Nos 3 réactions animales face à la peur

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Vous pensez peut-être que la peur est une émotion négative, presque un dysfonctionnement dont il faut vous débarrasser. En réalité, la peur a une utilité.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la peur. À quoi sert-elle ? Quelles réactions provoque-t-elle ? Et je voudrais surtout vous montrer que les réactions face à la peur qu’on observe dans le monde animal sont très semblables à ce qu’on peut observer chez des personnes timides. Donc, explorons ensemble la dimension instinctive de notre timidité !

La peur : un plan d’alerte qui vous protège

Dans la nature, la peur a une fonction : elle vous protège du danger. Lorsque vos sens détectent un stimulus inhabituel ou quelque chose qui évoque un danger (un mouvement, un bruit, un autre animal qui s’approche , etc.), votre cerveau déclenche un plan d’alerte et appelle tout votre corps à se mobiliser.

Vos muscles se tendent. Votre cœur se met à pomper plus vite. Le sang est envoyé vers les muscles, tandis que d’autres fonctions, comme la digestion, sont mises en veilleuse. Votre respiration se coupe. Vous vous mettez à suer pour compenser la température de votre corps, qui augmente pour se préparer à une possible dépense d’énergie soudaine. Tout est mis en place pour vous permettre une réaction efficace : courir un 100 mètres pour sauver votre peau, esquiver une attaque,… vous êtes en mode « survie ».

De fait, dans la savane ou la jungle, une seconde de distraction peut faire la différence entre la vie et la mort. La peur vous maintient sur les starting-blocks.

Les 3 stratégies face à la peur

Face à la peur, l’animal a trois manières de réagir : la paralysie, la fuite ou l’attaque.

Saisis par la peur, la plupart des animaux vont marquer un temps d’arrêt, ne plus faire le moindre mouvement, arrêter de respirer. Objectif : maintenir tous ses sens en éveil et éviter de se faire repérer.

L’animal apeuré va ensuite essayer d’échapper au danger, se mettre hors d’atteinte en prenant la fuite. Avez-vous remarqué comme de nombreux animaux passent d’un coup de l’immobilité à la fuite ? Lorsqu’ils se savent repérés ou que le prédateur approche à une distance critique, la fuite devient une stratégie préférable à l’immobilisme.

Mais il existe une troisième manière de se défendre lorsqu’on se sent menacé : c’est l’attaque ! C’est pourquoi il est déconseillé d’approcher un animal qui donne des signes de peur. Celui qui se sent menacé risque de mordre.

Alors, écoutez-moi bien, maintenant… pour le timide, vous allez voir que la situation est exactement la même. La peur des autres va conduire à trois réactions : la paralysie, la fuite ou l’attaque.

On retrouve ces réflexes instinctifs chez le timide

À l’approche de l’autre, pour des raisons que nous aborderons dans d’autres vidéos, le timide peut se sentir en danger et déclencher le plan catastrophe. Ce réflexe – retenez cela ! – est instinctif, immédiat et inconscient, du moins dans sa première impulsion. Heureusement, il y aura moyen par la suite de corriger cette impulsion.

Paralysé par sa peur, le timide fait très peu de mouvement. Dans une soirée, il ne circule pas entre les gens. Il évite la prise de parole. Il se tait et il se terre, adoptant la position la plus discrète possible (surtout ne pas être repéré !). Assis, la tête dans les épaules, les mains crispées, il ne respire plus, il transpire, il a le souffle coupé. Son cerveau, ses pensées, sont mobilisés par la peur. Ses répliques tardent. Cette posture immobile coûte pourtant beaucoup d’énergie au timide, qui peut sortir littéralement épuisé d’une soirée où il n’a pas dit un mot.

Seconde impulsion du timide : la fuite. Trouver toutes les bonnes excuses pour refuser une invitation, se réfugier aux toilettes trois fois dans la soirée, avorter les discussions pour ne pas s’exposer, annuler sa présence en dernière minute, le timide est le roi de la fuite sous des formes diverses.

Troisième attitude : l’attaque. Il s’agit de prendre immédiatement l’ascendant sur la personne qui, en réalité, vous impressionne. C’est ainsi que certains timides deviennent cavaliers, arrogants, impertinents, rebutants ou froids comme des glaçons pour être sûrs qu’on n’ait pas envie de les approcher. Un peu comme un chien qui montre les dents.

Quel danger courrez-vous en tant que timide ?

Alors quel danger encourrez-vous réellement en tant que timide ? De quoi avez-vous peur exactement ? Être mal accueilli, paraître stupide, rougir, manquer d’inspiration, perdre vos moyens ?

Votre peur s’enracine dans des interactions que vous avez probablement vécues pendant votre enfance, et je ne suis certainement pas en train de dire qu’elle est stupide ou insensée. Au contraire, elle vous indique quelque chose. Mais le problème, c’est que cette peur, plutôt que de vous protéger comme on a vu que c’est souvent le cas dans le monde sauvage, risque ici de vous pousser à fuir ce que vous désirez.

En réalité, le plus grand danger qui vous menace n’est pas celui qui fait l’objet de votre peur… le plus grand danger est d’appauvrir certains registres de votre vie : votre vie amoureuse, votre vie professionnelle ou votre vie sociale.

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