Votre timidité est-elle un frein ?


Une certaine dose de timidité est normale. Il est tout à fait humain de se sentir troublé à l’idée de monter sur les planches, de parler dans un micro ou de déclarer sa flamme à celle ou celui qu’on aime. De même qu’il est naturel de se tenir légèrement en retrait dans un groupe qu’on ne connaît pas. La timidité ne devient problématique que lorsqu’elle s’installe et engendre une souffrance ou un handicap quotidiens.

Il importe de distinguer différentes notions :

  1. Le trac : C’est cette appréhension qui vous prend quelques minutes avant de réaliser une performance. L’émotion est intense mais brève. Le trac est lié à une situation précise (donner une conférence, chanter en public, passer à la télévision, etc.) et disparaît lorsque le sujet entre dans l’action. Le trac est un phénomène normal, que certains acteurs et chanteurs connaissent parfois même après des années de métier.
  2. L’intimidation : C’est ce malaise ressenti dans certaines situations en présence d’autres personnes, qui vous paralyse, vous fait rougir, vous donne envie de fuir ou vous empêche d’être vous-même. Une crise d’intimidation peut être plus ou moins intense, mais elle est toujours passagère.
  3. La timidité : Il s’agit ici non plus d’une émotion accidentelle mais d’un trait de caractère. La timidité est une attitude persistante de retrait ou de fuite, par peur de l’intimidation. La timidité n’est pas une maladie. Elle ne se range pas au rayon des troubles psychiatriques majeurs. On y survit. Mais le mal-être qu’elle engendre mérite qu’elle soit prise au sérieux.
  4. La phobie sociale : Lorsque l’anxiété sociale atteint une intensité extrême, ponctuée d’attaques paniques ou d’évitements complètement disproportionnés par rapport au danger réel, on parle alors de phobie sociale. La phobie sociale touche 2 à 5% de la population. Elle nécessite de se faire aider par des spécialistes. Le timide n’est pas un schizophrène, car il désire fondamentalement entrer en contact avec l’autre. Le timide n’est pas un paranoïaque, car il sait qu’il est lui-même, en grande partie, responsable de son trouble.

À partir de quand la timidité doit-elle être traitée ?

La frontière est très subjective entre le normal et le pathologique. Voici quelques critères qui peuvent vous aider à faire la différence entre une timidité bénigne et une anxiété sociale problématique :

  1. Vous êtes sujets à des crises de panique, impliquant une perte de contrôle. Par exemple un tremblement incontrôlé ou des absences lorsqu’on vous parle.
  2. Votre angoisse vous poursuit même en dehors de toute menace : vos crises d’intimidation précédentes vous hantent ; vous craignez de faire face à de nouvelles situations sociales anxiogènes de sorte que vous avez tendance à les éviter.
  3. Votre vie est influencée par votre timidité. Par exemple : vous avez peu d’amis, vous vous faites marcher sur les pieds, votre sexualité est pauvre, votre carrière professionnelle est freinée, etc.

Si vous vous sentez concernés ne serait-ce que par un de ces trois points, nous pensons que votre timidité mérite d’être traitée. En tout état de cause, c’est surtout à vous qu’il incombe d’estimer votre niveau d’handicap ou d’inconfort.

Notez que les professionnels ont mis au point, ces dernières années, toute une série d’échelles d’évaluation de l’anxiété sociale : auto-évaluation, hétéro-évaluation, observations comportementales, questionnaires portant sur les aspects cognitifs ou émotionnels, etc.

Pour une approche comparative des grilles d’évaluation professionnelles, vous lirez en particulier l’ouvrage de Gisèle George et Luis Véra mentionné ci-dessous.

Faut-il vous faire aider ?

Si vous avez un travail, des amis, que vous ne vous sentez pas spécialement déprimé, que vous ne vous réfugiez pas dans l’alcool, que votre angoisse n’atteint que très rarement le stade de la panique, qu’elle diminue avec la répétition des contacts,… il est probable que vous soyez à même de faire un travail sur vous-même, sans nécessairement vous jeter dans les bras d’un psy. C’est avec cette conviction que nous éditons ce dossier.

Toutefois, si vos efforts s’enlisent et que votre angoisse s’accroît, n’attendez pas trop longtemps pour en parler à un psychologue ou à votre médecin traitant. Les thérapies cognitives et comportementales, en particulier, ont prouvé leurs effets bénéfiques auprès des personnes timides.

Pour en savoir plus

ANDRÉ Christophe et LÉGERON Patrick, La peur des autres — Trac, timidité et phobie sociale, Editions Odile Jacob, Paris, (1995) 2003, pp. 101-160.

GEORGE Gisèle et VÉRA Luis, Soigner la timidité chez l’enfant et l’adolescent — Approche comportementale et cognitive, Dunod, Paris, 1999, pp. 29-68.

MACQUERON Gérard et ROY Stéphane, La timidité — Comment la surmonter, Odile Jacob, Paris, 2004, pp. 67-82.

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Commentaires des lecteurs

  • Aminata MBAYE dit :

    Bonjour, merci beaucoup pour votre compréhension, vos conseils et encouragements. Vous me donnez beaucoup plus de volonté et de courage. Merci encore pour votre aide.
    Répondre

  • Aminata MBAYE dit :

    Euh, en effet, quand je dis que j’essaie toujours de faire les mêmes efforts, je veux dire par exemple que, par rapport à ma peur de sortir à l’extérieur et de communiquer avec les autres, maintenant je sors souvent pour accomplir mes besoins. Et de ce fait, je communique avec les gens et aussi lorsque je suis un peu libre à la maison, je rends visite à mes amis ou mes proches. En faisant cela, j’ai remarqué beaucoup d’amélioration : ma peur a diminué, mais j’ai toujours des difficultés avec le regard des autres à tel point que j’ai un trouble du comportement et je n’observe pas d’amélioration à cela. Et aussi parfois je ressens une rechute de ma peur accompagnée de ces symptômes. Pour moi, l’origine de ma timidité ou plutôt de ma phobie sociale, est le manque de communication et d’interaction avec les autres. Et ce manque n’était pas dû au fait que j’étais timide, non, il est dû à certaines valeurs que mes parents voulaient m’inculquer et que je pensais être bonnes. En effet ils voulaient que je sois une personne correcte, modèle. De ce fait, ils me conseillaient de parler moins, de ne pas avoir beaucoup d’amis, de ne pas sortir souvent. Ils voulaient juste que je me concentre sur l’essentiel, les études. Ils voulaient me donner une meilleure éducation et ils pensaient me protéger en faisant cela. Et par conséquent, je n’ai pas pu développer certaines aptitudes de communication comme le bavardage, l’affirmation de soi, et la confrontation avec mes amis et les autres. En prenant conscience de tout cela, j’ai eu l’impression que ma vie a été démolie et que je dois la reconstruire.
    Répondre

    • Bonjour Aminata,
      Que rajouter à un message si clairvoyant !
      Vous avez tout compris sur les racines de votre timidité, ainsi que sur la manière de vous en sortir.
      Je suis très heureux pour vous de constater que les choses s’améliorent (même si pas encore optimales). Retenez-en la leçon : plus vous allez au contact avec les autres, plus votre peur diminue. Je ne peux que vous encourager à continuer.
      Quand vous parlez de « certaines valeurs que mes parents voulaient m’inculquer et que je pensais être bonnes », vous mettez le doigt sur quelque chose d’excessivement important. Devenir adulte, c’est redéfinir les valeurs et les croyances qui sont bonnes pour nous, en faisant le tri dans ce qui nous a été donné ou enseigné. C’est cela, devenir un adulte libre et authentique.
      Concrètement, vous pouvez garder de l’amour et de la gratitude pour vos parents, qui vous ont élevée avec leurs propres peurs. Mais, par contre, le temps est peut-être venu d’adopter votre propre vision de la vie, et déployer votre réel potentiel social qui s’exprime à travers votre timidité.
      Bravo pour vos prises de conscience… en réalité, vous avez déjà commencé à vous (re)construire… continuez !

      Jean-Marc Hardy
      Auteur du programme de coaching Fini la timidité!

      Répondre

  • Aminata MBAYE dit :

    Bonjour,
    j’ai 20 ans et je souffre d’une phobie sociale. Et cela m’avait empêché de faire énormément de choses, car j’ai un fort manque de confiance en moi. Mais malgré tout, je ne supporte pas de rester faible et de me laisser aller. Je déteste cela, ce qui a fait que je cachais toujours ma peur et me montrais forte. Par conséquent, j’ai encore souffert et j’évitais certaines situations sociales, car je ne voulais pas que les gens le sachent. Par la suite, j’ai constaté que ma situation s’est empiré et j’ai essayé de trouver des solutions à mon problème. Et j’ai compris qu’il fallait que j’accepte ma peur et j’essaie de faire des efforts en me confrontant à ma peur. C’est par la suite que j’ai commencé à m’entraîner. D’abord j’ai rencontré énormément de difficultés. J’ai failli abandonner, pensant que c’était fini pour moi et qu’il valait mieux que je meure. Et ensuite, par la grâce de Dieu et aux prêches, que j’ai réalisé que je ne devais pas abandonner tant que je vivrai encore. Et que c’est peut être une épreuve que je dois relever. Et comme je croyais fort à ma religion, je me suis renseignée et j’ai su que quelle que soit la difficulté qu’on subit, on ne doit jamais penser à mourir pour abandonner, on doit toujours penser au pouvoir de Dieu en faisant tout ce qu’on peut pour s’en sortir. Tout cela a remonté mon moral et là, je me suis remis à faire des efforts en affrontant tout le temps mes peurs. Et grâce à Dieu, je commence à me sentir petit à petit mieux qu’avant. Mais jusque là, je rencontre toujours des difficultés comme les tremblements avec certaines personnes, une douleur au cœur, des inquiétudes à refaire les même choses, des difficultés à parler. Je me demande comment faire pour aller beaucoup mieux et retrouver ma confiance en moi. Et comment faire pour ne plus trop m’inquiéter car ces inquiétudes me rendent vraiment désespérée jusqu’à n’avoir aucune envie d’avancer. En effet, j’ai vraiment beaucoup de choses à partager, car ma situation a été tellement compliquée… mais si je me mettais à tout dire, ça ferait trop. Et j’ai vraiment besoin de beaucoup de soutien, car beaucoup de gens de mon entourage ne me comprennent pas et cela me met tellement mal à l’aise que j’ai eu toutes ces inquiétudes à ne pas pouvoir être en harmonie avec eux. Je fais beaucoup d’efforts pour parler avec tout le monde et même sortir souvent, mais malgré cela, avec les crises d’angoisses et de panique qui m’échappent parfois, je vois que certains me négligent, m’accordent peu d’importance, même quand je leur parle. Au final, je me dis : est ce nécessaire de me faire souffrir tout le temps alors qu’on me considère comme quelqu’un qui ne compte pas? Mais à côté de ces gens, il y en a certains qui me comprennent vraiment, m’aident beaucoup. Mais moi, ce qui m’inquiète, c’est que malgré cette aide que je reçois des autres, j’ai toujours les mêmes problèmes, sauf que c’est un peu moins qu’avec les autres. Les seules personnes avec qui je me sens vraiment moi, c’est celles de ma famille. Mais vraiment, je veux m’en sortir et je fais toujours les mêmes efforts.
    Répondre

    • Bonjour Aminata,
      Et merci pour votre message.
      Je vois que vous avez beaucoup à dire à propos de votre timidité, qui semble être un véritable problème dans votre vie, que vous avez envie de dépasser.
      Quand vous dites « je fais toujours les mêmes efforts », à quoi faites-vous allusion exactement ? Qu’est-ce que vous faites pour tenter de vous débarrasser de la timidité ?
      Et avez-vous une idée de l’origine de votre timidité ?
      Je vous souhaite beaucoup de courage.
      Jean-Marc
      https://timidite.info
      Répondre

  • lili29 dit :

    Bonjour,

    J’ai 22ans, depuis que je me connais je suis timide, je vis des troubles d’anxiété. Au lieu de me confronter avec ma timidité, je préfère m’isoler… comme ça je suis sûr que là tout se passera bien pour moi. Après des années d’isolement, quelque chose plus fort que moi s’est construit sans le savoir…. je n’arrive même plus à tenir une conversation sans faire des fautes d’incompréhension, les sujets que je tiens avec mes plus proches sont parfois à base de phrases illogiques, je n’arrive pas à m’exprimer correctement, je n’aime pas parler, et ne m’aime pas non plus que mon entourage prenne ça comme de l’arrogance, alors que pas du tout, si ils savaient…
    Quand on me surprend en situation d’être obligé a converser avec quelqu’un, je perds tout contrôle, dans ma tête une paralysie se créée, je cloue ma bouche et ne parles pas, Je souris quand quelqu’un attend une réponse de moi. Quand je quand mon homologue devient plus intellectuel, alors là les choses s’empirent. Car j’ai plus de facilité à dialoguer avec des gens inférieurs à mon intelligence.
    J’ai même envie d’en parler à un psychologue, mais je ne sais pas comment m’exprimer avec lui.
    Et pour moi, ne pas parler revient à ne pas prendre le plaisir de vivre, l’échange c’est la vie.
    Répondre

    • Bonjour Lili. Merci pour ce partage. Vous avez observé combien la fuite dans la solitude (que je peux comprendre lorsqu’on a peur), finalement, accentue votre malaise. Vous êtes également sensible au fait que votre timidité puisse être interprétée, à tort, comme de l’arrogance. Au fond de vous, vous savez que l’échange, c’est la vie, mais votre peur vous bloque. Tout cela est humain. Je vous encourage vraiment à parler à un(e) psychologue, car la timidité se traite très efficacement si vous acceptez d’entamer un travail sur vous-même, je peux vous l’assurer. Vous pouvez également jeter un œil sur mon offre de coaching de timides… peut-être vous parlera-t-elle. Et quoi qu’il en soit, je vous souhaite bon courage pour sortir de votre isolement et déployer votre potentiel et la vie qui est en vous.
      Répondre

  • Ndiaye dit :

    Bonjour,
    J’ai 32 ans et suis malien (Afrique de l’Ouest). Toute ma vie, j’ai été timide, je dirais. Toujours peur de parler en public, de s’exprimer même en famille. La seule personne avec laquelle je me sens à l’aise c’est ma mère et depuis toujours. J’ai fais des études de droit et ai choisi d’être avocat pour affronter ce problème. Malheureusement, je crois que c’est devenu encore plus grave. Lors des plaidoiries, je stresse tellement que même le juge ne comprends pas ce que je dis, encore moi-même. Le plus souvent, après une plaidoirie j’essaie de me rappeler ce que j’ai pu dire et pas moyen. C’est comme si j’étais en transe. Une fois je me suis inscrit à un concours de plaidoirie, et bizarrement j’ai été classé parmi les premiers. Depuis lors, je m’efforce et me dis que le problème vient de ma tête et de l’idée que je me fais de moi-même. Je voudrais simplement être à l’aise et m’exprimer correctement sans bug, sans stress et sans pour autant voir le monde s’écrouler juste avec des mots. Merci d’avance pour vos conseils.
    Répondre

    • Bonjour Ndiaye,

      Vous avez raison, tout se passe dans notre propre tête. Et le trouble peut nous amener à être quasiment dans un état de transe, où nous fonctionnons automatiquement, car notre mental est paralysé par la peur. Cependant, cette peur est complètement irrationnelle. Notre propre cerveau nous joue des tours. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de multiples solutions pour atténuer ce trouble et, avec l’habitude, la plupart du temps, la peur de parler en public disparaît.

      Vous dites que c’est étonnant d’avoir été classé dans les premiers orateurs, et cela ne m’étonne pas. Vous savez pourquoi ? Parce que si vous êtes timide à ce point, c’est aussi parce que vous avez en vous une incroyable envie de communiquer. Le timide est un grand communiquant qui s’ignore. C’est aussi pour cette raison que je suis convaincu qu’avec un peu de travail sur vous, tout cela ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

      J’avais quelques questions :

      Depuis quand faites-vous des plaidoiries ?
      Le résultat de vos plaidoiries est-il mauvais ?
      Et quels signaux vous font penser que le juge ne vous comprend pas ?

      Bien à vous,

      Jean-Marc
      Auteur du programme « Fini la timidité ! »
      Répondre

  • Meganne dit :

    Bonjour,
    Je me suis mise à la danse, ça a été dur de franchir le pas mais ça y est ça va faire 3 semaines que j’y vais, j’ai toujours une petite appréhension en y allant mais ça me fait du bien.
    Récemment, j’ai perdu ma grand mère (ça fait 2 semaine) et bizarrement je garde tout en moi, moi qui d’habitude pleure facilement, là c’est plutôt une tristesse qui est en moi et comme si je ne réalisais pas totalement.
    En tout cas merci de votre réponse, je vais continuer à lutter contre la timidité, si je n’y arrive encore pas, oui, je ferai appel à un nouveau spécialiste.
    Cordialement
    Méganne
    Répondre

    • @ Meganne : Vous pouvez être très fière de vous, pour la danse. Vous avez affronté votre appréhension. C’est magnifique. Et cela vous grandit.

      Et concernant votre grand-mère… Sachez que lorsqu’on vit un deuil, on passe par différentes phases… et il est très normal, dans un premier temps, de se sentir comme anesthésié ou d’avoir du mal à réaliser ce qui s’est passé… c’est la phase du « déni » (elle sert aussi à nous protéger du choc de la perte d’une personne qui compte pour nous)… Vous pouvez visiter ce site, si cela vous intéresse : https://www.soutien-psy-en-ligne.fr/etapes-deuil/.

      Encore bravo d’avoir affronté vos peurs… continuez, c’est la bonne direction 🙂
      Répondre

  • Meganne dit :

    Bonjour lilix
    Ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule car j’ai toujours eu l’impression d’être la seule a être comme ça.
    Répondre

  • lilix dit :

    Vraiment merci j’ai juste l’impression que tu as dit tout ce que j’ai envie d’expliquer à ces gens depuis des années.
    Répondre

  • lilix dit :

    Je suis exactement comme toi, c’est grave comment je me reconnais dans tes paroles..
    Répondre

  • Méganne dit :

    Bonjour,
    J’ai 26 ans, je suis timide depuis toujours, étant petite, l’école était compliquée pour moi, j’ai eu une seule vrai amie de la primaire à la fin du collège. J’ai été suivie quelques années par une psychologue au CMPP. Arrivée au lycée, je me suis retrouvée seule au milieu de gens que je ne connaissais pas, je me suis fait une « amie » qui s’est vite retournée contre moi avec les autres qui profitait de ma faiblesse, 3 ans de calvaire dans ce lycée.. passant mes journées à ne pas parler et écouter les autres me critiquer, me malmener devant les profs qui ne disaient rien. A côté de ça, je vivais seule avec ma mère (séparée de mon père peu après ma naissance) qui était dépressive et très dure avec moi ..(très agressive, elle en venait aux mains très souvent pour pas grand chose, je finissais en pleurs dans ma chambre). Je me réfugiais souvent chez ma grand-mère. J’ai cherché à connaître mon père, mais au vu de son indifférence, j’ai abandonné (je l’ai vu 2 fois dans ma vie). A mes 18 ans, je suis partie habiter chez ma grand-mère, car ça devenait invivable avec ma mère je ne supportais plus tout ça.
    Aujourd’hui ça fait 7 ans que je suis en couple, on habite ensemble. Je travaille. Je ne me sens bien qu’avec lui et avec ma grand-mère, je suis naturelle avec eux, je ris, je parle. Alors qu’au travail je suis bloquée avec mes collègues ça fait pourtant 4 ans que je les connais mais c’est toujours dur de parler naturellement même avec eux. Au travail, je suis en contact avec des gens tout le temps (téléphone souvent et de temps en temps physiquement) ça se passe bien sauf quand il y a conflit.
    Pareil avec la famille de mon conjoint très compliqué d’aller vers eux. Lors des repas de famille je ne parle pas …
    Quand je dois prendre la parole devant plusieurs personnes c’est l’angoisse, gorge serrée, le rouge monte aux joues, mains moites, cœur qui bat vite, ne plus arriver à réfléchir, tremblement.
    Je n’ai pas d’amis et ne sors pas beaucoup.
    Lorsque je sors au milieu de la foule je me sens regardée et pas à l’aise.
    J’ai vu 2 psychologues mais ça ne m’a pas aidé. L’une m’a dit que c’était mon caractère. La deuxième a commencé une thérapie cognitive et comportementale mais passait 10 minutes avec moi pour 2 heures d’attente et tellement de clients qu’elle ne se rappellait même plus de mon cas.. j’avais un livre à lire sur les TTC et on en discutait mais ça ne m’aidait pas beaucoup.
    J’ai fait un essai la semaine dernière pour des cours de danse, car je pense que ça m’aiderait. Mais j’hésite à continuer car peur de ne pas être a la hauteur, d être ridicule etc ..
    Ça fait des années que j’aimerais changer mais quand je pense y arriver quelque chose se passe et me fait perdre tout espoir.
    C’est pas facile à vivre , de se sentir vulnérable …
    Répondre

    • @ Méganne :
      Merci pour votre partage. Votre histoire me touche beaucoup. Je vous trouve TRES COURAGEUSE !!!
      Ce qui me scandalise, c’est la façon dont vous avez été traitée alors que, au départ d’une histoire difficile, vous avez eu le courage de chercher à vous faire aider. Un(e) psychologue qui vous dit que c’est comme cela parce que c’est votre caractère, c’est criminel à mes yeux, une telle attitude mériterait qu’on retire le titre à la personne concernée. Je ne suis pas psychothérapeute, mais je vous encourage à aller voir une troisième personne, si les deux premières tentatives n’étaient pas les bonnes.
      Et encore mieux, je vous encourage à danser. C’est lucide de votre part d’identifier votre peur de ne pas être à la hauteur, votre peur du ridicule,… c’est humain… mais surtout, rangez cette peur dans un tiroir et allez danser, allez libérer ce qu’il y a en vous et que, jusqu’à présent, on ne vous a pas permis de libérer.
      Alors oui, je vous comprends, ce n’est pas un chemin facile que vous avez eu jusqu’à présent. Heureusement, vous avez eu cette grand-mère et un compagnon. Mais aussi, sur ce chemin difficile, vous êtes devenue quelqu’un de très humain. Continuez ce cours de danse, oubliez tous les regards, je vous y encourage fortement.
      Jean-Marc
      Répondre

  • Louise dit :

    Bonjour,
    J’ai 17 ans et je rentre en terminale S, depuis mon enfance, je suis très timide, je me demande même si cela ne serait pas autre chose que de la timidité.
    Durant ma toute ma scolarité j’ai toujours eu du mal à me faire des amis et je reste encore aujourd’hui souvent seule dans mon coin à m’ennuyer ou à écouter les autres qui parlent naturellement alors que j’aimerais tant pouvoir communiquer comme eux. Je suis la fille muette, oubliée et inintéressante, j’ai l’impression d’être différente. En classe, les travaux de groupes sont difficiles pour moi.
    Quand on vient me voir, on me demande « pourquoi t’es comme ça ? », mais je ne sais pas quoi répondre, je dis que c’est mon caractère. Chez moi avec mes parents et mon frère, je suis complètement différente. En faite, j’ai l’impression que lorsque je sors de chez moi, je prend « ma carapace » et m’enferme dedans ; je suis prisonnière de la timidité. Est-ce de ma faute si je suis comment ça ?
    Je voudrais changer cela, j’essaye de sortir de cette timidité excessive mais malgré les efforts, je reste toujours comme paralysée quand il s’agit de prendre la parole.
    Auriez-vous des idées, des solutions pour m’aider à m’en sortir SVP ?
    Répondre

    • Bonjour Louise,

      Le fait que vous vous sentiez confiante dans certains environnements (en famille) démontre que vous possédez déjà la faculté de vous sentir confiante. C’est encourageant.

      Quant au fait de vous sentir prisonnière de la timidité, ce n’est certainement pas une « faute » de votre part. C’est votre ressenti actuel, et il ne faut pas vous en vouloir pour cela.

      Cependant, je suis heureux de vous entendre dire « Je voudrais changer cela », car le désir de changer est le moteur de tout ! Et qui d’autre que vous a le pouvoir de décider que vous vous sentiez confiante ? Donc votre état actuel n’est pas de votre faute, mais vous avez, en effet, le pouvoir de le changer 🙂

      J’ai une question… Quand vous dites « malgré les efforts », puis-je vous demander à quoi vous faites allusion ? Autrement dit, qu’avez-vous déjà tenté pour vous sortir de cette timidité ?

      Merci pour cet échange, je vous souhaite une belle journée,


      Jean-Marc
      https://timidite.info
      https://lesoleilenhiver.com
      Répondre

  • Fredloumie dit :

    Je me suis toujours demandé si la timidité était une maladie ou du moins si ma timidité était une maladie, car mes proches l’ont toujours vu ainsi. Ils m’ont toujours donné des limites des choses que je pourrais faire. Ils m’ont toujours dit t’es sûre que t’es capable parce que je suis une personne enthousiaste et qui adore prendre de nouvelles initiatives, parce que je ne me suis jamais accepté, je n’ai jamais pu accepter ma timidité. Je me rends compte de ma timidité seulement lorsque je dois parler en public ou lorsque mes proches me le font remarquer. J’ai toujours envié les gens qui sont à l’aise en public ou en société.
    Répondre

    • Bonjour,

      Vous savez quoi ? Je pense que vous êtes un grand communiquant et que, dès que vous aurez choisi de ne plus croire ce qu’on vous dit, vous allez déployer ce qui se lit entre vos lignes : une personnalité enthousiaste qui a envie de partager des choses.

      Une invitation que je vous fais : dès maintenant, n’attachez plus aucune importance aux limitations que les autres vous attribuent. Qui seul peut décider de votre vie ? Qui seul peut choisir qui vous êtes ou qui vous désirez devenir petit à petit ? C’est vous et vous seul. Je vous encourage à ne plus les croire et à choisir les croyances que vous avez sur vous-même. Si vous décidez de devenir confiant, vous le deviendrez.

      Et encore un point, si vous permettez : la timidité n’est pas une maladie. C’est plutôt le mélange entre des émotions (la peur des autres, la peur du ridicule, la peur d’être rejeté, la peur d’être observé, etc.) et des auto-croyances. Si vous vous dites « je suis timide », vous êtes condamné à l’être. Si vous vous dites « je désire devenir davantage confiant », vous sonnez le début de la fin de votre timidité, rien qu’avec cette intention.

      Je vous souhaite un bon cheminement,

      Jean-Marc
      Répondre

  • Alexandra dit :

    Bonjour, je suis d’une timidité extrême… Quand je pose une question ou qu’on me parle, je rougis. Le fait de faire des démarches me stresse, aller à la banque, chez un avocat, parler au téléphone pour exposer mon problème… ça me freine dans la vie de tous les jours, mon copain m’accepte comme je suis et me pousse à aller de l’avant, avec lui je suis naturelle je ne rougis pratiquement pas, peut-être quand on se dispute ou qu’il me lance une pique, là je me sens nulle mais c’est rare. Quand ma belle mère ou que ses amis me posent des questions je rougis aussi… Je n’ai pas du tout confiance en moi et je ne sais pas comment on trouve cette confiance en soi. Dans la famille, nous ne sommes pas proches… j’ai plusieurs frères et sœurs et nous ne sommes pas proches, ma mère n’a jamais été attentionnée, mon père oui, mais malheureusement il est décédé et étant petite, j’ai eu un blocage, je n’arrivais plus à lui parler du fait peut-être qu’il était devenu alcoolique et que mes parents ont divorcé, mais j’étais timide aussi avec mes grands-parents, pourquoi je ne sais pas… j’ai toujours manqué l’école dès le CP, j’étais toujours seule sans amis. Donc, aujourd’hui, je suis toujours sans amis. Je vais bientôt être maman et je n’ai pas envie de faire vivre ce mal être à mon enfant ou qu’il soit comme moi. En fait, je ne sais pas si ça vient d’un manque de confiance en moi où de l’expérience que j’ai eu avec ma famille. J’aimerais trouver une solution à ce problème.
    Répondre

    • @ Alexandra : Merci pour la confiance que vous nous accordez en partageant cela. Je vois trois choses très positives dans votre message. Tout d’abord, vous analysez de manière « fine » les situations dans lesquelles vous êtes ou non timides. Cette prise de conscience est toujours, croyez-moi, le démarrage d’un changement. Car on ne peut changer que ce dont on a conscience. Ensuite, vous vous interrogez sur l’origine de votre timidité. Et il est vrai que votre contexte familial ressort très fort dans ce que vous racontez. Ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que vous n’êtes pas née timide. La timidité est toujours la conséquence des expériences et interactions que vous avez vécues, mais surtout de la manière dont vous les avez interprétées et tout le mécanisme mental que vous avez mis en place, certainement inconsciemment dans les premiers temps. Maintenant que vous en prenez conscience, vous allez pouvoir démêler ce mécanisme. Interrogez-vous encore, plus loin, sur l’origine de votre timidité. Il est très probable que vous ayez la réponse en vous. Demandez cette réponse à votre inconscient, par exemple au moment de vous endormir. D’où vient cette timidité ? Pourquoi êtes-vous timide ? Vous avez la réponse en vous. Enfin, c’est très beau, et très judicieux, de votre part de penser à ne pas contaminer votre enfant avec votre mal être. Beaucoup de parents transfèrent leurs espérances et leurs ambitions avortées sur leur enfant. Ce qui ne fonctionne pas. Il est beaucoup plus porteur de se dire que vous allez travailler sur votre propre confiance, car celle-ci va déteindre positivement sur votre enfant. Pour mieux répondre à votre questionnement, j’en ferai ma prochaine vidéo dans la rubrique « Parents ». N’hésitez pas à revenir vers nous si vous avez de plus amples questions. Je vous souhaite de bien avancer vers la confiance. Votre prise de conscience est déjà un grand pas en avant.
      Répondre

  • @ Paige : Votre réponse me fait incroyablement plaisir. C’est très gentil de donner ce retour. Et vous savez ? Parfois de tout petits déclics font une différence incroyable dans votre vie. Alors continuez chaque jour à vous aimer vous : prenez soin de vous, offrez-vous des petits moments juste pour vous, ne serait-ce que 5 minutes chaque jour pour honorer toute cette vie qui est en vous… aimez-vous et les autres suivront, vous verrez 🙂 En tout cas, là, je vous félicite, parce que vous avez laissé venir cette confiance. J’aurais pu donner le même conseil, et vous auriez pu ne pas l’entendre. Ici, c’est votre moteur intérieur qui s’est enclenché. Et c’est très encourageant.
    Répondre

  • Paige dit :

    Bonjour Jean Marc,

    Merci beaucoup pour cette réponse. Ça m’a fait beaucoup de bien de lire une chose aussi belle et rassurante. Finalement grâce à vous et aussi grâce à moi (mais je pense quand-même vraiment que vous avez joué un grand rôle là dedans car sans ce que vous m’avez dit je n’aurais pas du tout réussi à me convaincre seule de cette idée), j’ai réussi à suivre votre conseil et à me montrer non timide avec lui.

    Je vous souhaite à tous ici de trouver dans les mots que Jean Marc m’a écrits, le courage de surmonter leur timidité comme je l’ai fait la semaine dernière.
    Répondre

  • Paige dit :

    Bonjour,

    Votre article m’aide beaucoup à me comprendre moi-même et c’est rassurant. Mon problème est surtout lorsque je suis face à un garçon qui me plaît, lorsque le garçon ne me plaît pas je peux avoir une conversation normale avec lui même si je sais que lui est attiré. Mais s’il me plaît, je ne peux pas, je suis stressée, tremblante, et j’ai de plus en plus chaud. Le problème est que justement il y a un garçon qui me plaît et je n’y arrive pas.
    Pensez-vous qu’il est possible dans mon cas de me forcer à affronter cette timidité et de le laisser venir vers moi quand-même lorsqu’il le fait ? Et si jamais je le laisse venir mais en montrant beaucoup de timidité, pensez-vous que quelqu’un puisse trouver touchant de voir une personne vulnérable par sa timidité ? Ou pensez-vous que tout le monde a raison de dire que la timidité est le défaut le plus rédhibitoire qui existe ? Qu’une personne timide ne mérite pas l’amour/ne peut pas être aimée ?
    Répondre

    • @ Paige : Merci pour la confiance dont vous faites preuve en partageant ce message. Je ne peux que vous encourager à laisser venir cette personne à vous. Le problème n’est pas que vous ayez ou pas suffisamment de valeur pour être aimée. Vous en avez. Je vous le dis. Vous en avez. Tout être humain a une valeur infinie et mérite d’être aimé. Inconditionnellement. Indépendamment de tout paramètre physique ou de réussite. La réponse est dans votre question : si vous ne laissez pas venir cette personne à vous, ce n’est pas cette personne qui pense que vous ne méritez pas d’être aimée, c’est vous-même. L’obstacle est en nous. Cela s’appelle l’amour de soi. Vous devez vous aimer vous-même. Commencez au moins par vous aimer suffisamment pour accepter l’idée que quelqu’un d’autre vous aime 😉 Je vous y encourage de tout coeur.
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  • Anne dit :

    Bonjour,

    Il ne faut pas négliger la timidité d’un enfant et penser qu’elle passera avec le temps et, qu’après tout, tout le monde est timide.
    J’ai aujourd’hui 65 ans et ma timidité s’est transformée, au fil du temps et avec des complexes physiques, en véritable phobie sociale. Je ne sors plus, j’ai peur du téléphone et je me cache. Quand j’étais plus jeune, j’ai hésité à me suicider mais je ne savais pas comment m’y prendre et j’ai eu peur, aussi, de faire de la peine à ma famille. Je le regrette car je ne vis qu’avec des antidépresseurs et des antipsychotiques.
    Quand je suis entrée en sixième, au lycée Marie Curie de Sceaux, la professeur de mathématiques m’a humiliée dès le second cours me faisant venir au tableau et se moquant de mes rondeurs. En fait, je l’ai appris beaucoup plus tard, elle voulait se venger de mon père, promoteur immobilier, qui avait un chantier à côté de chez elle. Mes parents traversaient des problèmes de couple terrible et je n’ai rien dit car j’étais persuadée de mériter sa cruauté car j’étais, effectivement, trop ronde. Je suis restée trois ans avec ce monstre. Je ne crois pas tellement à la plus grande bonté des femmes par rapport aux hommes. Je suis devenue nulle en maths car j’ai fait un blocage et je n’ai pas fait de bonnes études. Ma vie a été ratée.

    Parents : ne négligez pas la timidité et le harcèlement des enfants à l’école.

    Je ne me relis pas car je suis émue alors j’espère ne pas avoir fait trop de fautes d’orthographe.
    Répondre

    • @ Anne : Bonjour et merci pour le courage de partager une histoire si difficile, qui vous donne de l’émotion. Certaines blessures peuvent ainsi vous poursuivre très loin. L’humiliation, explicite (comme dans votre cas) ou plus subtile, est souvent à l’origine de la timidité. Oserais-je vous dire que j’ai la conviction que, quel que soit votre âge, il n’est jamais trop tard pour décomposer cette mélodie humiliante qui s’est jouée en boucle, ne plus donner ce pouvoir à celle qui vous a malmenée il y a si longtemps, et vous construire sur d’autres certitudes. Qu’avez-vous tenté mis à part les médicaments ?
      Répondre

  • much dit :

    Bonjour
    Ma fille de 17 ans est timide. Elle est jolie , gentille et intelligente, mais régulièrement, elle perd une bonne copine alors qu’elles étaient fusionnelles. Cela devient difficile pour elle car elle n’ose pas s’intégrer dans de nouveaux groupes de peur de ne pas être intéressante. C’est la 3ème fois qu’elle perd une très bonne copine, mais il est vrai que lorsqu’elle en a une elle reste beaucoup avec et va moins vers les autres. Elle a toujours peur du regard des autres, et elle pense que dans les groupes ou les autres se connaissent déjà, elle n’a pas sa place, qu’elle ne les intéresserait pas.
    Comment faire pour lui faire prendre confiance en elle? Elle est très sensible mais le cache.
    Répondre

    • Bonjour Murielle et merci pour votre message. Il me parle, car nous sommes de nombreux parents à observer ou ressentir cette situation. Vous avez raison de souligner que le fait de s’agripper exagérément à une relation peut en provoquer la dislocation, dans la mesure où l’autre personne peut s’en sentir étouffée. Quant à vous donner une solution, c’est extrêmement délicat, d’abord parce que je n’ai aucune qualification de psychologue, mais aussi car il faut comprendre où s’enracine le manque de confiance de votre fille. Notez que ce manque de confiance, à l’âge de 17 ans, reste extrêmement fréquent. Votre fille se cherche. C’est seulement s’il persiste qu’il vaudra la peine de s’en préoccuper. En attendant, elle peut gagner, en effet, à être moins « exclusive et fusionnelle » en amitié, et à développer la conviction qu’elle a autant de valeur que n’importe quelle autre personne. Je vous souhaite que sa sensibilité devienne un atout, et non plus une souffrance.
      Répondre

  • Eryn Bordez dit :

    Bonjour,
    J’ai 14 ans et je suis en 3eme. Je suis très timide depuis que je suis toute petite. Ma timidité me pousse à me cacher des autres, voire même à avoir peur de mon environnement. Parfois j’ai un peu envie d’aller de l’avant, de parler aux autres, mais ça me semble impossible. Et même dans ma classe je n’ose pas parler aux autres, ce qui est assez handicapant car lorsque nous devons travailler en groupe, je n’ose pas parler aux autres et quand ils me parlent pour me demander mon avis ou autre, je deviens plus rouge qu’une tomate et la seule chose qui sort de ma bouche ne sont que des gémissements affirmatifs ( »hmhm » pour un  »oui » en gros…)! Je n’ose même pas dire « non » alors que j’en ai envie car j’ai peur de ce que les autres vont penser de moi si je n’ai pas le même avis… Et lorsque je passe à l’oral, mes jambes tremblent et j’ai l’impression que je vais s’évanouir si ça dure plus longtemps… J’ai toujours peur du regard des autres et je sens que si je fais ne serait-ce qu’un pas de travers, tout le monde rejettera la faute sur moi, comme un équilibriste sur son fil qui perdrait l’équilibre et que tout le monde lui jetterait des pierres pour le pousser à tomber… J’aimerais avoir vos conseils pour m’aider à être moins timide car si je continue dans cette voie là pour mon futur, je ne risque pas d’aller bien loin…
    Merci d’avance pour votre compréhension.
    Répondre

    • Bonjour Eryn.
      Votre témoignage est magnifique. La comparaison avec l’équilibriste sur son fil qui perdrait l’équilibre et à qui tout le monde jetterait des pierres est tellement juste pour exprimer le ressenti du timide. Cela ne correspond pas à la réalité (le regard des autres n’est pas, en réalité, aussi menaçant que ce que vous ressentez), mais cela décrit parfaitement bien ce que vous ressentez.
      Chaque histoire est individuelle, et pour prendre confiance en vous, il faut chercher en vous et dans votre histoire de famille, d’où vous venez, ce qui vous a éventuellement traumatisé, qui vous désirez être, etc. Il n’y a pas de réponse unique. Mais tout de même un conseil qui convient à pratiquement tout le monde : exposez-vous aux autres même si vous avez peur (le fait de fuir ou se cacher augmente la peur et la perte de confiance)… et si vous souffrez trop et trop longtemps, faites-vous accompagner par un(e) psychologue, c’est leur métier de vous aider à prendre confiance en vous.
      Bonne chance !
      Jean-Marc
      Répondre

  • bonobo dit :

    Bonsoir. Je vous remercie beaucoup pour vos travaux. Au moins, ça me permet de comprendre ce qui m’arrive. Cependant, j’ai une question : moi, je suis timide et ma vie est influencée par la timidité. J’ai peu d’amis, une sexualité pauvre. Des périodes, pas tout le temps. Et ce n’est pas ça qui m’inquiète, mais je ne me fais pas marcher sur les pieds. Pour revenir à ma question : comment dois-je faire pour ne pas trembler ? Parce que plein de fois, je force sur moi ! Et j’essaie de parler et me comporter normalement, mais à chaque fois, je commence a trembler beaucoup (les mains, la tête et la voix) et ça se remarque. Merci de me répondre.
    Répondre

    • @ Bonobo : Merci pour votre question. Je dois quand même commencer par vous dire que je ne suis ni médecin ni psychologue, ce qui ne me donne pas de légitimité scientifique à vous conseiller. Le tremblement est très inconfortable, c’est vrai. Il crée un traumatisme. Une sorte de « peur d’avoir peur » qui vous fait perdre confiance. Mais en lui-même, il n’est qu’un symptôme, une expression de votre malaise. C’est ce malaise qu’il faut essayer de percer. Et vous y arriverez. Notamment en réfléchissant sur l’origine de votre timidité. Si votre malaise est prononcé, nous vous conseillons toutefois de consulter un psychologue. Les techniques de relaxation (la sophrologie, par exemple) peuvent aider.
      Répondre

  • Ludivine dit :

    Je dirais que je fais partie de ceux qui ont le trac, l’intimidation et la timidité en eux. Etant au lycée, je dois passer des oraux, par exemple pour des exposés, au moment de passer à l’oral, je tremble de partout surtout aux jambes et mon cœur bat très très vite. Mes amies ne se connaissent pas forcément et la majorité (4) a déménagé, il ne m’en reste plus que 3. Parfois, j’ai l’impression que ma mère ne me fait pas trop confiance pourtant je ne suis pas une fille à problèmes, je suis plutôt sage (à l’école). Je n’ai pas le droit de sortir surtout quand elle ne connaît pas mes amies, mais je reste tout le temps enfermée dans ma chambre avec de la musique. Le seul moment où on peut sortir, c’est quand on est en famille. Je suis aussi plutôt du genre à me laisser marcher dessus; comme je suis quelqu’un qui a très souvent même plutôt tout le temps de bonnes notes, une fois, une fille m’a demandé la réponse à une question (on était interrogé à l’oral) alors je lui ai donné mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle donne la réponse. Depuis, pour des moments comme ça, je me tais. Ça m’arrive de répondre à l’oral mais j’ai l’impression que plus je grandis, plus ma timidité et mon trac grandissent aussi.
    Répondre

  • Zenab dit :

    Bonjour,

    Je viens de lire votre article et je le trouve tres interessant.Actuellement je fais face a un probleme de communication avec mon entourage et je pense que cela est du a ma timidite, mon epoux m’a conseille de lire des ouvrages la dessus et c’est comme cela que je suis tombee par hasard sur votre article, il m’a permis de me reconnaitre dans plusieurs niveaux et situations. Je vais commencer a suivre vos conseils et techniques tout en esperant que cela m’aidera a ameliorer ma situation
    Répondre

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