Existe-t-il un médicament contre la timidité ?

En matière de timidité, pas de remède miracle. Il n’existe pas de médicament « antitimidité » comme il existe des antibiotiques ou des inflammatoires. Certains ouvrages farfelus vous conseilleront différents antidotes allant des elixirs du Docteur Bach aux cures de vitamines B, en passant par certaines pilules homéopathiques. Quand bien même certains de ces remèdes influent sur l’état du système nerveux et soulagent provisoirement, ils ne guérissent jamais la timidité proprement dite.

Certaines substances présentent un risque d’accoutumance ou d’effets secondaires importants. Les produits qui ont une action sur le système des émotions peuvent atténuer la joie autant que l’angoisse. A défaut d’un travail sur le plan psychologique, les symptômes risquent de réapparaître dès l’arrêt du traitement.

La pilule contre la peur des autres n’est pas encore inventée Docteur Christophe André

Pas de remède miracle, mais des béquilles utiles en début de thérapie

De là à rejeter en bloc toute forme d’approche médicamenteuse, nous aurions tort. Certains médicaments peuvent jouer un rôle très utile lorsqu’il s’agit de débloquer une situation ou d’amorcer un travail de développement de soi.

Le recours aux psychotropes n’est toutefois conseillé qu’à certaines conditions :

  1. Uniquement dans des cas d’anxiété sociale aiguë générant une souffrance ou un handicap importants. De simples accès de timidité ne justifient pas le recours aux médicaments.
  2. Uniquement sous le conseil et le suivi d’un médecin (pas sous forme d’automédication).
  3. Uniquement lorsque la cure médicamenteuse est accompagnée par un travail psychologique. Généralement pour une durée limitée.

Les familles de médicaments utilisés contre les phobies sociales

En pratique, il existe deux familles de médicaments qui peuvent s’avérer efficaces dans le traitement des phobies sociales : les bêta-bloquants ainsi que certains antidépresseurs. Les anxiolytiques (ou « tranquillisants ») sont, quant à eux, très généralement déconseillés.

Utilisés à l’origine en cardiologie, les bêta-bloquants se sont avérés efficaces pour diminuer les effets physiques de l’émotivité. Les symptômes du stress tels que l’accélération du coeur, l’augmentation de la transpiration ou la sécheresse de la bouche sont atténués par l’action des bêta-bloquants. Raison pour laquelle de nombreux musiciens, acteurs ou conférenciers consomment ce type de produits quelques heures avant leur prestation.

Utiles dans certaines situations ponctuelles (trac et stress de performance), les bêta-bloquants présentent des contre-indications importantes. Notamment pour les patients souffrant d’asthme, de diabète ou de certains troubles cardiaques. Ils doivent donc être prescrits par un médecin. Leurs effets ne portent que sur les symptômes physiques, et non sur les appréhensions psychologiques.

Certains antidépresseurs s’avèrent également efficaces contre l’anxiété chronique, en ce compris la phobie sociale. En particulier les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) peuvent amener des améliorations tant sur le plan émotionnel (moins d’anxiété ressentie) que cognitif (pensées moins obsédées par le regard des autres) et comportemental (moins d’évitement).

Les ISRS, encore une fois, doivent être prescrits par un médecin et ne sont conseillés que dans les cas d’angoisse sociale généralisée. Contrairement aux bêta-bloquants, leur traitement est un traitement de longue durée (plusieurs mois). La baisse d’anxiété provoquée par les anti-dépresseurs permet d’entamer plus facilement un travail sur le terrain psychologique. Travail indispensable afin d’éviter toute rechute lors de l’arrêt des médicaments.

Les anxiolytiques, connus sous le nom de « tranquillisants », bien que très répandus, n’ont qu’une action très limitée dans les cas de phobie sociale. Ils présentent un risque d’accoutumance. Ils n’ont pas d’influence sur le comportement relationnel. Ils sont même soupçonnés d’altérer les capacités d’apprentissage et de mémorisation. Ainsi, un phobique social sous l’action de tranquillisants ne profiterait plus de la même manière de l’effet bénéfique d’habituation lié à la multiplication des contacts sociaux. Chaque rencontre conserverait tout son potentiel angoissant.

Le recours aux anxiolytiques, dans le cas des phobiques sociaux, ne se justifie que très rarement, sur avis médical, lorsque l’anxiété sociale s’accompagne d’une anxiété généralisée.

Pour en savoir plus

ANDRÉ Christophe et LÉGERON Patrick, La peur des autres — Trac, timidité et phobie sociale, Editions Odile Jacob, Paris, (1995) 2003, pp. 207-219.

ANDRÉ Christophe, La timidité, Que sais-je ?, Presses Universitaires de France, Paris, 1997, pp. 86-90.

MACQUERON Gérard et ROY Stéphane, La timidité — Comment la surmonter, Odile Jacob, Paris, 2004, pp. 99-105.

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Commentaire(s)

  1. Je suis une jeune fille de 25 ans, j ai trop souffert de la timidité, je me suis jamais assise avec un groupe, j ai peur des regards des autres, je rougis et les paroles s échppent, je tremble………la mort est beaucoup plus mieux que les regards des autres!

    Commentaire by aya marine — 12 janvier 2015 @ 6:05

  2. Bonjour Aya Marine et merci pour votre partage qui nous touche.

    Votre timidité en arrive à un stade de souffrance inacceptable.

    Nous vous invitons à prendre rendez-vous avec un psychiatre, car vous ne pouvez pas continuer à souffrir à ce point.

    Vous allez sortir de ce trou noir que vous ressentez.

    Isabelle et Jean-Marc.

    P.S. Jacques Salomé, vous connaissez ? La lecture de ses ouvrages redonne de l’espoir.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 18 janvier 2015 @ 12:03

  3. Je suis un jeune de 23 ans j’ai jamais eu d’experience amoureuse je peux jamais prendre la parole quand on est en groupe si on me questionne je reponds brievement sinon je suis là sans parler et d’ailleurs il en a fallu pour ecrire ça. Que dois je faire est ce que peux m’en sortir. Merci d’avance.

    Commentaire by houcem fourati — 31 janvier 2015 @ 1:10

  4. bonjour jai 29ans et jai toujour ete seul jai peur daborder les autre car je ne sai pa comment faire estceque deroxat peut maider merci de votre aide

    Commentaire by yann — 8 février 2015 @ 7:14

  5. Bonjour Yann, et merci pour votre question.

    Pour toute approche médicamenteuse, nous vous invitons à consulter un médecin généraliste ou un psychiatre certifié.

    Nous vous invitons à lire les différents articles de ce site web, afin de prendre connaissance des autres moyens de soulager votre timidité.

    Bien à vous,

    Isabelle et Jean-Marc.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 13 février 2015 @ 11:47

  6. Bonjour,
    Je suis timide, cela m’empeche d’agir parfois et de faire ce que je veux, mais je ne le suis pas excessivement c’est pourquoi, je souhaiterai savoir s’il existe un médicament désinhibiteur que je pourrais prendre qui m’aidera à surmonter un peu ma timidité lorsque je dois aller vers les autres (je sais que je devrais faire le gros du travail )
    Merci de me répondre

    Commentaire by helo djeff — 1 mars 2015 @ 1:06

  7. Bonjour et merci pour votre message,
    Si votre timidité est légère, nous vous déconseillons la piste médicamenteuse.
    Elle est tentante, mais pas la meilleure solution.
    Ou alors uniquement pour des situations ponctuelles qui génèrent un stress particulier. Par exemple si vous devez faire une prestation en public où vous êtes très exposé(e) ou très angoissé(e).
    Dans tous les cas, nous vous encourageons à passer par un médecin si vous désirez adoucir les effets de votre timidité par voie médicamenteuse.
    Dans « médicamenteuse », il y a « menteuse »… nous privilégions de loin le travail sur vous, que nous évoquons sur ce site.
    Bon courage et belle vie à vous,
    Jean-Marc Hardy.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 1 mars 2015 @ 10:48

  8. Bonjour,
    Je suis atteinte d’une timidité maladive. Je ne peux pas prendre la parole en groupe et si on me questionne c l’enfer mon cœur bat la chamade, mon visage se décompose et je n’ai qu’une envie de prétexter n’importe quoi pour quitter le groupe. Je souffre de cela car je donne une piètre image de moi, et je gêne beaucoup les autres avec mon malaise très perceptible. Les gens finissent par ne plus s’intéresser a moi alors que suis une personne qui a de l’humour, aime les gens et rêve de raconter plein d’histoires hilarantes aux autres. La timidité m’empêche d’être moi même et je donne l’image d’une personne sans aucune présence, effacée. Je ne suis pas comme ça. Je ne suis moi même que dans une situation de conflit. Dans ce cas, la timidité disparaît et je suis moi même et quand la tempête passe rebonjour la timidité. Que dois je faire? Que risquerai avec la prise des médicaments? Malgré mon âge (46) elle ne veut pas partir, je crois que dans mon cas plus le temps passe plus je m’enfonce…

    Commentaire by Naima — 22 avril 2015 @ 9:18

  9. Bonjour Naima,

    Et merci pour votre partage.

    Bien souvent, la timidité s’atténue avec l’âge. Mais ce n’est pas toujours le cas, comme vous en témoignez.

    La timidité est souvent, comme vous l’exprimez, un conflit entre l’envie de rentrer en relation avec les autres, et le blocage lorsqu’il s’agit de le faire.

    Il y a mille timidités. Une piste : réfléchir à où se situe la vôtre et quelle est son origine ? A quel âge est-elle apparue ? Quelle est le registre qui vous met profondément mal à l’aise ? Votre intelligence ? Votre statut social ? Votre féminité ? Où s’enracine votre malaise ?

    Si le malêtre persiste, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un psychologue attitré. Cela peut vous aider à débloquer la situation, bien plus que les médicaments qui sont des plâtres.

    Votre message contient de la sagesse. Vous allez éclairer les obstacles et les dépasser.

    Bonne route,

    Jean-Marc Hardy.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 26 avril 2015 @ 10:38

  10. bonjour,
    la timidité est bien plus scientifique que cela, elle ne se soigne pas avec les paroles, les médicaments peuvent soulager heureusement!… mais quand on est jeune et que l’on peut le faire les sports de combats… bon nombre d’informations sont liées, qu’on le veuille ou non, à la personnalité ou à tort à l’orgueil de l’homme, mais la réponse par la violence est liée à l’émotivité, c’est normal on est touché donc il y a réponse. A bientôt.
    robert vives

    Commentaire by vives — 30 août 2015 @ 8:18

  11. Bonjour,

    J’ai 19 ans et en ce qui me concerne, je suis timide depuis l’enfance et cela se remarque beaucoup. Je parle facilement avec mes amis mais dès qu’il s’agit de parler pour un groupe de personne ou seulement deux avec qui, je ne me sens pas à l’aise, c’est une catastrophe. Je sens mon coeur s’accélérer à la simple annonce du mot « oral » puis mes mains deviennent moites et lorsque je parle, je bafouille et je n’arrive pas à sortir une phrase claire. Je me sens jugée par les autres alors qu’il me calcule sans doute pas.
    J’ai beau m’aider des divers sites ou vidéos sur la timidité mais elle reste toujours ancré en moi et je ne sais plus quoi faire.

    Commentaire by Sabrina — 9 septembre 2015 @ 1:37

  12. Bonjour Sabrina et merci pour votre témoignage.
    Il est vrai que les livres restent les livres… en pratique, acquérir confiance en soi est un chemin qui peut être long et sinueux… surtout : se jeter à l’eau et affronter les situations qui vous font peur (la fuite est un cercle vicieux).
    Vous êtes jeune. Essayez de réfléchir à ceci : Dans quels domaines et quelles situations votre timidité est-elle la plus forte ? Et ensuite, d’où vient cette timidité ? Vos parents sont-ils également timides ? Ou sévères ? Enormément de pistes que vous pouvez aussi creuser avec l’accompagnement d’un psychologue de confiance… ça aide 😉
    Bon chemin,
    Jean-Marc.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 9 septembre 2015 @ 10:00

  13. Je souffre d’une timidité et d’une phobie sociale qui m’empêchent d’évoluer dans la vie et même les amies ne s’intéressent plus à moi sous prétexte que je suis discrète. Vraiment, je souffre, j’ai 26 ans.

    Commentaire by Leila — 9 octobre 2015 @ 11:40

  14. Bonjour Leila,

    Si vous souffrez beaucoup, il peut être bénéfique de vous faire accompagner par un(e) psychologue qui vous inspire confiance.

    Nous vous envoyons beaucoup d’énergie pour faire face à vos peurs et entreprendre de les dépasser. Vous allez y parvenir. Si la difficulté est trop grande, il est souhaitable de vous faire aider.

    Bien à vous,

    Jean-Marc Hardy.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 9 octobre 2015 @ 1:07

  15. Slt, je suis une fille de 28 ans je souffre depuis l’enfance d’une phobie sociale (timidité excessive) qui m’empêche de faire des performances ou de parler à un groupe et de bien m’exprimer pourtant je crois en ma valeur mais j’ai peur du regard des autres. Alors ça m’a provoqué une dépression mais je ne veux pas prendre des anti dépresseurs

    Commentaire by meriam — 4 novembre 2015 @ 12:53

  16. Alors je voudrais savoir s’il ya une association qui lutte contre cette maladie comme un développement personnel ou autre, ou bien est-ce qu’il existe des produits naturels qui aident. Bref je ne veux pas devenir dépendante aux antidépresseurs. Svp aidez-moi et merci.

    Commentaire by meriam — 4 novembre 2015 @ 1:02

  17. @ Meriam : Vous avez raison, selon nous, d’éviter les anti-dépresseurs comme solution à votre timidité. Nous vous conseillons de vous adresser à un médecin ou à un psychologue sérieux… ils sont vraiment là pour vous aider… la souffrance de la timidité se surmonte, nous en sommes totalement convaincus… courage !

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 9 novembre 2015 @ 11:14

  18. Je suis timide. Et le plus dur à supporter c’est que je n’arrive pas à m’exprimer devant les autres. Il suffit qu’il y ait un cadre formel de discutions: réunions professionnelles, échanges d’idées, débats pour que la panique s’installe. Quand je dois prendre la parole, mes mains tremblent, ma voix tremble bref un désastre. je me bat comme je peux mais hélas je n’y arrive pas. Et quant bien même j’y arrive j’y laisse tellement d’énergie.
    je n’ai pas envie d’être un grand orateur , je m’en balance, je veux juste être normal c’est tout.
    Que dois je faire? Aidez moi s’il vous plait.

    Commentaire by kobenan erick — 14 décembre 2015 @ 4:18

  19. @ Erick : Lorsque vous prenez la parole, focalisez-vous sur le contenu de la discussion, et non pas sur l’effet que vous allez produire… qu’en pensez-vous ?

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 14 décembre 2015 @ 4:37

  20. Bonsoir, je m appelle Eddine et j’ai 31 ans. Je suis l’homme le plus timide du monde. Je souffre grave depuis l’âge de 16 ans. Je ne supporte pas les regards des gens. C’est très dur. Je suis incapable de parler à des inconnus. Les filles, impossible. Je suis très solitaire et trop sensible ! On dit toujours qu’il y a des solutions pour la timidité !! Mais personnellement, je souffre depuis 15 ans. J’ai pas pu me changer et je suis toujours le timide ! Je ne sais pas si je dois assumer et vivre avec ou bien… ? Une chose est sûre : je commence à craquer, car je suis epuisé !

    Commentaire by eddine — 23 décembre 2015 @ 9:37

  21. Bonjour Eddine. Se débarrasser de la timidité peut être un parcours long. Et très décourageant par moment. Ce que vous dites est intéressant : « Est-ce que je dois assumer ma timidité ? ». Car c’est souvent un bon point de départ, en effet, d’accepter votre émotivité. Mais accepter et assumer ne veut pas dire renoncer. Vous pouvez accepter votre état actuel comme un point de départ, même s’il est le résultat d’un chemin épuisant. Si votre timidité est très douloureuse, une aide extérieure peut être vraiment utile. Etes-vous en mesure de demander l’accompagnement d’un psychologue ?

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 26 décembre 2015 @ 3:05

  22. Bonjour,
    Je suis une jeune femme de 26 ans et je suis terriblement timide.
    Cela me bloque dans la vie.
    Je n’ai jamais eu de copain, ni même d’amis « hommes ».(ma timidité est encore plus prégnante avec les hommes)
    Cela fait quelques mois que j’ai enménagé dans une nouvelle ville pour des études à l’université et je suis incapable de me faire des amis. Les personnes me considèrent comme froide et pensent souvent que je ne les aime pas. Ce qui est faux mais mon blocage- loin d’être assumé- me pousse parfois à surjouer l’indifférence de peur d’être moquée. Il m’est souvent difficile de saluer les gens, d’engager la conversation dans un groupe ect… J’ai suivi deux psychothérapies mais malgré de nombreux efforts couronnés de succès (je suis capable d’avoir confiance en moi au téléphone ou face aux commerçants par exemple), je suis toujours térrifiée lorsqu’il s’agit de faire partie d’un groupe ( avec symptômes physiques humiliants).
    Je dois admettre que je suis facilement  » impressionable » et que les personnes avec qui j’aimerais me lier sont aussi celles qui me font le plus peur.
    J’ai honte de moi et me demande comment quelqu’un pourra un jour m’aimer « romantiquement ».
    À mon âge, cette conclusion fait mal même si j’ai conscience qu’une grande partie de mes blocages sont du fait de ma perception de moi même. Certains symptômes (acceleration cardiaque, voix qui tremble…) font qu’il est difficile de se décentrer, de sortir d’un certain egocentrisme dans la relation à l’autre.
    Bref, je n’en peux plus…
    Merci beaucoup de m’avoir lu!
    Mélanie

    Commentaire by Melanie — 25 décembre 2015 @ 3:29

  23. @ Melanie : Merci pour votre témoignage. Vous y identifiez tout de même un progrès dans certaines situations (au téléphone, face à un commerçant)… D’où ma question : Avez-vous décidé vous-même de mettre fin à la psychothérapie ? Il arrive qu’on interrompe prématurément un processus d’évolution, surtout lorsque la soupape s’ouvre et qu’elle nous fait peur. Parfois, il est nécessaire de revenir au processus entamé, à plusieurs reprises. Je parle d’expérience personnelle 😉 Est-ce vraiment vous qu’il faille accuser de votre timidité ? Il doit y avoir dans le passé proche, lointain (parfois plus lointain que vous-même) ou dans le présent, une explication, non ? Votre façon de vous exprimer est structurée, sensible et respectable… il n’y a pas de raison pour que vous-même ou les autres ne vous respectent pas comme un humain avec autant de valeur qu’un autre.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 26 décembre 2015 @ 3:16

  24. Merci pour ta réponse et votre soutien ! Seulement, comme j’ai déjà dit, je vis avec ma timidité depuis 15 ans. J’ai déjà consulté un psyc pendant 5 ans. Il m’a donné un traitement (avlocardil-anafranil 25mg), mais je peux vous dire que absolument rien n’a changé ! C’est plus fort que moi cette timidité !!! C’est pour cela que je me suis dit que je vais l’accepter et vivre avec même si c’est dur. Vraiment, ma seule caresse, c’est ma sensibilité. Je la considère comme une qualité, une force, car c’est rare de trouver des personnes qui vous aiment comme tu es, même avec ta timidité ! Où est le problème ? Je suis timide, mais j’ai un coeur !

    Commentaire by eddine — 28 décembre 2015 @ 9:28

  25. @ Eddine : Ce que vous dites est très beau, très vrai et très courageux. Bien sûr que votre sensibilité est une qualité. Particulièrement dans un monde matériel. L’acceptation de votre hyper-sensibilité fait partie de votre chemin, et je pense que vous avez raison de passer par là. Un jour sans doute, en tout cas je vous le souhaite, vous aurez gardé votre sensibilité, mais votre souffrance aura diminué.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 30 décembre 2015 @ 11:02

  26. Merci mille fois, Jean-Marc Hardy. Tu sais, c’est cela qui nous manque. Ce qui nous touche, ce qui nous donne de la force, c’est bien l’attention des gens, l’affection, un peu d’amour et des expressions sincères. Et tout cela, on ne peut le trouver que chez les gens qui ont du coeur ! Encore merci ! EDDINE.

    Commentaire by eddine — 4 janvier 2016 @ 6:55

  27. Merci beaucoup Jean Marc pour votre soutien et votre empathie!
    J’ai en effet decidé seule d’interrompre ma première thérapie.
    Pour des motifs financiers notamment.
    La seconde thérapie était une thérapie moyen terme car proposée par l’université.
    J’ai conscience que ma timidité n’est pas de mon fait et j’ajoute, qu’il n’y a absolument rien de honteux à en être « victime ».
    Seulement, j’ai grandi dans un environnement oú exposer sa vulnérabilité était jugé comme un signe de faiblesse et par là même, non digne d’interêt. Vous comprendrez que mes expériences personnelles et relationnelles ont été relativement difficiles : avec mes parents (rabaissements constants), mes camarades de classe ( j’ai été durant de nombreuses années le bouc émissaire) et enfin mes professeurs (ils m’ont souvent prise pour une autiste)
    Depuis, je me suis forgée cette « carapace » qui pour bon nombre n’est que mépris.
    L’ironie de cette « stratégie d’adaptation » ( non volontaire) est qu’il me serait sûrement plus « profitable » dans ma relation aux autres de me montrer telle que je suis, c’est à dire timide et vulnérable…
    Bref je souhaite sincérement à tous ceux qui souffrent comme moi, de s’en sortir et d’enfin devenir ce que nous sommes.
    Merci encore de m’avoir lu!
    Mélanie

    Commentaire by Melanie — 14 janvier 2016 @ 11:18

  28. @ Mélanie : Je vous souhaite bonne chance dans la vie pour la suite, et à vous lire, je n’ai aucun doute que vous vous dirigiez vers un mieux. Les timides sont extrêmement vivants et heureux lorsqu’ils s’en sortent. Libérez quelqu’un de ses chaînes et il dansera et chantera. Bonne journée. Jean-Marc.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 15 janvier 2016 @ 10:15

  29. Salut, je m’appelle Henri. J’ai 18 ans et voilà mon problème : j’aime chanter, mais la timidité m’empêche d’aller plus loin, je tremble partout et c’est tellement grave, SVP aidez-moi !

    Commentaire by Henri — 28 février 2016 @ 7:31

  30. @ Henri : C’est un fameux défi que de chanter en public. Même les professionnels en restent parfois terrorisés. Pourtant, quel beau projet. Je me retrouve dans ce que vous dites, car parfois dans la même situation que vous. Si vous devez effectuer une performance musicale, de manière ponctuelle, peut-être que de manière exceptionnelle et sous avis médical, vous pouvez vous faire aider par un médicament qui diminue les effets du trac. Mais la vraie solution reste l’habitude : vous habituer progressivement à vous exposer (d’abord devant des proches ou un tout petit public) et, surtout, vous entraîner énormément à chanter, car l’entraînement solidifie. Voilà un humble avis.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 29 février 2016 @ 7:06

  31. Bonjour,
    Je souhaite savoir s’il existe un autre bétabloquant que le propranolol contre le stress et le trac.
    Meltem.

    Commentaire by Meltem — 20 avril 2016 @ 12:22

  32. @ Meltem : Merci pour votre question. Nous vous recommandons vivement de vous adresser à votre médecin généraliste. Bien à vous.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 20 avril 2016 @ 9:44

  33. Bonjour,
    Cette timidité est pour moi handicapante et elle m’épuise depuis mes 14 / 15 ans. J’hésite à aller voir un spécialiste. Je m’inquiète pour ma future vie professionnelle. Mon médecin m’a conseillé la sophrologie, cela réduit mon anxiété, mais mon aisance avec les autres est toujours difficile.

    @Henri j’adore chanter aussi… Je n’y arrive pas, il n’y a rien qui sort de ma bouche, je suis complétement bloquée.

    À bientôt, courage à tous.

    Commentaire by AM — 14 mai 2016 @ 7:51

  34. @ Anaïs : Chantez votre rage ou votre sensibilité… chantez-la, pour commencer, aux plantes qui écoutent, aux murs de la douche, qui ne vous critiquent pas… chantez, surtout, transpercez le silence de la peur. Enfin, c’est ce que je vous souhaite.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 18 mai 2016 @ 12:13

  35. Bonjour,

    Je suis très timide. J’ai réalisé que ma timidité m’a fait perdre beaucoup d’opportunités de carrière, d’amitié et de loisirs.
    Depuis mon tendre enfance, j’avais peur de parler.
    Mes parents m’ont conçus en dernier lieu: je suis 10e enfant.
    Enfant, aussi loin que je me souvienne, je ne prenais pas la parole, j’écoutais.
    De plus, tout le monde semblait plus intelligent, plus expérimenté que moi.
    Petite Béa que j’étais, je suivais les consignes des autres. Le règlement, souvent rigide m’était imposé par tout le monde. Je n’avais rien à dire. Ça ne me dérangeait pas outre mesure à cette époque.

    Mon père est décédé qd j’avais 6 ans suite à une guerre civile. Il est parti travailler et n’est pas revenu. J’ai appris qu’il a été tué par des rebelles qui lui ont coupé la tête à l’aide d’une machette. Cela m’a terrorisée. J’aimais mon papa: son odeur, ses poils sur les jambes et son tout. Il avait un bon caractère: dynamique, doux, jeune d’esprit, propre et généreux.

    Son décès était tellement horrible que nous n’en parlions pas. L’évitement total.

    Ma mère était une femme responsable, ambitieuse et digne. Seulement, elle était rigide, anxieuse et se plaignait souvent. Sûrement que perdre son cher mari a altéré son tempérament. Elle avait besoin d’affection et de sécurité, je crois.
    Elle voulait que je reste à ses côtés. Je l’accompagnais partout. De toutes façons, je n’avais pas d’enfants avec qui jouer. J’avais des poupées en fruits de bananes que je traînais partout.

    Août 1972, il est venue le temps d’aller à l’école. Ma mère ne le voulait pas. Elle ne voulait pas rester seule. Elle m’a négociée pour que je reste à la maison.
    J’étais partagée car je l’aimais mais je voulais ressembler à mes gdes soeurs qui étaient à l’école secondaire. Quitter la campagne, être bien habillée, sentir bon comme elles… devenir une fille moderne. Ma mère n’a pas eu de réponse suite à la négociation de me garder à la maison.

    En 1972, ma sœur était directrice de l’école primaire. Voyant que ma mère voulait me garder à la maison, elle a vite sauvé ma situation. Elle m’a emmenée vivre avec elle tout près de l’école, et ainsi être sûre de ne pas être retenue par ma mère.
    J’étais logée et nourrie par ma soeur. On allait voir ma mère le samedi. C’était assez loin et le chemin était montagneux. Descente, montée, vallée…

    Ma soeur me protégeait de la faim et de la soif. En fait, j’étais choyée sur ce plan.
    Cependant, il me manquait ce dont un enfant a besoin pour s’épanouir. Ma directrice et soeur était trop sévère, elle voulait que je sois parfaite! Je vivais dans la peur totale.
    Entre elle et moi, il n’y avait pas de communication, pas d’affection, pas de sourire.
    Punitions corporelles et regards sévères pour tout et rien. J’étais tout le temps terrifiée par elle. Je gardais le silence, je me cachais quand elle arrivait. Pendant 4 ans.

    Je crois que la timidité et la peur se sont installées dans ma vie assez jeune, et dans plusieurs domaines. Peur de l’autorité, peur de ne pas être à la hauteur, peur de m’exprimer, et plus tard peur des garçons, peur de tout et de tout le monde en fait.
    En classe, l’examen oral me terrifiait. Le défi mal géré: parler devant les gens. Ma voix tremblait. J’étais terrifiée quand les élèves se taisaient pour m’écouter. Pourtant j’étais intelligente. En fait, j’ai souvent été meilleure ou parmi les meilleures de la classe, et j’avais et j’ai encore un côté artiste et un sens de l’humour minés par la timidité.

    Aujourd’hui j’ai 50 ans et je souffre encore de timidité. C’est un grand handicap pour moi. Je suis tellement timide que j’évite toutes les occasions de prendre la parole en groupe. J’ai de bonnes idées mais je ne sais pas les exprimer. J’ai peur des critiques. J’ai autant peur de l’échec, que je veux réussir. Paradoxe.

    Récemment, en faisant un bilan de ma petite vie, j’ai pris conscience que malgré mon intelligence, ma bonne mémoire, ma formation universitaire, ma bonne volonté…, je me suis toujours heurtée à un gros mur qui m’a bloqué l’accès à l’avancement. J’ai rarement pris de grandes décisions sans consulter les gens, j’ai échoué de petits et de grands projets. Cela me fait très mal. Ça me donne un sentiment d’incapacité.

    Je garde un certain espoir car j’ai quand même quelques réalisations dont je suis fière et j’ai encore certains atouts: santé, intelligence, tendresse, gentillesse, volonté.

    Je veux vraiment être libérée de ma timidité, vivre une vie prospère et épanouie.

    Cher lecteur, chère lectrice, pouvez-vous me donner quelques suggestions?

    Merci infiniment.

    Béatrice

    Commentaire by Béatrice — 20 octobre 2016 @ 8:36

  36. @ Béatrice : Quel beau message dont vous nous faites don ici. Vous exprimez magnifiquement bien tant l’histoire dans laquelle s’enracine votre timidité que les registres de votre vie qu’elle a affectés. Beaucoup de positif en vous, tout de même. Et une grande capacité à vous exprimer. C’est pourquoi, je garde beaucoup d’espoir pour vous. La maturité d’un timide est parfois le meilleur âge 😉 Une question : de quelles réalisations vous sentez-vous fière ? Et quels sont les domaines dans lesquels vous désirez aujourd’hui vous accomplir ? Merci encore pour votre partage.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 20 octobre 2016 @ 9:19

  37. Bonjour,

    Ils disent toujours qu’il « existe des traitements pour soigner la phobie sociale » mais je n’ai jamais réussi à trouver un ancien phobique social… Peut-être qu’aucun phobique social n’a été guéri de ces problèmes.

    Cordialement

    Commentaire by Phobique-sociale-21ans — 12 novembre 2016 @ 5:53

  38. Bonjour. Pour être honnête avec vous, notre expérience concerne surtout la timidité « classique », parfois aiguë, mais pas véritablement la phobie sociale. Les psychiatres semblent dire que cette dernière se guérit ou, au moins, s’atténue fortement avec certains traitements (pas forcément médicamenteux). Cependant, nous n’avons pas de témoignage direct. Nous invitons aux témoignages sur ce site.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 13 novembre 2016 @ 6:03

  39. J’ai 33 ans, j’étais très timide de 15 ans à 26 ans, mais après des séances de module de communication, dans lesquelles nous avons appliqué le jeu de rôle devant le groupe, je suis devenu un autre individu, et c’est là que je me suis senti très à l’aise et j’ai aperçu que la vie était belle;
    Cependant après une période de 8 ans presque stable, j’ai eu une rechute, elle commence principalement par deux facteurs :
    Dès le moment où j’ai une situation de phobie devant les autres, je mémorise ces gens et j’ai du mal à m’exprimer devant eux; et cette situation s’accentue dans mon imagination jour après jour, elle me gêne donc beaucoup dans mon activité de travail qui demande beaucoup de communication devant les autres.
    Lorsqu’on est dans une réunion de travail ou d’amis, je discute très bien et même parfois mieux que les autres, néanmoins quand ils officialisent les choses davantage et demandent à chacun de parler un par un, c’est là que je commence à me concentrer sur moi-même et j’ai peur de la peur et de ses symptômes, arrivant ainsi à une situation de panique.
    Cela fait actuellement 10 mois que j’avais cette rechute et je suis en train de la vaincre, en demandant l’aide de ALLAH puis de spécialistes comme vous via le Net, malheureusement j’ai évoqué la mort mille fois de Dieu !!!! Et j’imagine toujours qu’être mort vaut mieux que d’avoir des situations pareilles, surtout quand j’entends les gens dire que les médicaments ne font rien et ne peuvent qu’aggraver la situation.
    Je pleure beaucoup !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je n’arrive pas à surmonter cette difficulté !!!!!!!!!!!!!! Aidez-moi !!!!!!!!!

    Commentaire by soni — 23 novembre 2016 @ 11:12

  40. @ Soni : Merci pour votre témoignage très précis. Oui, c’est vrai, c’est ainsi que nous fonctionnons : nous retrouver dans des lieux ou devant des gens envers qui nous avons été intimidés peut faire renaître l’angoisse. La rechute fait partie de tous les processus de « désintoxication ». Si vous avez vécu 8 ans sereinement, vous avez toutes les chances de retrouver cette sérénité. Tout se joue dans notre tête, et non dans celle des autres. Ainsi, probablement, vous vous jugez extrêmement sévèrement dans les réunions de travail. Pourquoi vous mettre une telle pression ? Est-ce si grave si vous cherchez vos mots ou manquez, un moment donné, d’assurance ? Facile à dire de ma part, bien sûr, mais je vous invite à vous juger moins sévèrement. Les techniques de respiration et de concentration peuvent aussi vous aider à vous « reprendre » lors d’un moment de stress, comme les quelques secondes avant de prendre la parole dans une réunion plus « formelle » que vous évoquez. Je ne suis pas psychologue de formation, prenez mon avis comme un simple partage.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 23 novembre 2016 @ 4:14

  41. Bonjour tout le monde, et merci bien Mr. Jean-Marc Hardy pour votre aide.
    La chose la plus importante à dire pour tous les gens qui ont subi des troubles psychiques (phobie, panique…) est qu’un jour, tôt ou tard, vous aurez votre récompense de bienfaits puisque la vie est comme ça – rien ne se perd. Toutes les sensations qui sont plus que la mort, que nous avons vécues et que nous vivons toujours (les phobies), elles ne seront jamais perdues – tout se transforme. Il viendra un jour où nous obtiendrons nos médailles.
    A CONDITION que nous acceptions notre situation telle qu’elle est, en s’armant de la patience (bien sûr, après avoir frappé à toutes les portes possibles).

    Commentaire by soni — 24 novembre 2016 @ 8:38

  42. Bonjour Soni, et merci de revenir partager. Une petite réflexion avec un clin d’oeil : c’est peut-être le jour où nous ne chercherons plus à obtenir de médailles, justement, que l’apaisement viendra 😉 A qui voulons-nous plaire ? Un parent sévère qui nous a mis la pression ? Un parent indifférent dont nous voulons atteindre l’admiration ? Où notre narcissisme a-t-il été atteint ? Quel est ce besoin de reconnaissance tel qu’il nous fait souffrir et paniquer ? Telle est aussi la question 😉 Et elle peut prendre du temps à être explorée.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 27 novembre 2016 @ 9:00

  43. Bonjour, voilà j’ai 19 ans et depuis toute jeune, je suis timide mais je ne l’étais pas trop au départ. Par exemple, au collège je n’allais pas vers les autres, mais quand ils venaient à moi, je leur parlais normalement sans aucune crainte, pareil au lycée sauf lors d’un oral par exemple où je bafouillais, j’avais les mains moites au départ, mais ça s’en allait au fur et à mesure du temps de parole, on me disait souvent que je parle doucement mais ça ne me dérangeait pas plus que ça.

    Cependant depuis quelques mois, ma timidité s’est gravement empirée à chaque fois je monte dans le métro ou un lieu avec beaucoup de monde, j’ai des bouffées de chaleur, je deviens toute rouge surtout si quelqu’un me regarde, alors qu’avant j’avais beau être serrée contre tout le monde, j’étais normale, ça ne me dérangeait pas du tout, si quelqu’un me fixait je le fixais en retour, mais maintenant je n’arrive plus à croiser les regards des gens (fille ou garçon, mais surtout les garçons), si quelqu’un me regarde ou s’approche de moi ou si par accident je croise le regard de quelqu’un, j’ai le cou qui tremble, j’ai de la sueur et deviens toute rouge, je ne comprend pas ce qui m’arrive (à cela s’ajoute mon stress dû à mes cours). Mais parfois (très rarement) je n’ai pas ces symptômes.

    J’aimerais vraiment redevenir comme avant, car c’est vraiment un frein social qui m’empêche d’être moi-même et de faire les choses que je veux.
    Je pense aussi que ma timidité qui n’était plus très présente s’est peut être développée en quelque chose d’autre et ce qui m’étonne c’est le fait que ça soit si soudain.

    Commentaire by Jkookie — 12 janvier 2017 @ 11:14

  44. @Jkookie : Vous décrivez très bien la façon dont votre timidité, légère au départ, s’est accentuée ces derniers temps, prenant les contours d’une certaine phobie sociale lorsque vous vous retrouvez dans les transports publics. Vous dites que c’est soudain. Un événement a-t-il déclenché ces angoisses ? Qu’est-ce qui a changé dans votre vie ? L’âge de rencontre qu’on attend de vous avec un garçon ? Je ne vous demande pas d’étaler votre vie ici, mais ce sont juste des réflexions.

    Commentaire by Jean-Marc Hardy — 15 janvier 2017 @ 1:30

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