La peur de parler dans un groupe

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Vous avez déjà ressenti de la frustration en sortant d’une discussion parce que vous n’avez pas osé prendre la parole ? Dans cette vidéo, nous parlons de ce qui nous freine à prendre notre place dans un groupe.

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Chapitres de la vidéo

00:00 – La parole est comme un gâteau
01:38 – Écouter : une qualité, jusqu’à un certain point
02:35 – L’effet « démultiplicateur » des peurs sociales en fonction de la taille du groupe
04:30 – La peur d’interrompre et l’héritage de l’éducation scolaire
06:39 – La difficulté de faire sa place en présence de leaders ou de fortes personnalités
09:10 – Le sentiment de ne pas être écouté
10:27 – Comment travailler sa posture et sa présence
12:21 – L’historique du « taiseux » dans un groupe et le droit au changement
14:32 – La sur-adaptation et l’effet « caméléon »
16:21 – La tentation et le piège de rester dans l’observation
18:52 – Deux astuces simples pour se lancer :
  – Le décompte 5-4-3-2-1
  – La respiration consciente

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Retranscription de la vidéo

Il y a une image que tu emploies et que j’aime beaucoup, c’est que la parole c’est comme un gâteau.

Oui, pour moi, la la parole est comme un gâteau qu’on partage. Vous pouvez imaginer que si deux personnes parlent entre elles, le gâteau va être à divisé en deux. Le temps de parole va être à partager en deux. Si 10 personnes sont présentes autour d’une table, et bien c’est comme si vous aviez un gâteau à partager en 10. Mais vous savez comme moi que, la plupart du temps, la parole est un gâteau qu’on partage de manière très inégale. Certains ont tendance à se servir allègrement tandis que d’autres hésitent à prendre une miette. On pourrait se dire que la recette idéale, c’est un partage égal entre les personnes présentes. Et c’est vrai que, quelque part, on peut se dire qu’une discussion va être équilibrée si chaque personne prend sa sa place et son temps de parole. Mais dans la réalité, c’est plus souple que cela. Il y a des introvertis, des extravertis. En soit, vous n’êtes pas obligé de parler autant que les autres. Ce n’est pas une obligation. Le problème survient lorsque vous sortez d’une discussion ou d’un échange avec des gens et que vous êtes frustré. Vous êtes frustré de ne pas avoir osé prendre votre place dans la discussion. Vous restez avec une une frustration et là c’est un problème. Là, ça veut dire qu’il y a quelque chose peut-être à corriger.

Oui, parce qu’écouter les autres parler est une grande qualité. Écouter, en soi, n’est pas un problème, mais c’est le fait d’être frustré de ne pas parler qui commence à poser problème.

Exactement. Écouter est une grande qualité. Le silence est d’or. D’ailleurs, si vous cherchez sur Internet au niveau des proverbes, vous allez voir qu’il y a peu de de proverbes finalement qui existent sur l’art de la parole. J’avais été surpris de constater cela en faisant des recherches. Et il y a beaucoup de proverbes qui valorisent le silence, l’art du silence. Donc ce n’est pas un problème de rester plus en retrait, de rester plus discret dans un échange au sein d’un groupe. Ce qui va être problématique, effectivement, c’est si vous avez des choses à dire, vous sentez que vous avez envie de dire quelque chose et que vous n’osez pas. Là, il y a une rétention qui peut-être frustrante et problématique.

Il y a un effet démultiplicateur des peurs sociales. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu entends par là ?

Lorsque les personnes sont nombreuses, on est impressionné. Si vous devez parler face à trois personnes, pour la plupart des gens, ça ne va pas faire le même effet que de parler à 30 personnes ou à 300 personnes (dans un auditoire, par exemple). Donc l’effet du groupe est impressionnant. C’est une peur que je qualifierais pratiquement de tribale : la peur que le groupe se retourne contre nous. Et quelque part, il y a quand même une certaine logique à cela, c’est-à-dire que, par rapport à toutes vos peurs sous-jacentes, qui pourraient être la peur d’être inintéressant, la peur de dire une bêtise, la peur de laisser transparaître votre ignorance ou votre émotivité, votre timidité, la peur de rougir… toutes ces peurs vont être démultipliées en fonction du nombre de personnes présentes. Si vous dites une bêtise devant 3 personnes, OK, vous dites une bêtise devant 3 personnes. Si vous dites une bêtise devant 10 personnes, et bien ce sont 10 personnes qui ont été témoins de votre maladresse. Et si ces personnes se mettent à parler autour d’elles, ce qui est parfois un petit peu notre crainte en arrière-plan, ce sont peut-être 50 personnes qui vont être au courant de votre maladresse. Et c’est ça qui fait peur, en fait, même si dans certains cas cette peur est un petit peu irrationnelle parce qu’après tout, dans une discussion, on n’est pas obligé de dire systématiquement des choses intéressantes. Mais nous sommes nombreux à avoir cette peur en arrière-plan. Plus les personnes présentes sont nombreuses, et plus il y a des personnes qu’on ne connaît pas, des inconnus, plus ça peut nous faire peur, nous impressionner.

Une autre peur, c’est la peur d’interrompre. On sent bien qu’une personne qui n’est pas à l’aise aura peur d’interrompre, d’autant plus qu’elle a toujours la peur de ne pas dire quelque chose d’assez intéressant.

Oui, c’est cette peur d’interrompre le flux de la discussion, de de prendre l’espace de l’échange et de la discussion et de ne pas avoir quelque chose de suffisamment valable, de suffisamment intéressant pour justifier cette prise de parole. Alors, il y a des gens qui n’ont aucun problème. Il y a des gens qui parlent allègrement, même pour dire des bêtises, ça ne les freine pas. Mais c’est vrai qu’en coaching, je reçois beaucoup de personnes qui ont cette peur de déranger, cette peur d’interrompre. Au départ, ça vient parfois simplement de notre éducation à la politesse. Souvent, quand on est jeune, quand on est enfant, on nous apprend à ne pas interrompre… en classe particulièrement, dans dans le milieu scolaire. On nous apprend à nous taire. Et donc ça peut créer évidemment chez nous, quand on devient adulte, une certaine peur à prendre la parole, à interrompre un échange. Et encore une fois, c’est une question d’équilibre. C’est une grande qualité de pouvoir écouter les autres parler et les laisser parler. Mais si vous êtes dans un groupe qui discute pendant une demi-heure ou pendant une heure et que vous ne prenez pas une seule fois la parole, là on peut se demander si ce n’est pas déséquilibré. A un moment donné, il faut pouvoir prendre sa place dans la discussion. Et en coaching, c’est vrai que je reçois pas mal de personnes qui viennent déposer cette frustration de ne pas se sentir capables, de ne pas oser prendre leur place dans la discussion, particulièrement quand il y a du monde, mais aussi quand, dans le groupe, vous avez des personnes qui ont du caractère, des fortes personnalités.

On peut parler parfois d’une capitulation devant les leaders, devant les personnes qui sont aisées, qui peuvent lancer des vannes, rigoler et qui sont le centre de la discussion, que tout le monde écoute un sourire à la bouche et, face à ces monstres de la parole, parfois on se sent tout petit. Et je parle d’expérience 🙂 Que disent les gens devant ce phénomène de leader dans un groupe ? Qu’est-ce que les gens ressentent en général et qu’est-ce qu’on peut faire par rapport à ça ?

Oui, c’est vrai qu’un groupe est composé de personnalités qui ont plus ou moins de présence et c’est vrai qu’il y a des personnes qui sont des leaders nés, qui ont vraiment beaucoup d’aisance lorsqu’elles parlent dans le groupe, qui peuvent blaguer, qui peuvent donner leur opinion sans aucun frein et qui ont donc une forte personnalité. Ça peut-être des extravertis, donc des gens qui n’ont aucun problème à s’exprimer, parfois des personnes un peu plus introverties, qui vont être un peu plus discrètes mais qui, je dirais, dégagent une certaine autorité. Et lorsqu’on a moins confiance et qu’on se retrouve dans une discussion avec ce type de personne, on peut effectivement capituler. On peut se dire « oh là là, face à telle personne, je ne fais pas le poids ». Et donc on va éviter de de prendre la parole ou de donner son opinion. Ce qui peut nous impressionner, ce sont donc des leaders, des personnalités fortes qui peuvent nous mettre dans l’ombre… même si c’est nous qui nous mettons dans l’ombre, en réalité, mais ces personnes peuvent nous donner envie de nous mettre dans l’ombre. Ce qui peut impressionner aussi et s’avère assez fréquent, c’est une opinion de masse, lorsque tout le groupe, par exemple, exprime une opinion homogène par rapport à tel ou tel sujet. Ça peut être de la politique ou pas, peu importe. C’est difficile pour nous de prendre la parole et de nous exprimer lorsqu’on est différent, lorsque ce qu’on aurait envie de dire si on était parfaitement authentique n’irait pas dans le sens du poil, n’ira pas dans le sens de ce que les autres pensent. Et ça, ça demande de la confiance.

Alors, parfois le courage, on l’a et on se dit « Je me lance ! ». Et dans ces cas-là, ce qui se passe, c’est qu’on a le sentiment de ne pas être écouté. C’est-à-dire qu’on partage quelque chose avec le groupe, peut-être avec une toute petite voix entre ses dents, et on se dit « Mince, j’ai osé, mais en fait personne ne réagit, personne ne m’a écouté et ils repartent sur autre chose ! » Est-ce que c’est quelque chose que tu rencontres fréquemment ?

Tout à fait. Et cela, c’est très cruel parce qu’effectivement, quand la personne qui a moins confiance en elle ose enfin se lancer, elle peut rencontrer ce problème de ne pas être écoutée, pour différentes raisons. D’abord parce que peut-être qu’elle s’est tue pendant tout un temps et les autres ont pris l’habitude de ne pas faire attention à elle, de ne pas l’écouter. Donc la personne part avec un un déficit d’attention de la part des autres. Mais, souvent aussi, au moment où nous nous exprimons, nous ne faisons pas tout ce qu’il faudrait faire pour prendre notre place, prendre toute notre présence et attirer l’attention.

Et ça, justement, c’est quelque chose qui se travaille en coaching : prendre toute sa place, déployer sa parole, déployer sa position, sa posture, pour être entendu ?

Tout à fait. C’est vraiment quelque chose qu’on peut travailler en coaching. Comment interrompre une discussion. Comment se mettre à parler alors que les les autres sont en train de discuter. Comment interrompre sans être impoli. Et puis, comment, au moment où on parle, faire en sorte que les autres vont nous écouter. Il y a plein de petits trucs pour ça, mais auxquels il faut s’habituer quand on n’a pas l’habitude de les mettre en place. Par exemple, parler suffisamment fort. Typiquement les personnes timides vont avoir tendance à parler trop faiblement et on on va vite les laisser de côté. Donc parler suffisamment fort, regarder les gens dans les yeux, c’est terriblement important le regard quand vous parlez. Qui est-ce que vous regardez dans un groupe particulièrement ? Typiquement, ce qu’une personne timide pourrait avoir tendance à faire, c’est de s’adresser à une seule personne, par exemple la personne qui est à côté d’elle ou alors de s’adresser à une personne à qui elle a particulièrement confiance. Et ce faisant, on n’offre pas notre regard à l’ensemble des personnes présentes et on a moins de chances d’être écouté. Donc l’idée, c’est de parler suffisamment fort, de regarder un petit peu toutes les personnes présentes pour montrer qu’on parle à tout le monde, et puis d’avoir une posture physique avec de la présence, avec une gestuelle. Il y a toute une série de points auxquels on peut faire attention et sur lesquels on peut s’entraîner grâce au coaching, effectivement.

Tout à l’heure, tu parlais justement de l’historique. On est dans un groupe, on est resté taiseux pendant des semaines, des mois. On est toujours celui qui ne dit rien. On est connu comme celui qui ne dit jamais un mot. Et puis, tout à coup, ça y est, on a pris quelques séances de coaching, on se sent à l’aise, on va se jeter à l’eau, et puis, le groupe nous regarde bizarrement parce qu’ils se disent : « Mais qu’est-ce qu’il lui prend aujourd’hui ? Pourquoi est-ce qu’il parle ? » Donc, il y a tout cet historique de notre présence ou non présence, de notre prise de parole ou non, dans un groupe. Qu’est-ce que tu peux nous raconter de cela ?

Oui, absolument, ça fait partie de la difficulté. Ça fait partie de la difficulté du changement. De manière générale, quand on passe de timide à plus confiant, ce n’est pas toujours évident parce que les gens sont habitués à nous avoir vu dans une autre posture. Ils sont habitués à nous dans notre version timide. Et certaines personnes ont peur de changer et que les autres se disent « Mais qu’est-ce qui se passe ? Il n’est pas comme d’habitude ! ». Et là aussi, en coaching, on fait un travail pour que, quelque part à l’intérieur de nous, nous puissions nous octroyer le droit au changement. Ce n’est pas parce que vous n’avez rien dit dans la discussion depuis une demi-heure que vous avez perdu votre droit de parler. Bien au contraire. Vous pouvez très bien, à un moment donné, prendre la parole et dire, par exemple : « Je vous ai écoutés attentivement depuis une demi-heure, je n’ai pas dit grand-chose, mais voilà ce que j’aimerais partager ». Ce n’est pas un problème ! Mais, parfois, nous avons des croyances limitantes sur lesquelles on travaille en coaching. Parfois on se met dans la tête des freins, comme par exemple le fait que si je n’ai rien dit jusqu’ici, ça va paraître bizarre si tout à coup je parle.

Alors, il y a un autre point que j’aimerais bien aborder avec toi, c’est la sur-adaptation qui rend les choses difficiles.

On sait que les personnes timides, à la base, au niveau de la mécanique psychologique, sont des personnes qu’on qualifie de sur-adaptées. On est dans la sur-adaptation. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je suis une personne qui va énormément tenir compte des autres, du regard des autres. Je vais calibrer ce que je dis, je vais calibrer mon comportement sur ce que les autres ont envie d’entendre ou sur ce que je crois qu’ils ont envie d’entendre. Donc je suis quelque part un caméléon. Un timide prend vite une allure de caméléon. Alors, être un caméléon avec une seule personne, c’est plus facile. Je vais m’adapter à la personne que j’ai en face de moi. Mais être un caméléon lorsque vous êtes dans un environnement complexe avec plusieurs couleurs autour de la table, si vous voyez ce que je veux dire, ça va être difficile. Si j’essaie de ne vexer personne autour d’une table de 5 à 10 personnes, ça va être compliqué. Il y a 1000 raisons pour lesquelles je risque de ne pas prendre la parole pour ne pas vexer l’un ou l’autre. Mais en adoptant cette stratégie, en réalité, je ne me fais pas aimer des autres comme je pourrais l’espérer. La seule chose que je fais, c’est de ne pas les vexer, ne pas leur déplaire. Il y a une différence entre ne pas déplaire et plaire. Car, en réalité, plaire à tout le monde, c’est impossible. Pour plaire à certains, il faut que je prenne le risque de déplaire à d’autres.

On pourrait être tenté de rester tout simplement dans l’observation. Quelle est la conséquence de cela, de toujours rester un observateur et jamais un acteur ?

La conséquence, c’est qu’on s’y habitue. Donc, plus vous vous habituez à un comportement, plus ça va être dur de le changer. Je vais vous raconter l’histoire des timides, l’histoire qu’on me ramène si souvent en coaching. La plupart des personnes que je reçois en coaching, disons 8 personnes sur 10, sont plus à l’aise dans une discussion en individuel, avec une seule personne, plutôt que dans un groupe, pour les raisons qu’on a mentionnées précédemment, notamment cet effet démultiplicateur des peurs sociales. Mais il y a certaines personnes en coaching, peut-être 2 personnes sur 10, qui me disent, au contraire, qu’elles sont plus à l’aise en groupe que dans une un échange individuel. Pourquoi ? Eh bien précisément parce que le groupe leur permet de se fondre, de s’éclipser, de laisser les autres parler et de ne pas avoir à prendre leur place. Tandis qu’en individuel, ces personnes-là sont plus gênées parce qu’elles sont quelque part obligées de mener l’échange avec la personne qui est en face d’elle. Donc le problème, effectivement, c’est que si vous vous habituez à cette zone de confort qui consiste à vous faire tout petit dans un groupe et laisser la parole aux autres, au moment où le projecteur vient vers vous, c’est déstabilisant. Et cela ne manque pas d’arriver à certains moments, quelqu’un qui vous dit : « Et alors Thierry, tu n’as rien dit jusqu’ici, qu’est-ce que tu en penses ? » Vous voyez ce genre de situation ? Vous étiez discret et le projecteur se tourne soudainement vers vous. Et ça c’est terrifiant pour les personnes timides parce que là, vous vous êtes habitué à vous faire tout petit, vous espériez qu’on ne vous remarque pas et, tout à coup, on vous observe et là, c’est très difficile de trouver les réactions appropriées. Ce que je recommande, c’est évidemment d’adopter une position plus équilibrée, qui n’est pas forcément de parler autant que les autres, pas forcément de se la jouer, de vouloir dire absolument des choses intéressantes, mais surtout, ne pas être reclus dans un petit coin où, tôt ou tard, on va venir vous chercher !

Donc moi, je rappelle que tu fais des coachings, que tu accompagnes les personnes qui souffrent de peurs sociales, de problèmes de prise de parole, que tu les accompagnes sur le mode du coaching. Est-ce que là, immédiatement, tu pourrais nous donner un ou deux trucs que les personnes pourraient mettre en place immédiatement ?

Oui. Bon, je vous donne ce qui me vient en tête, un petit truc très facile parce qu’en réalité, dans le coaching, on va faire un travail de fond sur des choses importantes qui vont dépendre d’une personne à l’autre, du vécu de chaque personne, parfois traumatique. Parfois, on n’ose pas prendre la parole dans un groupe parce qu’on est traumatisé. Cela peut-être une moquerie qu’on a subie pendant notre adolescence dans un groupe de jeunes ou devant la classe. Donc, parfois, on est traumatisé par certaines scènes du passé qui continuent de nous hanter et ce sont des traumatismes qui nous empêchent d’être libérés au présent, même si ça fait longtemps et qu’on est devenu une personne adulte. Alors un petit truc, c’est par exemple le décompte : 5 – 4 – 3 – 2 – 1 – J’y vais ! Vous savez, on parle des peurs, et on peut faire le parallèle avec cette situation où vous devez sauter dans l’eau au départ d’un rocher à 5 ou 6 mètres de haut. C’est impressionnant. Et vous le savez, dans cette situation, on a tendance à se motiver en se mettant à compter. Allez, 3 2 1, j’y vais ! Parfois, on demande à quelqu’un d’autre de compter pour nous donner le courage de sauter, de nous jeter à l’eau. Eh bien, c’est un petit peu la même chose dont on a besoin parfois pour se jeter dans l’eau de la discussion, pour se dire « Allez, j’y vais, je parle. » Et donc un petit truc très simple que vous pouvez vous mettre dans la tête, c’est le décompte. Vous vous dites que, la prochaine fois que vous serez dans un groupe, que vous sentirez que vous avez envie de dire quelque chose, que vous avez quelque chose à dire, vous y allez. Vous partez sur le décompte 5 4, 3, 2, 1, je me lance !

Un autre petit truc peut-être ?

Il y a plein de de petits trucs qui peuvent aider dans le domaine des peurs sociales. La respiration, ça reste toujours quelque chose de très important dans la mesure où si vous êtes trop stressé, si vous êtes dans un groupe qui vous impressionne et que vous sentez qu’il y a la peur qui monte, la la peur qu’on vous pose une question… typiquement, par exemple, dans les tours de table qu’on peut avoir dans le domaine professionnel. Ces fameux tours de table où chacun doit se présenter et vous avez la peur qui monte progressivement au fur et à mesure que vous voyez que le micro se rapproche de vous. Eh bien, dans ces cas-là, il faut respirer. C’est hyper important de prendre conscience de votre respiration parce qu’autrement, si vous laissez partir les choses dans la peur au niveau inconscient, tout votre corps va va partir en vrille. Vous allez vous mettre à respirer vite, votre cœur va se mettre à battre fort. Vous allez avoir des sueurs froides. Donc, c’est important à ce moment-là de vous rassurer par le corps. Et ça c’est quelque chose que vous pouvez faire grâce à des techniques de respiration, qui vont permettre de reprendre un minimum de contrôle pour ne pas être complètement dans les cordes au moment où vous devrez parler.

Merci pour tous ces points et pour toutes ces explications et ces quelques trucs pour se lancer, prendre la parole dans un groupe. Donc je rappelle que tu es coach et psychopraticien spécialisé en phobie sociale et que tu es également formé à l’hypnose et à l’EFT. On peut retrouver toutes les informations sur ton site timidite.info. Merci Jean-Marc, à bientôt !

Merci 🙂

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