Vous avez atteint ou dépassé la moitié de votre vie, et la timidité continue de vous empêcher d’être pleinement vous-même ? Que vient-elle vous dire et comment dépasser enfin ce sentiment pour VIVRE la vie qui vous a été donnée ?
Dans cette vidéo, je voudrais vous parler de la timidité des plus de 40 ans. Quand vous avez 40, 50 ans ou parfois plus de 60 ans et que vous vous sentez diminué par une forme de timidité. Pas forcément une timidité spectaculaire, avec de grands rougissements ou des crises de panique, car en général à cet âge, vous vous êtes adapté. Non, je parle plutôt d’une timidité d’expression, une timidité existentielle, le fait de vivre votre vie de manière très retenue, très contenue. Le fait de vivre en sourdine, en nous permettant rarement l’étincelle, la fantaisie, l’initiative, le déploiement d’un projet de vie… la vie avec un grand V.
Prendre conscience que nous ne sommes pas éternels
La prise de conscience de cette timidité installée parfois depuis longtemps peut nous ouvrir la porte d’un changement. Soit un petit changement concret, positif, comme le fait de se lancer dans une activité sociale ou créative. Parfois aussi un changement plus radical, comme un tournant de vie, une nouvelle page de vie. Dans cette vidéo, nous allons voir comment la timidité peut nous affecter à un âge avancé de notre vie et la formidable question à laquelle elle nous invite qui est de se demander comment nous voulons vivre et nous épanouir dans la seconde partie de notre vie.
Les événements qui nous secouent
Cette prise de conscience, elle peut venir progressivement, par exemple sous la forme d’un état dépressif, la sensation d’un manque à vivre, la comparaison, l’observation des autres personnes qui semblent vivre leur vie avec plus de passion que nous. Cette prise de conscience, elle peut venir aussi après certains événements comme le départ des enfants de la maison, une séparation, un licenciement, une maladie… tous ces événements qui constituent des ruptures qui nous invitent à nous questionner. Parfois aussi, il s’agit d’un événement futur qu’on anticipe, comme typiquement le départ à la retraite, qui peut s’accompagner d’une peur de l’ennui, d’une peur de la solitude, particulièrement dans le cas où nous ne nous sentons pas suffisamment confiants pour créer de nouvelles relations sociales.
Nos peurs et les pensées qui les accompagnent
La timidité à 40, 50 ou 60 ans va s’exprimer à travers une série de pensées et de sensations : la peur de s’exprimer, l’anxiété à l’idée d’être jugé, le sentiment d’infériorité, une certaine passivité, un manque d’énergie, d’enthousiasme, d’initiative, de projet. Et sur le plan physique, une difficulté à être décontracté, une difficulté à sourire, à prendre la parole librement, à être spontané, à se lâcher. Voilà les symptômes que j’ai le plus souvent rencontrés dans mes coachings, mais il existe bien entendu d’autres signaux de la timidité. Par ailleurs, les adultes timides pourront être assaillis par des pensées du type : « je ne suis pas quelqu’un d’intéressant », « les autres sont plus passionnés que moi, ils ont des choses à dire, ils ont une plus belle vie que moi », « je ne suis pas doué pour faire rire », « je dois être quelqu’un d’ennuyeux aux yeux des autres », « les autres sont plus rapides et plus doués que moi pour donner leur avis, exprimer leurs sentiments, dire des choses pertinentes », « c’est comme cela, j’ai toujours été comme cela, il n’y a pas de raison que ça change ».
Entrouvrir la porte du changement
Alors, quand le malaise d’une vie trop timide vient frapper à la porte, vous avez deux solutions : soit vous fermez la porte et vous restez sourds à l’appel, en vous disant par exemple que c’est trop tard, qu’il est trop tard pour changer, que les dés sont joués, que votre vie est derrière vous, qu’on n’est plus capable d’évoluer à notre âge ou encore que ce n’est pas si grave, que nous pouvons nous contenter de ce que nous avons. Et nous décidons alors de renoncer, au risque de le regretter amèrement au crépuscule de notre vie… au risque de devenir amer, amer de tous ses rêves, toutes ces aspirations que nous aurons jetés à la mer.
Les regrets des personnes à la fin de leur vie
Je ne sais pas si vous avez entendu parler de cette infirmière australienne, qui a mené une étude auprès de patients en soins palliatifs, donc en fin de vie. Elle a observé que, sur leur lit de mort, de très nombreuses personnes exprime des regrets, en particulier le regret de ne pas avoir osé vivre leur vie pleinement. Voici ce que les personnes expriment le plus fréquemment : « j’aimerais avoir eu le courage de vivre MA vie, et non pas la vie qu’on attendait de moi », « j’aimerais avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments », « j’aimerais avoir eu le courage de m’autoriser de mener une vie heureuse »… voilà le genre de regrets que les personnes ont confié. Donc, soit nous restons sourds à cette vie qui vient frapper à la porte, au risque de mourir avec des regrets, soit nous entrouvrons cette porte et nous nous mettons à écouter ce que cette émotion, la timidité, le mal-être, vient nous dire. Alors, nous nous asseyons avec nous mêmes, nous nous coupons du bruit, de l’agitation, du brouhaha du monde et nous nous mettons à l’écoute de cette voix à l’intérieur de nous-mêmes.
Les questions existentielles
Alors, vient le moment de se poser des questions essentielles :
– Pourquoi je fais ce que je fais ?
– Pourquoi je suis où je suis ?
– Est-ce que j’ai choisi ma vie ?
– Est ce que ce sont plutôt les passions ou les peurs qui ont guidé ma vie jusqu’ici ?
– Est-ce que j’ai choisi de choisir ?
– Qui j’ai envie d’être ?
– Quelle vie j’ai envie de mener ?
– Quel rêve j’aimerais m’autoriser ?
– Est ce que je me suis posé toutes ces questions ?
Ces personnes qui ont le courage de changer à 50 ans
Chaque jour, dans mes coaching j’ai l’occasion d’accompagner des personnes dans cette exploration courageuse. Et j’ai beaucoup d’admiration pour toutes ces personnes qui, encore à l’âge de 50 ou 60 ans, se mettent à s’explorer, se mettent en route vers elles-mêmes. Il n’est jamais trop tard pour changer. Demain est le premier jour du reste de notre vie. C’est ainsi qu’Évelyne, à l’âge de 62 ans, était vraiment terrorisée à l’idée de prendre sa retraite et se retrouver toute seule chez elle après une vie pratiquement entièrement consacrée à ses enfants et à son travail. Elle aspirait à vivre de nouvelles expériences dans le bénévolat ou dans l’associatif, mais elle a dû vraiment faire un travail pour prendre confiance en elle et pouvoir se projeter dans ces nouvelles activités pour lesquelles elle ne se sentait pas spécialement douée ou compétente. Mais la compétence, ça s’apprend à tout âge. Notre cerveau est capable d’évoluer à n’importe quel moment de notre vie. C’est ainsi que Youri, informaticien, s’est mis à peindre de magnifiques aquarelles à l’âge de 65 ans. Yannick, quant à lui, s’est mis à faire de l’humour : à 57 ans, il a eu envie de soulever le couvercle de sa timidité, cette timidité qui pourrait lui faire paraître un homme froid et austère, alors qu’en réalité, c’est tout l’inverse. Alors, avec beaucoup de courage, car il en faut du courage pour changer lorsque votre entourage est habitué à vous voir sous une certaine étiquette, avec beaucoup de courage il s’est mis à oser. Oser faire un trait d’humour, oser lever la voix sur un ton fantaisiste. Et j’en suis témoin, le sourire est revenu sur son visage. Arnaud, lui, a fait le ménage dans ses relations et son emploi du temps. Suite au coaching, il s’est rendu compte qu’il passait une grande partie de son temps avec des personnes ennuyeuses à ses yeux, pour ne pas dire toxiques. Aujourd’hui, il ne passe plus systématiquement tous ses week-ends dans sa belle-famille. Il a rejoint un groupe d’amis, qui partagent ses passions et ses valeurs. Patrick, après vingt-cinq ans d’un métier pratiqué tranquillement, vient d’accepter une fonction de manager. Le voilà exposé bien davantage qu’auparavant dans un nouveau rôle, ses premières prises de parole en public ont été douloureuses et il appréhende avec beaucoup d’anxiété de reprendre la parole en public. Le coaching l’a aidé à reprendre ses marques et prendre confiance dans cette nouvelle phase de vie. Elizabeth, après avoir vécu 20 ans dans l’ombre de son mari, a décidé de se lancer dans une nouvelle activité indépendante. Et enfin, Cathy a ouvert littéralement une nouvelle page de vie. Elle a changé de pays, changé de métier et elle a trouvé l’amour.
Les questions à se poser pour commencer
Chaque histoire est différente et peu importe finalement qu’il s’agisse d’un petit ou d’un grand changement, ce qui compte c’est ce mouvement, cette capacité à nous métamorphoser. Alors, pour mettre un pied dans ce changement, je vous invite à vous poser quelques questions :
– Qu’est ce qui me frustre dans ma vie actuelle ?
– Qu’est ce que j’aimerais changer ?
– Quels ont été les moments les plus heureux, les plus enthousiasmants dans ma vie et que viennent-ils me dire ?
– A quel appel suis-je resté sourd ? Quelles portes ai-je refermées et quels rêves se trouvent derrière ses portes ?
– Si je ne change rien à ma vie actuelle, est-ce que je vais mourir heureux de mes choix ou est ce que je ferai partie de ces personnes qui regrettent ?
Je vous félicite pour le courage que vous avez de vous poser toutes ces questions. Contactez moi si vous le souhaitez, partagez vos commentaires, partagez-nous l’écho que cette vidéo a fait chez vous et n’oubliez pas de vous abonner à cette chaîne si vous désirez continuer à recevoir de l’information gratuite sur le thème de la timidité. Je vous dis à très bientôt !

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