Pour vaincre durablement la timidité, vous devez intégrer 3 ingrédients. Vous allez devoir les réunir tous les trois… car c’est là que le changement va opérer, comme une alchimie !
Dans vos tentatives de vaincre votre timidité, parfois, vous pouvez vous décourager, car vous avez essayé des solutions comme le théâtre, la méditation, l’autosuggestion ou d’autres activités qu’on vous a conseillées, mais qui n’ont pas fonctionné ! Pour cette raison, je vais d’abord vous donner quelques exemples de solutions incomplètes… histoire de vous faire gagner du temps et de vous éviter des déceptions.
Ensuite, je vous parlerai de ce cocktail composé de 3 ingrédients. En sachant que je n’ai rien inventé : je m’appuie sur les thérapies cognitives et comportementales, ainsi que sur les techniques de coaching de dernière génération.
Et à la fin de l’article, je vous inviterai à vous poser une série de questions, qui vont vous aider à doser les 3 ingrédients. Vous serez capable de personnaliser votre cocktail : un peu comme si vous prépariez un mojito et que certains choisissaient d’y mettre un peu plus de menthe, un peu plus de citron ou un peu plus de rhum.
Certaines solutions contre la timidité sont incomplètes… et donc décourageantes !
Certains d’entre vous ont peut-être le sentiment d’avoir donné beaucoup d’énergie et de rester à la case départ. Un peu comme si, chaque fois que vous essayez d’avancer, il y a dans votre dos un élastique qui vous tire en arrière. Un peu comme dans un cauchemar où vous essayez de courir de vous enfuir, mais vos jambes patinent dans le vide, vous faites du sur-place. Si vous avez ce sentiment, si vous avez cette impression d’avoir déjà tenté pas mal de choses pour vous en sortir mais que vous retrouvez toujours aussi timide, alors c’est que très probablement les solutions que vous avez essayées sont incomplètes.
Vous avez certainement déjà entendu dire que le théâtre est une activité conseillée pour les personnes timides. Et, en effet, faire du théâtre ou vous inscrire dans un club d’improvisation, par exemple, va vous apporter énormément de bénéfices. Lorsque vous faites du théâtre, vous exercez votre expression verbale et non verbale. Vous apprenez aussi à prendre votre place dans l’espace, ce qui pour un timide qui, la plupart du temps, a tendance à parler entre ses dents et se recroqueviller, est quelque chose d’extrêmement utile. Faire du théâtre, c’est aussi vous habituer au regard de l’autre parce que, même si vous ne faites pas un spectacle à proprement parler, vous allez au minimum vous exposer au regard de votre professeur et des autres élèves, et s’exposer au regard des autres est vraiment un exercice excellent pour une personne timide. En faisant du théâtre, vous apprenez aussi à jouer un autre personnage. Vous allez faire comme si vous étiez quelqu’un d’autre, par exemple comme si vous étiez quelqu’un de confiant, et ça c’est très intéressant parce que vous allez vite vous rendre compte qu’entre faire « comme si » et le faire dans la vie réelle, eh bien, il n’y a qu’un pas !
Ces professionnels de la scène qui restent si timides !
Donc, le théâtre effectivement c’est très utile pour une personne timide, mais ça ne va pas vous garantir d’éliminer en profondeur votre timidité. Et la preuve de ce que je vous dis, c’est que de nombreux acteurs professionnels nous ont déjà confié leur grande timidité. Je pense notamment au cas de Thomas Wiesel, qui est un humoriste professionnel connu en suisse. Thomas Wiesel, c’est quelqu’un qui remplit des salles de spectacle et qui fait son one-man-show avec brio. Mais dans la vie normale, dans la vie réelle, c’est quelqu’un d’extrêmement timide, qui a super peur, par exemple, de demander son chemin en rue ! Et, donc, tant qu’il est sous les projecteurs, tant qu’il fait son show en tant que professionnel rodé, tout va bien. Mais dès qu’il sort de sa loge et que des gens viennent, par exemple, l’aborder pour lui parler, lui toucher quelques mots ou demander de faire un selfie avec lui, Thomas Wiesel est littéralement terrorisé. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a accepté de se confier à la télévision suisse pour s’excuser en quelque sorte de sa froideur envers les gens qui l’accostent après ses spectacles. Thomas Wiesel se mettait à la place des gens et il s’est dit que ça ne doit pas être évident pour eux de réaliser que cette personne froide comme un glaçon qui est là devant eux, c’est en fait la même personne que celle qui les faisait rire chaleureusement sur scène quelques instants auparavant. Et donc, effectivement, Thomas Wiesel n’est pas la même personne sur scène que dans la vie réelle ! Mais ce n’est pas le seul acteur professionnel à ressentir ce type de stress.
Si vous prenez, par exemple, un autre acteur humoriste connu : Benoît Poelvoorde. Benoît Poelvoorde nous explique que la raison pour laquelle il adore ce métier d’acteur, c’est que ça lui permet de jouer toute une série de personnages autres que lui-même, sous entendant par là qu’il n’est pas à l’aise avec lui même, avec sa propre personne. Jacques Brel, paraît-il, était angoissé au point de vomir avant chacun de ses concerts. Donc vous voyez que le fait de faire de la scène n’a pas empêché toutes ces personnes de se sentir extrêmement vulnérables et extrêmement timides. En conclusion, le théâtre apporte beaucoup de bénéfices à une personne timide mais n’est absolument pas la garantie que vous allez supprimer votre timidité, car avec le théâtre, vous ne faites pas un travail psychologique à proprement parler, notamment sur les questions liées à l’image de soi.
Une autre activité qu’on conseille souvent aux personnes timides, c’est la méditation. La méditation, la sophrologie, le yoga, les arts martiaux également, sont des activités intéressantes parce qu’elles vont vous permettre de développer votre calme, votre sérénité, votre ancrage, votre self-contrôle. La méditation va accentuer vos pensées positives. Elle va vous permettre de vous calmer plus facilement. Les techniques de respiration vont vous permettre de vous sentir plus solide, notamment quand vous êtes bousculé par vos émotions. Les arts martiaux sont intéressants aussi parce qu’ils vont vous donner confiance dans vos mouvements, votre force intérieure. Donc toutes ces activités constituent un terreau intéressant pour développer la confiance en soi, mais en tant que telles, elles ne vont pas vous garantir d’éliminer votre timidité parce que, comme pour le théâtre, ce sont des activités qui vont vous apporter un « plus », mais qui ne constituent pas un travail psychologique à proprement parler.
La psychanalyse peut s’avérer inefficace
Même la psychanalyse ou les psychothérapies classiques, uniquement introspectives, ne vont pas vous permettre de vous débarrasser totalement de la timidité. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Christophe André, psychiatre et auteur de nombreux ouvrages sur la timidité et le manque de confiance en soi. Mais mon expérience personnelle le démontre : ça m’est arrivé souvent d’accueillir en coaching des personnes qui ont fait parfois 20 ou 25 ans de psychothérapie et qui viennent chez moi avec un grand manque de confiance en soi. « Et comment avez-vous vécu la relation avec votre mère ? » Entendez-moi bien, je ne suis pas en train de cracher sur les psychothérapies classiques. Elles sont très utiles pour générer chez les personnes des prises de conscience parfois essentielles. Mais si vous faites une psychothérapie uniquement tournée sur le passé, sur votre éducation, sur vos parents, vos traumatismes des choses comme ça, cela ne va pas vous aider à résoudre votre timidité concrètement dans la vie réelle. On n’apprend pas à nager dans un fauteuil et on n’apprend pas à résoudre sa timidité dans les livres ! Je vous en parle parce que moi, quand j’avais 20 ans, c’est le réflexe que j’ai eu. Quand j’avais 20 ans et que j’étais troublé par mes crises de timidité, je me suis rendu à la bibliothèque et j’ai lu tous les ouvrages qui existaient à l’époque sur le sujet de la timidité et de la confiance en soi. Je vous recommande de lire des ouvrages sur le sujet, ça va vous permettre de comprendre les mécanismes de la timidité, ça va vous permettre de découvrir les conseils que donnent les professionnels en la matière, mais ce n’est pas en lisant des livres que vous allez sortir de la timidité ! Pour apprendre à avoir confiance avec les autres, vous devez vous frotter aux autres !
Et les 3 ingrédients sont…
Donc, on vient de voir que certaines solutions comme le théâtre, la méditation, les livres et même la psychanalyse ne suffisent pas pour vous arracher à la timidité. Pour vraiment réussir à guérir de la timidité de manière durable, il vous faut trois ingrédients :
- La gestion émotionnelle
- La restructuration cognitive
- L’exposition progressive
Alors, vous allez me dire « oups, ce sont des mots compliqués ». Là, je vous donne le vocabulaire qu’on utilise dans notre jargon de psychothérapeute. Mais, en fait, on peut dire des choses beaucoup plus simplement : on va travailler sur nos pensées, nos comportements et nos émotions ! Pensées, comportements et émotions. Et pour chacun de ces trois niveaux, nous possédons des outils et des techniques très efficaces.
Accueillir l’émotion
Au niveau émotionnel, l’enjeu c’est d’amener la personne à être moins déstabilisée par l’émotion, de faire en sorte que la personne, lorsqu’elle ressent la peur du regard de l’autre, la peur d’être jugée… que cette peur ne soit plus trop déstabilisante, que la personne regagne un peu de self-contrôle, qu’elle ne rentre pas dans la panique, qu’elle ne perde pas ses moyens. Et pour cela on va jouer sur différentes techniques. Notamment les techniques de respiration, très importantes, et de focalisation de l’attention. On va encourager la personne à observer, ressentir ses propres émotions et, souvent, constater qu’au bout de quelques minutes, l’intensité de la peur va diminuer. Dans certains cas, je propose des séances d’hypnose pour travailler à un niveau plus inconscient, mais l’objectif est donc bien d’amener la personne à être plus solide face à l’émotion être moins facilement déstabilisée. Tout cela va faire en sorte que la personne sera davantage confiante pour travailler sur les deux autres niveaux, c’est-à-dire les pensées et les comportements.
Ajuster nos pensées
Il y a une minute, je vous ai parlé des thérapies cognitives et comportementales. Le mot est explicite : le cognitif, ce sont les pensées, et puis on a les comportements. Donc, les thérapies cognitives et comportementales sur lesquelles je m’appuie nous invitent à faire ce lien entre les pensées et les comportements. On va identifier chez la personne les comportements qui posent problème ou les comportements désirés. Typiquement, il y a pas mal de personnes qui viennent me voir pour m’expliquer qu’elles ont du mal à s’exprimer. « Je ne parviens pas à m’exprimer, j’ai du mal à intervenir dans les discussions, à donner mon avis, à contredire une personne, j’ai du mal à étoffer mon discours, je réponds toujours des choses très courtes mais j’ai du mal à vraiment m’exprimer sur la longueur… » Typiquement, ce sont des choses que les gens vont me confier. Donc, on va identifier le comportement désiré par la personne, par exemple : « j’ai envie d’être capable de mieux m’exprimer devant les autres ». Ensuite, on va explorer ce qui bloque dans la tête de la personne. Pourquoi est-ce qu’elle a une telle pédale de frein ? On va essayer de comprendre quelles sont les pensées à la racine de cette attitude ? Par exemple, une personne ne s’exprime pas parce que, en arrière-fond, elle a l’impression qu’elle n’est pas intéressante. Je ne m’exprime pas parce que j’ai une image de moi comme quelqu’un d’inintéressant et j’ai peur, du coup, que les autres le remarquent et me trouvent nul. « T’es vraiment qu’une grosse merde, quand je te regarde, j’ai l’impression qu’un mollusque est très charismatique ! » La restructuration cognitive, c’est un peu comme si vous entrez dans votre propre logiciel mental pour y corriger les bugs. Alors, c’est pas moi qui dis à la personne « vous devez penser comme ceci ou comme cela ». En tant que coach, j’accompagne simplement la personne dans l’exploration de son propre schéma de pensée et c’est la personne elle-même qui va se rendre compte qu’elle a parfois des incohérences. « Mais c’est bizarre, je pense de cette manière, mais c’est pas réaliste ou c’est super pessimiste »… et, donc, c’est la personne elle-même qui va corriger ses perceptions et sa façon de penser. Et, du coup, quand elle va passer à l’action, elle va vivre les choses différemment parce que ses perceptions ont changé. La personne sera alors beaucoup plus confiante pour tenter de nouveaux comportements et de nouveaux apprentissages.
Réapprendre à oser
Au niveau comportemental, j’utilise aussi différentes techniques, dont la « modélisation comportementale » dont je vous parlerai dans une prochaine vidéo. En fait, c’est très simple : la modélisation comportementale, ça consiste en gros à s’inspirer de personnes qu’on considère comme des modèles. Mais le plus important au niveau comportemental, c’est d’y aller tranquillement, petit à petit, en utilisant notamment la technique du PPP (le Plus Petit Pas Possible) dont je vous ai déjà parlé précédemment.
Selon les personnes qui viennent me voir en coaching, on va pousser tel ou tel aspect du programme. Je vous donne quelques exemples vécus, comme ça ce sera très concret pour vous.
Aline, 28 ans, phobique sociale
Aline est une jeune dame de 28 ans. Aline ressent une timidité d’une très grande intensité. Dans son cas, on peut même parler de phobie sociale. Pour vous mettre en situation, Aline, lorsqu’elle attend l’autobus, rien que le fait de pouvoir être observée par les autres personnes, rien que le fait de pouvoir être regardée, par exemple, par les personnes qui sont dans leurs voitures et qui attendent au feu rouge, eh bien ça la met déjà dans un état d’angoisse très intense, jusqu’à être au bord de la syncope par moment. Donc, avec une personne comme Aline, ce n’est pas raisonnable de demander des exercices comportementaux. On ne va pas demander à Aline de parler aux gens, de leur dire bonjour, de demander l’heure, parce que son angoisse est trop forte. Avec une personne comme Aline, on va faire de la gestion émotionnelle, une priorité !
Alberto, 33 ans, pollué de négativité
Alberto n’a pas des peurs aussi intenses qu’Aline. Il peut avoir des discussions avec d’autres personnes sans pour autant perdre ses moyens, mais son mental est une véritable chambre de torture. Alberto se critique en permanence. Voici le type de pensées qui lui viennent à l’esprit : « je ne suis pas intéressant », « je dois vraiment être ennuyeux », « les autres sont plus habiles que moi dans la discussion », « on va vraiment penser que je suis un triste sire », « on risque même de ne plus l’inviter tellement je suis un boulet », « ils vont sûrement me critiquer quand j’aurai le dos tourné », « je suis vraiment nul »… donc, vous voyez, l’esprit d’Alberto est habité par une grande négativité et une dévalorisation permanente de sa propre personne. Pour quelqu’un comme Alberto, vous l’avez compris, on va faire de la restructuration cognitive, une priorité !
Thomas, 45 ans, terrorisé par la prise de parole
Thomas est un homme d’une quarantaine d’années qui a une meilleure image de lui-même. Thomas est un homme politique, un élu local comme on dit, et donc Thomas, dans la vie, est plutôt sociable, plutôt cool, donc pas trop de problème a priori, si ce n’est qu’il y a une chose qui le stresse énormément, c’est la prise de parole en public ! Lorsque Thomas est amené à prendre la parole devant l’assemblée communale, il est pris par des bouffées de stress extraordinaire, la gorge qui s’assèche et c’est une expérience très désagréable et douloureuse pour lui. Avec quelqu’un comme Thomas, on va travailler la pratique, on va explorer les techniques de prise de parole. Il faut quand même savoir que la prise de parole en public, c’est quelque chose qui stresse beaucoup de monde. La plupart des gens ont peur de parler en public, mais c’est quelque chose qui s’apprend. Donc, on va travailler le volume de la voix, le rythme de la prise de parole, on va travailler les appuis sur certains mots, apprendre à accepter l’idée d’avoir des moments de silence, des choses comme ça. Thomas va s’exercer à la prise de parole progressivement. D’abord, on va travailler les techniques en coaching. Ensuite, Thomas va s’exposer auprès de personnes très bienveillantes, comme sa femme et ses enfants, qui vont lui donner un feedback. Et enfin, Thomas va pouvoir tester ces différentes techniques de prise de parole, petit à petit, en situation réelle, dans la salle du conseil communal.
Donc, on résume : on a trois personnes avec qui on va mettre des priorités un petit peu différentes. Aline était prise par des crises de panique : la gestion émotionnelle était vraiment pour elle une priorité. Alberto a un mental extrêmement négatif et une mauvaise image de soi : on va travailler en priorité la restructuration cognitive. Thomas est quelqu’un de déjà plus ou moins confiant, mais qui a besoin d’exercer certaines techniques spécifiques comme la prise de parole pour vraiment reprendre confiance en lui sur cet aspect-là spécifiquement.
Maintenant, nous avons tous quelque part besoin de ces trois ingrédients, c’est à dire nous sentir émotionnellement solides, avoir un mental positif et encourageant, et enfin s’exercer concrètement dans la vie réelle à développer des comportements que nous désirons acquérir.
On fait un test ?
Je vais maintenant vous poser quelques questions plus personnelles pour que vous puissiez sentir dans quelle mesure vous avez besoin de ces trois différents ingrédients.
On commence par une première série de questions :
- Est-ce qu’il vous arrive d’avoir des blancs dans la conversation, des moments où vous êtes bloqués ?
- Est-ce qu’il vous est déjà arrivé d’avoir une crise de panique ?
- Est-ce que vous ressentez des symptômes physiques lorsque vous êtes exposés au regard des autres, des symptômes tels que le rougissement, les tremblements, les palpitations, le coeur qui s’emballe ?
- Est-ce qu’il vous arrive d’être comme paralysés, tétanisés ?
- Est-ce que la peur est parfois tellement intense que vous avez des réactions bizarres, incontrôlées, des maladresses ?
Si la réponse est oui à certaines de ces questions, c’est que vous allez beaucoup gagner à travailler la gestion émotionnelle. La peur vous gagne parfois exagérément et ça va vous faire beaucoup de bien de travailler votre calme et vos émotions.
Voici une deuxième série de questions :
- Est-ce qu’il vous arrive de penser que les autres vont penser du mal de vous ?
- Est-ce qu’il vous arrive de vous juger de manière très critique, du genre ‘je suis nul », « je ne suis pas intéressant », « les autres paraissent beaucoup plus à l’aise que moi » ?
- Est-ce que vous vous comparez souvent aux autres ?
- Est-ce que vous vous reprochez certains de vos comportements ?
- Est-ce que vous vous critiquez lorsque vous n’avez pas osé vous exprimer, par exemple ?
- Est-ce que vous ressentez parfois de la honte ?
- Est-ce que vous êtes perfectionniste ?
- Est-ce que vous vous mettez la pression ?
- Est-ce que vous avez tendance à ruminer, à vous prendre la tête ?
- Est-ce que vous vous posez plein de questions et plein de doutes avant d’agir, pendant l’action et après un événement ?
- Est-ce que vous avez tendance à focaliser plutôt sur vos échecs que sur vos réussites ?
- Et est-ce que vous avez tendance à souligner plutôt vos défauts que vos qualités ?
Si la réponse est oui à certaines de ces questions, alors vous allez beaucoup bénéficier d’un programme de restructuration cognitive, qui va vous libérer de vos doutes et de votre négativité, parce qu’en réalité c’est votre propre mental qui sabote votre confiance en vous.
Et une dernière série :
- Est-ce que vous avez tendance à abandonner au premier échec ?
- Est-ce que vous avez peur de tester de nouveaux apprentissages ou de nouveaux comportements ?
- Est-ce que vous avez tendance à laisser les autres décider pour vous ?
- Est-ce que vous avez tendance à rester dans votre zone de confort, dans ce qui est connu pour vous ?
- Est-ce que vous avez tendance à fuir les contacts ?
- Est-ce que vous avez tendance à renoncer à vos rêves ?
- Est-ce que vous avez le sentiment de ne rien avoir changé depuis longtemps ?
- Est-ce que vous avez l’impression que changer est très difficile, voire impossible pour vous ?
- Est-ce que vous avez l’impression d’avoir peu de réussites sur lesquelles vous appuyer ?
Si la réponse est oui à certaines de ces questions, alors vous allez gagner à vous lancer dans un programme d’exposition progressive. Vous avez besoin de reprendre confiance en vous par l’action, concrètement. Ce qu’il faut, c’est réapprendre à oser vous jeter à l’eau !
Et voilà, je pense que vous avez bien compris maintenant ce qu’on entend par les trois ingrédients indispensables à un programme efficace contre la timidité : la restructuration cognitive, la gestion émotionnelle et l’exposition progressive à de nouveaux comportements. Félicitations d’être arrivés jusqu’au bout de cet article, ça veut dire que vous avez un réel engagement pour comprendre tout cela et cet engagement est pour moi un très bon signal. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’adore les questions ! C’est vrai que j’ai utilisé par moment un vocabulaire un petit peu compliqué, un vocabulaire de psychothérapeute. Donc, franchement, posez vos questions en commentaire et je réponds absolument à toutes les questions… pas forcément au quart de tour, soyez parfois un petit peu patients, mais je vous promets de répondre à tous les commentaires.
Et si ce type de programme d’accompagnement pour vous défaire de la timidité vous tente, si vous sentez que vous en avez besoin, n’hésitez pas à me contacter pour une première séance de coaching. Merci pour votre attention et à très bientôt, les amis !

Le kit de survie du timide





Bonsoir coach, je suis Abel Alikpa. Alors je tiens sincèrement à vous remercier et à vous féliciter pour les valeurs que vous nous partagez.
Est ce que vous vendez de la formation à ce sujet ?
Moi je suis closer, je peux bosser avec vous, si ça ne vous dérange pas.
Merci.
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Bonjour Abel. Je ne vends pas de formation. J’ai choisi de partager mes recherches et mon expérience gratuitement, sur mon site web et sur ma chaîne YouTube. Pour les personnes qui veulent aller plus loin et travailler individuellement, j’ai opté plutôt pour l’accompagnement sous forme de coaching ou de thérapie cognitive et comportementale. Vous trouverez les détails ici : https://timidite.info/coaching-timidite/.
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