Certaines pensées ont le don de nous briser la confiance. Nous les identifions dans cette vidéo pour vous aider à les éliminer.
Notre entourage nous pousse souvent à la prudence. Nos parents, nos amis, toute personne bien intentionnée, nous diront facilement : « Fais attention ! », « Réfléchis bien avant de te lancer ! », « Est-ce que tu es sûr que c’est la bonne décision ? », « Est-ce que tu n’as rien oublié ? », « Est-ce que tu n’as pas peur de ceci, de cela… ».
Toutes ces mises en garde partent bien sûr d’un bon sentiment et contiennent une certaine dose de bon sens. Particulièrement, lorsque nous devons prendre une décision importante ou aborder un sujet sensible, bien réfléchir est évidemment une attitude pertinente un signe de sagesse. Mais le problème vient lorsque nous mettons trop de zèle à intégrer cette énergie de prudence, de vigilance, de prévoyance. Lorsque cette énergie nous poursuit dans nos moindres faits et gestes, cela peut devenir handicapant.
Par exemple, si par peur de dire un mot de travers, vous n’osez plus ouvrir la bouche, vous allez finir frustrés de ne pas oser vous exprimer. Si vous êtes de nature à vous jouer dans votre tête tous les scénarios imaginables au point d’en arriver à douter et ne plus être capable de prendre une décision, de prendre une position ou d’avoir une opinion, vous allez en être probablement très fragilisés et désorientés.
« Overthinking » : la maladie du trop penser
Cette tendance à trop nous prendre la tête, les psychologues américains l’appellent « overthinking », le fait de trop penser. Lorsque nous observons des personnes confiantes, nous pouvons voir qu’elles ont tendance à un peu penser et beaucoup agir. Pour les personnes qui manquent de confiance en elle, c’est exactement l’inverse.
Il ne faut pas oublier non plus que lorsque nous nous laissons envahir par nos peurs ou nos pensées anxieuses, c’est toute notre physiologie qui en est affectée. Nos pensées ne sont pas neutres. Elles s’accompagnent d’une biochimie. Lorsque mon esprit s’affole, je libère du cortisol. Et rien n’est plus mauvais pour la santé que notre tendance à nous angoisser. A ce propos, un petit rappel scientifique est certainement très utile.
Trop penser peut-être mauvais pour la santé. C’est ce qu’ont mis en évidence une série d’études scientifiques qui démontrent que les pensées que nous avons tendance à ruminer sont très souvent négatives, corrélées à de l’anxiété ou du stress. Les personnes qui ont tendance à s’angoisser courent davantage de risque de faire un AVC. Elles sont également plus susceptibles de tomber dans l’alcoolisme ou les dérèglements alimentaires. En réalité, le stress diminue notre immunité face à pratiquement toutes les maladies. La science nous rappelle ainsi qu’il est primordial de prendre soin de notre santé mentale, qui a des répercussions directes sur notre santé physique.
Comme nous venons de le voir, nous laisser envahir par nos pensées anxiogènes est mauvais pour la santé et pour la confiance en soi. Cela nous fait au moins deux bonnes raisons de partir en guerre contre nos pensées négatives, inutiles et contre-productives. Je vous invite, dès à présent, à être très attentif à 6 modes de pensée particulièrement stériles, mais très répandus et qui ont tendance à nous ronger. Voici le menu ! Je vais, bien sûr, tout vous expliquer.
La télépathie illusoire
Le premier piège, c’est de présumer ce que les autres pensent. C’est fou ce que nous sommes nombreux à croire que nous possédons le pouvoir de connaître les pensées des autres. C’est fou le temps que nous passons à faire des projections sur ce que nous sommes convaincus que les autres pensent. La réalité, c’est que nous sommes très souvent complètement à côté de la plaque ! Penser à la place des autres est tout aussi incertain que de descendre une piste de ski dans le brouillard. Ce n’est pas raisonnable !
Le replay coupable
« J’aurais dû dire cela », « J’ai été maladroit », « J’aurais dû réagir autrement », « J’étais complètement à côté de mes baskets », « Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? ». Vous connaissez cette sensation de rejouer en boucle une scène vécue. Remords, regrets, ressentiment, rancune… je vous invite à éliminer, dès maintenant, ces mots en R de votre vocabulaire ! Rejouer une scène en mode replay, c’est retourner le couteau dans la plaie. C’est totalement inutile ! A moins que ce replay fasse l’objet d’une analyse constructive, comme on peut la faire en coaching : je reviens sur la scène du match, j’analyse mes erreurs, je définis une meilleure stratégie pour la prochaine fois, et je referme le dossier !
Les prédictions désespérées
Nos ruminations peuvent porter sur une scène du passé, mais elles peuvent aussi se focaliser sur un événement futur, un événement à venir. « J’ai horreur de me retrouver dans ce genre de réunion », « J’ai peur de ne pas savoir quoi répondre si on me pose des questions », « Est-ce qu’il va vraiment aimer le cadeau de Noël que j’ai acheté pour lui ? », « Je parie que je vais encore rougir ! ». Toutes ces pensées sont caractéristiques d’une anxiété anticipative (ou d’une anticipation anxieuse, prenez-le comme vous voulez). Le problème, c’est que ce que je crains je le crée. Et cela, les sportifs de haut niveau en sont parfaitement conscients. Au tennis, il suffit que je pense que je vais faire une double faute pour planter mon deuxième service dans le filet. Un joueur de football qui, ne serait-ce qu’une fraction de seconde, pense qu’il va rater son penalty… a déjà pris une option pour le rater ! L’anxiété anticipative peut aussi nous faire perdre complètement le plaisir de vivre un événement.
Le critique impitoyable
Il existe en chacun de nous un critique impitoyable. C’est lui qui nous souffle à l’oreille : « Je suis nul », « Regarde, les autres s’en sortent mieux que moi ! », « En plus, je suis lâche », « Laisse tomber, je suis un bon à rien ! »… Imaginez l’effet de cette petite voie intérieure lorsque vous vous apprêtez à entreprendre quelque chose. C’est un massacre ! Il est de la plus haute importance de faire taire, dès maintenant, toutes ces autocritiques.
La procrastination systématique
Nous nous empêtrons parfois dans une forme d’indécision chronique. L’incapacité à faire un choix quel qu’il soit. Un peu comme si nous étions devant la carte du menu d’un restaurant, que le serveur attend notre commande et que nous sommes incapables de nous décider. Une caractéristique de ce mode de pensée, c’est le « oui, mais ».
– « Oui, ça me tenterait bien, mais… »
– « Oui, j’ai réussi, mais… »
– « Non, elle ne m’a pas vraiment adressé une critique, mais… »
Nous cherchons la petite bête, l’ombre tableau, et nous la trouvons toujours bien évidemment. Nous avons envie de parler, de rentrer dans la discussion, mais nous attendons un meilleur moment, un meilleur timing, une meilleure inspiration, une phrase plus parfaite, qui vient bien sûr trop tard ou ne vient jamais. Et à force d’hésiter, nous passons à côté des opportunités.
Les rêves au placard
A 15 ans, vous vous dites : « j’aimerais bien chanter, faire de la musique ».
A 25 ans, vous dites : « Cela doit être cool d’être à la place de mon copain dans un groupe de musique ».
A 40 ans, vous vous dites : « Si j’avais le temps, je m’inscrirais dans des cours de chant ».
A 80 ans, vous vous dites : « J’aurais dû faire de la musique ».
Je veux souligner par là que même des pensées très positives, de merveilleuses aspirations, peuvent devenir amères et lourdes à porter, à partir du moment où nous ne les transformons pas en réalité et nous vivons uniquement dans nos pensées. Vous avez envie de chanter, faites-le !
Voilà, nous venons d’épingler 6 modes de pensée qui, lorsqu’ils prennent trop de place dans notre tête, ne nous font pas du bien. Si vous détectez chez vous un de ces modes de pensée, je vous recommande de ne plus vous laisser envahir.
On récapitule :
- Ne faites plus de supposition. Vous avez un doute ? Au lieu de construire des scénarios dans votre tête, demandez, vérifiez auprès des personnes !
- Arrêtez de rejouer la scène en boucle ! Demandez-vous ce que vous auriez pu mieux faire et faites-le la prochaine fois.
- Vos pensées créent la réalité. Changez donc d’énergie. Transformez l’anticipation anxieuse en une visualisation positive de l’événement attendu.
- Débranchez la machine à autocritique. Parlez-vous de manière encourageante, comme si vous étiez votre propre coach.
- Mieux vaut un « tiens » que deux « tu l’auras ». Apprenez à faire un choix, même imparfait.
- Prenez vos rêves au sérieux. Testez, goûtez à tout ce qui vous attire !
Merci pour votre attention et dites-moi en commentaire lequel de ces 6 modes de pensée vous parle le plus. Quel est celui dont vous sentez que vous devez absolument vous débarrasser ?

Le kit de survie du timide





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