ans, je vais vivre de grosses crises de timidité, des crises quasi traumatisantes, des situations d’interaction avec d’autres personnes où je me suis retrouvé pratiquement tremblant, paralysé, quasiment au bord de la syncope ! Ces crises de timidité ont été un peu traumatisantes pour moi, mais en même temps, elles ont permis de réveiller ma conscience. C’est clair qu’après ces crises d’intimidation, je suis devenu beaucoup plus conscient de mon anxiété sociale. Cette prise de conscience, j’en ai parlé d’ailleurs dans une vidéo précédente, elle était vraiment nécessaire, comme un coup de pied au derrière qui, par son inconfort, vous donne envie de changer quelque chose !
Alors je vais faire à nouveau un petit bond dans le temps. J’ai maintenant 30 ans. Dans le domaine professionnel, je construis ma confiance et je vais donner mes premières conférences. Ma vraie première conférence, je l’ai donnée à Montréal. Quelque temps auparavant, j’avais écrit un dossier que j’avais publié sur Internet et qui avait eu un certain succès. Une association professionnelle canadienne m’avait invité et payé un billet d’avion et deux nuits d’hôtel pour aller donner cette conférence d’une cinquantaine de minutes à Montréal. Si vous m’aviez filmé dans ma chambre d’hôtel, les 24 heures avant cette conférence, vous auriez vu… un fou 🙂 Je logeais dans une suite, une chambre qui disposait d’une salle de réunion intégrée dans l’habitation. Il y avait des miroirs partout et, pendant 24 heures, je me suis mis à tourner dans cette pièce en étant complètement perdu dans mon théâtre mental. Et à chaque fois que je croisais mon visage dans dans le miroir, je voyais un homme de plus en plus blême. J’étais terrorisé et, heureusement, j’ai eu la bonne idée, avant de donner la conférence, d’aller courrir 20 minutes. C’est vrai que le physique, j’en reparlerai, l’activité physique peut aider à vous sortir d’un état mental hyper stressé. Il n’empêche que j’ai entamé cette conférence dans un état complètement terrorisé. D’ailleurs, j’ai trébuché sur le fil en arrivant sur l’estrade. Mais, finalement, ça c’est ça s’est très bien passé. C’était plutôt une expérience de réussite, donc je suis content de l’avoir fait. Ce sont des événements qui ont permis de construire ma confiance parce que c’est dans l’action que l’on peut construire sa confiance. A l’époque, quand je donnais des conférences, j’avais besoin que tout soit vraiment ficelé à l’avance. Je ne pouvais pas laisser place à l’improvisation. Je n’avais pas assez confiance que pour me dire que j’allais partir en roue libre sur mon expertise ou laisser place à quelconque improvisation. Donc tout mon texte était écrit et j’avais des diapositives PowerPoint, des visuels que j’avais bien soignés, en espérant surtout que les gens regardent les diapositives et pas moi, pour ne pas attirer l’attention sur mon trouble. A cette époque où je donne mes premières conférences, je suis clairement à la phase 3 du processus d’apprentissage : je suis consciemment compétent. Consciemment compétent, c’est à dire que je me lance, je pose des actions, je développe ma confiance, mais ça me coûte une énergie considérable. Avant et après cette conférence à Montréal, j’étais vraiment vidé émotionnellement, énergiquement, physiquement, mentalement. Complètement vidé, comme si j’avais couru deux marathons !
Les années qui ont suivi, j’ai donné de nombreuses formations et conférences et c’est vrai que, étant plutôt timide au départ, le fait de m’exposer en tant que formateur n’était pas forcément confortable, mais avec le temps, la peur diminue. C’est un fait : l’habitude diminue la peur. J’ai eu l’occasion de donner non pas des dizaines de formations, mais des centaines, et d’accueillir des milliers de personnes. Alors c’est sûr qu’avec le temps, avec l’expérience, la peur diminue énormément. Beaucoup plus à l’aise, j’ai pu arriver au stade 4 de l’apprentissage où j’ai pu me sentir finalement « inconsciemment compétent ». Inconsciemment compétent, cela veut dire qu’il n’était plus nécessaire pour moi de mobiliser autant d’énergie avant de démarrer une formation. C’est devenu tout à fait naturel et je n’avais plus besoin de m’évader aux toilettes pendant dix minutes pour respirer et penser aux premiers mots que j’allais dire aux participants 🙂 Donc avec le temps, j’étais beaucoup plus décontracté. J’arrivais à accueillir les gens tranquillement en me disant qu’après tout, les 150 autres formations qui avaient précédé s’étaient finalement très bien passées.
Situez le stade où vous êtes !
Alors j’ai parlé de moi, maintenant on va parler de vous ! Où est-ce que vous vous situez sur ce parcours d’apprentissage dans les quatre étapes vers la confiance en soi ? A mon avis, vous n’êtes ni au stade 1 ni au stade 4, sinon nous ne serions pas ici. Car si vous étiez au stade 1, vous n’auriez pas encore pris conscience de cette problématique de confiance en soi ou de timidité et vous ne seriez pas ici à regarder ma vidéo. Si vous étiez au stade 4, cela voudrait dire que pour vous, tout roule et il n’y aurait pas trop de raison non plus de m’écouter. Donc si vous êtes ici, c’est que probablement vous êtes soit au stade 2 soit au stade 3.
Si vous êtes au stade 2, c’est à dire que vous êtes consciemment incompétent, vous êtes un peu comme moi à mes 18 ans : vous avez pris conscience de votre timidité, mais vous ne savez pas trop comment la solutionner. Donc vous avec un focus sur le problème, vous savez qu’il y a un problème, mais vous n’avez pas encore mis vraiment un pied vers la solution. Ce n’est pas une situation très facile, nous sommes un peu le nez dans notre caca. Vous êtes face à cette timidité et vous ne savez pas vraiment par quel bout la prendre. Alors ce que je vous invite à faire, si vous êtes dans cette situation, c’est deux choses. D’une part, je vous invite à profiter de cet état de prise de conscience pour vraiment bien réfléchir à la nature de votre timidité. J’ai fait plusieurs vidéos en ce sens pour vous aider à comprendre, par exemple, l’origine de votre timidité, d’où vient exactement votre timidité, quelles sont les situations qui vous intimident, est-ce plutôt dans le registre amoureux, à l’école, au travail ou en famille ? Donc une série de vidéos sont à votre disposition pour vous aider à faire le portrait robot de votre timidité. C’est vraiment important parce que mieux vous arrivez à dessiner le monstre, mieux vous saurez par quel bout l’attaquer. Profitez donc de cette prise de conscience pour bien réfléchir à votre timidité… mais ne réfléchissez pas non plus trop longtemps parce qu’il n’y a rien de pire pour le timide que d’être perdu dans son théâtre mental. A un moment donné, il va falloir poser des actions et c’est seulement le fait de poser des actions, de petites actions, puis de moyennes actions, qui va vous aider vraiment à prendre confiance en vous !
Si vous êtes au stade 3, consciemment compétents, c’est que vous vous êtes lancés. Donc vous osez tester des choses, vous essayez de construire votre confiance, vous vous exposez aux autres. Ce n’est pas facile, on l’a vu tout à l’heure, le stade 3 demande beaucoup d’énergie. Il exige de se faire un petit peu violence. Cela coûte beaucoup d’énergie, tout n’est pas encore parfait, mais c’est normal ! C’est vraiment ce que je veux faire passer à travers cette vidéo : il est normal de ne pas avoir facile au stade 3. Vous gagnerez confiance par la suite, surtout encouragez-vous et ne vous dépréciez pas dans cette phase ! C’est normal de galérer. Il faut bien vous dire que vous n’allez pas tout de suite atteindre le stade 4. On ne devient pas tout de suite 100% confiant en étant parti d’un état plutôt timide.
Encouragez-vous et ne lâchez rien !
Dans les vidéos qui vont suivre, je vais vous donner toute une série d’outils pour bien vivre cette phase 3. Je vais vous aider, par exemple, à bien doser le niveau d’apprentissage et vous exposer progressivement. Il ne faut pas trop se faire violence non plus. Et il est nécessaire de bien se parler, d’arrêter de s’auto-déprécier. Je vous encourage à surtout continuer parce que, vous savez, des milliers de gens sont timides, des millions de gens sont timides… et qu’est ce qui se passe, un moment donné ? On abandonne et on accepte une petite vie. On accepte de vivre sa vie par procuration devant la télévision. On accepte de n’avoir pour relations sociales que sa famille. On se limite à quelques hobbies, mais on ne se lance pas dans les activités qui nous font vraiment rêver. 95% des gens, juste avant de mourir, expriment le fait qu’ils sont déçus et regrettent. La première chose que ces gens mentionnent, c’est le fait de ne pas avoir osé, de ne pas avoir osé vivre. Alors si je fais cette vidéo, c’est parce que j’ai envie que vous soyez du côté des 5%. J’ai envie que vous osiez 🙂 La timidité, elle vous dit quelque chose. Tant que vous êtes timide, il y a quelque chose qui grince… et c’est très bien, car ça vous incite à changer ! Là où ça devient vraiment dangereux, c’est quand vous avez capitulé. Vous rentrez dans votre zone de confort, vous n’êtes plus vraiment incommodé, mais c’est justement parce que vous êtes rangés ! Et c’est ça que je vous invite à éviter. Écoutez plutôt votre timidité et écoutez ce qu’elle vous dit ! Elle vous dit : « sortez de vous-même » ! Et moi je vous dis la même chose : sortez de vous-même et allez arracher votre bonheur !
Si cela vous intéresse, je ne fais pas que des randonnées virtuelles, j’organise aussi des randonnées dans le monde réel 🙂 J’ai créé une société qui s’appelle lesoleilenhiver.com. Allez voir, il y a plusieurs formules de retraite en nature, ainsi que des voyages nomades, dont la très populaire Marche des héros ! Je vous dis à très bientôt.

Le kit de survie du timide





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