Personne n’est condamné à la timidité à vie. Autant mes coachings que la science le démontrent. Si vous pensez que vaincre la timidité est impossible pour vous, regardez donc cette vidéo !
Je ne connais personne qui est arrivé sur cette planète avec un gros doigt pointé sur lui ou sur elle qui dirait : « Toi, tu vas rester timide jusqu’à la fin de tes jours ! »
Personne n’est condamné à être timide à vie !
Nous ne sommes pas timides de naissance. J’en ai déjà fait une vidéo précédemment à propos de l’origine de la timidité, d’où vient la timidité. La plupart du temps, on sait que notre timidité s’installe dans l’enfance, parfois dans l’adolescence. Nos parents ne sont pas responsables de notre timidité, même s’il est clair que certains contextes éducatifs sont plus susceptibles que d’autres de générer de la timidité chez un enfant. Mais quelle que soit l’éducation que nous avons reçue, à partir du moment où nous prenons conscience de notre timidité, c’est à nous que revient la responsabilité de choisir de rester timide ou de nous prendre en main et de devenir une personne beaucoup plus confiante socialement parlant. C’est notre responsabilité, peut-être même le but de notre vie, de devenir la personne que nous avons envie d’être. Alors, bien sûr, ça peut faire peur.
Ne confondez pas timidité et intimidation !
Je vous ai déjà parlé de la différence entre la timidité et l’intimidation. L’intimidation, c’est l’émotion, c’est la peur, l’appréhension que nous ressentons à l’idée de faire ou de dire quelque chose devant les autres. La timidité, c’est différent. La timidité, c’est une réaction que nous avons face à l’intimidation. Si je suis intimidé et que, par peur, je décide de ne pas partager mon opinion, de ne pas exprimer mes sentiments, me faire tout petit, rester dans mon coin, ne pas dire des choses que je pense, dire des choses que je ne pense pas, vous voyez tout cela, et bien là, je me comporte de manière timide, en effet. Mais si je dis ce que j’ai à dire et que je fais ce que j’ai à faire même quand je tremble, là je ne suis plus timide, je suis courageux. Je ne suis plus timide parce que, malgré mon intimidation, j’y vais, j’agis.
Cessez de vous coller une étiquette !
Plutôt que de dire « je suis timide » de manière implacable, c’est beaucoup plus juste de dire quelque chose de plus nuancé. Par exemple : « Quand je suis face à des gens, je ressens des peurs et cela m’amène à me comporter de manière timide dans de nombreuses situations ». OK, ça c’est plus juste. Ou bien : « J’ai l’impression de m’être comporté de manière timide depuis mon plus jeune âge. Jusqu’à présent, je me suis comporté de manière timide. » C’est très important de faire cette distinction. Si vous dites « Je suis timide », vous gravez les choses dans le marbre. Si vous dites « Jusqu’à présent, j’ai été timide », vous ouvrez la porte au changement.
Alors, bien sûr, je comprends parfaitement que si vous avez adopté un schéma timide depuis longtemps, vous ayez l’impression que la timidité fait partie de votre nature. Mais, en réalité, c’est inexact. A tout moment, vous avez la possibilité de retourner la situation.
De nombreuses études scientifiques et mon expérience personnelle… ça fait quand même une vingtaine d’années que j’accompagne les timides… de nombreuses études scientifiques et mon expérience personnelle démontrent que la timidité n’a rien d’immuable. Tous les jours, j’assiste à la métamorphose d’hommes et de femmes qui laissent la timidité progressivement derrière eux. Si ce n’était pas le cas, j’aurais arrêté mes coachings depuis longtemps. Alors c’est sûr, on ne passe pas du noir au blanc d’un coup de baguette magique, mais en quelques mois, une personne peut passer de très timide à beaucoup plus confiante. Quant à la science, elle démontre que la timidité se guérit.
La science prouve que même la phobie sociale se guérit !
[Point science] De nombreuses études scientifiques démontrent aujourd’hui que la timidité se guérit y compris dans sa version la plus sévère qui est la phobie sociale. Quatre chercheurs du département de psychologie clinique de l’université d’Amsterdam ont mené une analyse très complète portant sur plus de 100 études à propos de l’anxiété sociale. Leur conclusion est que les thérapies de type cognitif et comportemental sont efficaces pour plus de 7 patients sur 10. Mais il semble qu’en combinant plusieurs approches thérapeutiques (TCC, coaching, hypnose, EFT, méditation, respiration), on atteigne des taux de succès de plus de 90 %.
Comme vous le voyez, même la phobie sociale, qui est la version la plus aiguë de la timidité, peut se traiter très efficacement. La timidité n’est en aucun cas une condamnation à perpétuité. J’aimerais que vous entendiez bien ce que je viens de dire : la timidité n’est en aucun cas une condamnation à perpétuité !
Dans le désespoir, nous ne voyons pas la porte de sortie
Pourtant, malgré toutes ces preuves scientifiques que la timidité se guérit, de nombreux timides restent convaincus que changer est impossible. J’avais posé la question dans un groupe Facebook dédié au timides, il y a quelques années. J’avais demandé : « Est-ce que vous pensez que vous allez rester timides toute votre vie ? » Et plus de la moitié des gens m’avaient répondu « oui ». Donc, je me rends bien compte que quand nous sommes perdus dans ce labyrinthe de la timidité, nous n’imaginons même pas qu’il existe une porte de sortie. C’était le cas de Cédric, un chef cuisinier que j’ai eu l’occasion d’accompagner et qui, malgré tous les compliments qu’il recevait régulièrement, gardait une très basse estime de lui et avait beaucoup de difficultés à trouver sa sérénité.
[Portrait] Cédric travaille au ralenti. Cédric est un cuisinier hors pair. Il est très créatif et rempli de talent. Mais Cédric est aussi un grand timide et, lorsque des clients pénètrent dans son restaurant, sa respiration s’emballe. Cédric a tellement envie de bien faire qu’il se met à travailler au ralenti. Son esprit s’enraye. Il met 2 minutes pour prendre le sel et reste figé entre chacune de ses actions. Cédric s’en veut et se dévalorise parce qu’il a l’impression d’être beaucoup trop lent pour un professionnel. Et c’est vrai qu’il manque de rythme, mais pas parce qu’il est fondamentalement lent. La réalité, c’est que Cédric est paralysé par son perfectionnisme et terrassé par la peur du jugement.
Cédric n’a aucun problème moteur. La lenteur est, en fait, dans sa tête. Alors, je lui propose un challenge. Comme on proposerait un challenge à un sportif. Je lui dis : « La prochaine fois que vous allez faire un de vos plats récurrents de votre menu, vous allez mesurer votre lenteur. Vous allez prendre un chronomètre et vous noterez les minutes et les secondes, le temps que vous avez mis pour réaliser ce plat. Je ne vous demande pas de calculer les millièmes de secondes 🙂 Lors de la séance de coaching prochaine, nous verrons s’il est possible de vous améliorer. Je sais que vous m’avez dit que votre lenteur est un défaut qui fait partie de votre ADN, impossible à changer, mais on ne sait jamais, on peut toujours tenter l’expérience. »
Cédric joue le jeu. Il mesure son temps. Effectivement, il est très lent. Alors nous analysons ensemble les raisons de sa lenteur et Cédric me donne trois raisons. « Premièrement, je suis lent, dit-il, parce que je suis désorganisé. Je n’ai pas de méthode. Je ne sais pas par quoi commencer et j’hésite beaucoup entre chaque action. Deuxièmement, je suis lent parce que je suis très perfectionniste. Troisièmement, je suis lent parce que je sais que je suis lent et ça me bloque ! »
Je lui réponds que « Là, c’est un peu le serpent qui se mange la queue ! ».
Alors je dis à Cédric : « Maintenant que vous avez analysé très clairement les raisons pour lesquelles vous êtes lent à vos yeux, est-ce que vous pourriez trouver l’une ou l’autre solution qui vous permettrait d’être un petit peu moins lent, donc un petit peu plus rapide ? » Cédric réfléchit et répond : « C’est vrai qu’en discutant avec vous, je me rends compte que je suis assez désorganisé. Je pourrais peut-être par exemple rassembler mes ingrédients et les les ranger de manière un petit peu plus logique dans ma cuisine. Je pourrais aussi faire des checklists avec toutes les étapes par lesquelles je dois passer pour faire chacun de mes plats. »
OK super, je demande donc à Cédric de ficeler sa stratégie et de s’y tenir de manière à ne plus avoir à réfléchir. Cédric joue le jeu. Il chronomètre à nouveau sa performance et les résultats sont époustouflants ! Cédric a réussi à faire son plat (le même plat) pratiquement trois fois plus vite.
Cédric a changé ce qui lui paraissait impossible 10 jours plus tôt
Alors, je m’assois, je le regarde dans les yeux et je conclus avec lui : « Est-ce que vous vous souvenez qu’il y a à peine 10 jours, vous m’avez dit que la lenteur était un de vos défauts impossibles à changer ? Et là, après une séance de réflexion, voilà que vous améliorez votre performance de manière considérable. Vous faites x 3 ! Alors je me demande : si vous avez été capable de changer quelque chose que vous pensiez impossible à changer, la lenteur, est-ce que vous ne seriez pas capable de changer autre chose que vous pensez impossible à corriger jusqu’ici ? Votre timidité, par exemple ?
J’aime beaucoup cette histoire parce qu’elle démontre que nos croyances sur ce que nous pensons impossible de changer sont assez fragiles à l’analyse. C’est ce qu’on appelle « l’incompétence acquise ». Nous avons dans la tête la certitude d’être incapable dans un domaine ou dans un autre, et cela nous donne l’excuse de ne pas changer… de ne pas même essayer. Nous construire des excuses, c’est quelque chose qui horripile tout particulièrement le Professeur Confiance.
[Professeur confiance] Étant entendu que C = A/ P comme nous l’avons vu dans la leçon précédente, nous pouvons en déduire très logiquement que A = C x P. Nos actions sont le fruit de la confiance comme coefficient de nos pensées. Ce qui revient à dire que, plus nous avons des pensées confiantes, plus nous aurons tendance à passer à l’action. C’est pourquoi il est primordial de croire en vous. C’est votre devoir, parbleu ! Si vous ne croyez pas en vous-même, qui donc le fera à votre place ? »
Il est très barbu, il est très barbant, on est d’accord, mais sa logique est assez implacable, avouez ! Alors, si vous êtes encore avec moi, je vous propose un challenge. Je vous propose de prendre une feuille de papier et de lister tous vos défauts, toutes les faiblesses que vous vous attribuez. Vous faites un tableau en deux colonnes et, à droite de ce tableau, vous allez retranscrire tous les défauts que vous pensez possible d’améliorer, de corriger. A gauche du tableau, vous allez noter tous les défauts que vous pensez faire partie de votre nature immuable, et donc impossible à changer. Ensuite, ne faites plus rien ! Laissez reposer ce tableau et allez dormir. Passez une nuit, laissez laissez travailler votre inconscient. Peut-être une suggestion serait, quand vous irez vous coucher, de poser une question à votre inconscient. Demandez-lui : « Est-ce que je suis sûr à 100 % que ce que je pense impossible l’est réellement ? N’y aurait-il pas moyen de voir les choses autrement ? »
La lumière peut passer dans une fissure
Peut-être verrez-vous apparaître, à un moment ou à un autre, une fissure dans ce que vous pensiez impensable. Je vous propose aussi de vous imprégner d’un mantra que j’aime partager dans mes voyages. C’est le suivant : « Je m’engage à m’ouvrir à la possibilité du changement. »
Merci pour votre attention. N’hésitez pas à me faire part de tous vos commentaires. Abonnez-vous, si vous désirez recevoir d’autres vidéos sur la timidité, la confiance en soi. Si vous êtes partant pour un coaching, je vous ai mis les coordonnées dans la description. Et j’aimerais terminer cette vidéo par une citation de Saint-Exupéry :
« L’impossible recule toujours lorsqu’on marche vers lui »

Le kit de survie du timide





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