Il y a des hommes qui ont près de 30 ans, 40 ans, parfois plus de 50 ans, qui n’ont jamais embrassé une fille, jamais vécu une aventure, jamais fait l’amour avec une personne et qui viennent me voir en consultation, en coaching, dans le but de mettre fin à ce néant amoureux.
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Chapitres de la vidéo
00:00 Introduction : célibataire à 30, 40 ou 50 ans
01:14 Pourquoi les hommes consultent davantage pour la timidité amoureuse ?
03:51 Quel âge ont les hommes qui décident de consulter ?
04:54 Découragement, colère, honte et peur du regard des autres
07:23 La double peur : être rejeté… ou jeté dans l’arène !
09:15 La stratégie du morcellement de l’objectif
10:19 Sortir de chez soi : la première étape
11:40 Sites de rencontre : un piège pour les timides
16:07 Développer l’art d’improviser et l’écoute active
20:10 Comment éviter la « friend zone »
22:54 L’influence de l’éducation sur la vie amoureuse
26:47 Relation mère-fils : la distance nécessaire
29:34 Les 3 fausses nécessités : beau, riche et intelligent
32:58 Combien de femmes avez-vous réellement invitées ?
35:18 Une fois que la confiance arrive, les choses peuvent aller vite
36:38 Comment me contacter et bénéficier d’une séance gratuite
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Retranscription de la vidéo
Remarque : ce texte a été extrait de la vidéo sans être retravaillé dans la forme. Il est fourni à titre d’alternative pour les personnes qui désirent balayer rapidement le contenu. Nous conseillons, si possible, de privilégier le visionnement de la vidéo.
Pour commencer, peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Jean-Marc. Je me suis expatrié dans le sud de l’Espagne en Andalousie avec mon épouse Isabelle. Nous avons créé un lieu d’accueil, un gîte rural en pleine nature où nous accueillons des groupes ou des personnes seules qui désirent, je dirais, reprendre leur souffle et reprendre confiance face aux épreuves de la vie. Et au quotidien, je suis coach, psychopraticien. Je fais des coachings à distance en en visioconférence, ça marche très bien. Et ma spécialité, c’est la timidité.
Qui te consulte en matière de timidité amoureuse ?
De manière générale, j’ai deux fois plus de femmes que d’hommes en coaching. Comme la plupart des psychologues. Si vous consultez les statistiques sur l’accompagnement thérapeutique dans le monde occidental, vous verrez que systématiquement les femmes sont deux fois plus demandeuses que les hommes d’être accompagnées pour une démarche thérapeutique. Cela ne veut pas dire que les femmes ont deux fois plus de problèmes, évidemment. Cela veut dire qu’elles sont a priori deux fois plus ouvertes pour effectuer un travail sur soi et une démarche thérapeutique. Les hommes semblent un peu plus réticents à l’idée de se faire accompagner. Mais dans le domaine des relations amoureuses dont on parle ici, ce que j’observe, en tout cas à mon niveau, c’est l’inverse : ce sont beaucoup plus les hommes qui me consultent que les femmes pour des problèmes de timidité amoureuse. En fait, c’est assez simple à expliquer. Ce qui va se passer, c’est qu’une femme timide, en général, va quand même être abordée, sollicitée et avoir l’occasion de faire un couple et éventuellement de se marier, d’avoir des enfants. Tandis qu’un homme qui n’ose pas faire le pas vers l’autre risque beaucoup de se retrouver tout seul. Un proverbe qui résume très bien l’affaire, c’est « L’homme propose, la femme dispose ». C’est un peu comme cela qu’on observe le plus souvent les relations hommes-femmes, en tout cas dans notre société. Que ce soit pour des raisons biologiques, comme le prétendent certains, ou pour des raisons culturelles, peu importe, je ne vais pas rentrer dans ce débat ici, il se fait que, le plus souvent, on attend de l’homme qu’il fasse le pas. Et donc un homme timide risque de se retrouver dans le néant en termes de relation amoureuse. Je ne suis pas en train de véhiculer des clichés de genre. Vous faites ce que vous voulez. Il arrive qu’une femme saute au cou d’un homme et tant mieux, je dirais, pour les les hommes timides ! Mais ça n’arrive pas souvent.
Quel âge ont les hommes qui décident de te consulter ?
De temps en temps, j’ai des jeunes gens qui viennent mais ils sont souvent un petit peu poussés dans le dos par le parent. Et vous savez qu’en en coaching ou en psychologie, c’est toujours préférable quand la personne elle-même est demandeuse du coaching, quand la personne elle-même est à l’initiative de la demande. Mais la plupart du temps, je dois dire que ce sont des hommes nettement plus âgés qui viennent me voir. Quand je dis nettement plus âgés, c’est-à-dire des hommes qui ont au moins 30 ans, parfois plus de 40 ou 50 ans. Ça m’arrive souvent d’avoir des hommes de plus de 50 ans qui viennent me voir et qui ont le courage de me confier qu’ils n’ont jamais eu de relation. Ils n’ont jamais fait l’amour avec une femme. Donc, puceau à 40 ou 50 ans, c’est quelque chose de difficile à vivre.
Que traversent ces hommes sur le plan émotionnel ?
Ces hommes vont être parcourus par différentes émotions. D’abord, une grande tristesse de ne pas parvenir à vivre l’amour, un grand découragement. Souvent ce qui les pousse à venir me consulter, c’est cette sensation qu’on va passer à côté de sa vie, passer à côté d’une des plus belles choses qu’on ait à vivre dans cette vie : faire l’amour. fonder une famille… donc un grand découragement. Une colère aussi, parfois, contre les raisons perçues de notre blocage. Je pense à la chanson d’Alain Souchon « Allô maman bobo. Maman, comment tu m’as fait, j’suis pas beau ». Une colère parfois envers nous-même, envers notre timidité, envers cette partie de nous-même qui bloque. Cette incapacité à sortir de notre coquille. Et cela, je dirais, cela peut être une colère salutaire. Cela fait partie du processus. Il faut vous fâcher avec votre timidité ! Il faut avoir envie d’expulser cette partie de vous-même et d’aller vers autre chose. Ces hommes ont aussi évidemment en arrière-plan beaucoup de peurs, des peurs très intenses qui les empêchent d’aller vers l’autre. Et un autre sentiment souvent présent, surtout lorsque le temps passe : plus les hommes sont âgés, plus ils vont ressentir la honte. La honte d’être différent, de voir tout le monde se mettre en couple et pas moi. La honte du regard que les autres peuvent jeter sur vous, en tout cas de ce qu’on pense qu’ils pensent. Du genre : « Il a 40 ans, est-ce que tu l’as déjà vu avec une fille ? C’est quand même bizarre, est-ce qu’il ne serait pas homosexuel ? ». Vous voyez, on a peur du qu’en-dira-t-on.
A propos des homosexuels, cela m’arrive bien sûr de temps en temps d’avoir des personnes en coaching qui sont homosexuelles. Et finalement, l’enjeu est le même. L’enjeu, c’est d’avoir confiance pour assumer son désir et faire ce qu’il faut faire pour vivre ce qu’on a envie de vivre.
Qu’est-ce qui leur fait si peur… qu’on leur dise non ?
Ils ont très peur qu’on refusent leurs avances, qu’on leur dise non. Ils ont très peur qu’on leur dise non parce que, dans leur tête en général, dans leur mécanique psychologique, un « non » est une catastrophe. Si une fille me dit non, ça veut dire que je n’ai pas de valeur. Ça veut dire que toutes les filles, toute ma vie vont me dire non. Vous voyez, on observe un processus de généralisation. Si une fille me dit non, je vais me sentir rejeté, voire humilié. Je me dis que le peu de confiance que j’ai va vraiment s’écrouler. Et donc, vous voyez, il y a toute une dynamique psychologique qui fait que ces hommes ont très peur qu’on leur dise non. Et ça c’est quelque chose sur lequel on va beaucoup travailler en coaching.
Donc, ils ont peur qu’on leur dise non. Mais ce qui rend la situation vraiment compliquée, c’est qu’en réalité, ils ont aussi peur qu’on leur dise oui. Les deux scénarios leur font peur. Parce que si la fille me dit oui, ça veut dire que… Oups!, je vais devoir assurer. Est-ce que je serai à la hauteur lorsqu’il s’agira de dialoguer avec elle, de l’embrasser, et cetera. Est-ce que je serai à la hauteur ? Donc, ces hommes ont la peur qu’on leur dise non. C’est la peur du rejet, c’est la peur de l’humiliation. Mais ils ont aussi peur qu’on leur dise oui parce qu’alors débarquent d’autres types de peurs, comme la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d’être maladroit, la peur de l’inconnu tout simplement. Ce n’est pas évident de se projeter dans une relation amoureuse intime lorsque vous n’avez pas d’expérience.
Quelles stratégies peut-on mettre en place pour reprendre confiance ?
C’est vrai qu’il y a des stratégies que j’emploie souvent parce qu’elles sont très efficaces avec la majorité des gens. Et une stratégie que j’aime beaucoup, c’est la stratégie qu’on appelle la stratégie du morcellement de l’objectif. Ce n’est pas moi qui l’ai inventée. C’est un classique en coaching. Lorsqu’un objectif paraît très difficile à atteindre, presque impossible aux yeux de la personne, on va le morceler. C’est-à-dire qu’on va le diviser en toute une série de sous-objectifs et chacun des sous-objectifs va paraître beaucoup plus facile, beaucoup plus réalisable et, donc, on va pouvoir prendre confiance. Au fil des coachings, j’ai pu mettre au point un parcours, un process en 10 ou 12 étapes. Cela part de zéro jusqu’à la relation qu’on pourrait qualifier de totalement aboutie, c’est-à-dire la relation qui inclut une relation sexuelle.
La première étape, c’est aller parler à une fille ?
Parler avec une fille, converser, cela va faire partie des compétences à entraîner, c’est sûr. Mais ce n’est pas forcément la toute première étape. Quand je vous parlais d’un processus de morcellement de l’objectif, on y va vraiment en douceur. En général, dans mes coachings, lors des toutes premières étapes, il n’est pas encore question d’interagir avec une fille. On va commencer par préparer le terrain parce qu’il faut savoir que beaucoup d’hommes seuls, timides, ont tendance à rester chez eux et à se terrer. Donc, la première chose qu’on fait en coaching, c’est un programme de sortie. Il faut sortir de chez soi et aller s’exposer à des environnements où nous sommes susceptibles de faire une rencontre. Il faut mettre les statistiques de notre côté. La société nous propose des environnements dédiés à la rencontre homme-femme, la rencontre amoureuse. Par exemple, les discothèques, les bars, dans le monde réel et puis, dans le monde virtuel, aujourd’hui, les sites de rencontre, les portails de rencontre, qui sont également très utilisés. J’en parle ici parce que, pour les timides, ces deux options sont souvent les premières qui viennent à l’esprit, mais pas forcément les meilleures ! Une discothèque, par exemple, va être un lieu qui a tendance à privilégier les extravertis, les gens qui dansent, qui bougent, etc. Ce n’est pas forcément le lieu de prédilection pour les timides. A vous de voir, c’est à chacun de sentir. Quand vous avez bu un petit verre ou deux, ça peut vous désinhiber, pourquoi pas ? Parfois ça aide, même si je ne pousse absolument pas la stratégie de l’alcool pour les timides ! On sait qu’il y a une corrélation assez marquée entre le manque de confiance en soi et l’alcoolisme, qui est un véritable démon, qui peut détruire nos vies. Maintenant, on ne va pas être plus catholique que le pape et boire un verre ou deux, ça peut vous désinhiber, pourquoi pas.
En quoi les sites de rencontre constituent-ils une tentation, mais aussi un piège ?
Les sites de rencontre, eux, constituent pour moi un vrai piège pour les timides parce qu’un site de rencontre, c’est très attirant pour un timide. puisqu’on peut interagir sans se montrer, sans y aller en vrai. On peut se cacher derrière l’écran et ne pas montrer notre rougissement, nos gestes coincés ou maladroits. Donc, ça nous arrange bien quelque part en tant que timide. Mais il faut se rappeler que, tôt ou tard, c’est le but, vous devrez basculer dans le monde réel. Donc cela ne sert à rien quelque part de de trop se cacher dans la mesure où, tôt ou tard, il va falloir de toute façon avoir cette confiance de vivre les choses dans la réalité. Mais ma principale mise en garde par rapport aux sites de rencontre, c’est que… allez voir les statistiques, vous verrez qu’il y a beaucoup plus d’appelés que d’élus (chez les hommes en tout cas). Pour une femme, ça peut encore être intéressant. Pour un homme, il faut savoir que les taux de réponse sur les sites de rencontre sont extrêmement faibles. Ça veut dire que si vous avez déjà, à la base, très peu confiance en vous, ça risque d’être difficile. Vous allez envoyer des bouteilles à la mer et le fait d’obtenir peu de réactions, peu de réponses de la part des filles qui sont à l’autre bout de l’écran, risque de vous décourager. Donc je dirais, concernant les sites de rencontre, pourquoi pas ? On l’aborde parfois en coaching. Dans ce cas, on va optimiser la description, le profil, la capacité à chatter, à avoir un dialogue écrit. Pourquoi pas, on peut envisager cette solution, mais je la conseille toujours comme une solution complémentaire à tout ce qu’on va pouvoir faire dans la réalité ! Et dans la réalité, il y a des choses vraiment intéressantes à explorer en coaching. Ce qu’on essaie de faire, c’est de trouver notre « terrain de jeu », qui correspond à notre passion. Par exemple, si vous aimez le badminton, pourquoi ne pas vous inscrire dans des sorties badminton puisque ça existe, on peut trouver cela sur la toile. Il y a des sites qui proposent des sorties entre inconnus, hommes et femmes sur tous les sujets imaginables. J’ai accompagné un jeune homme, récemment, d’une bonne trentaine d’années qui faisait des soirées langues. Super idée ! Vous allez apprendre l’anglais tout en ayant la possibilité de de faire une rencontre. Cela, c’est intéressant. Donc ce que je vous conseille, c’est d’aller chercher votre terrain de jeu, là où vous êtes passionné. Parce que si vous faites une activité qui vous passionne, déjà à la base, il y a au moins deux avantages. Le premier, c’est que, même si vous ne faites pas de rencontre, vous vous serez amusé. Le second, c’est que le fait de vous retrouver dans un contexte qui vous plaît va vous rendre plus enthousiaste, plus naturel, plus confiant et quelque part plus attractif, plus séduisant.
Quels outils proposes-tu en coaching ?
Il y a énormément d’outils dans les tiroirs des coachings. En coaching, une première chose qu’on va travailler, c’est la spontanéité, l’art de l’improvisation. Parce que c’est vrai que quand vous voulez rencontrer quelqu’un, c’est intéressant de se sentir à l’aise à l’idée d’aller vers la personne et de dire quelques mot spontanément, ce qui vous passe par la tête en tenant compte du contexte et d’avoir cette capacité d’improviser et d’amorcer l’échange spontanément. Et cela se travaille en coaching. J’ai par exemple des diaporamas avec des photos qui sont des mises en scène de différentes situations qui peuvent arriver dans la réalité. Par exemple, vous croisez une jeune fille assise à un arrêt de bus, une vendeuse dans une boulangerie, deux filles qui choisissent un vêtement dans un magasin, etc. Donc toute une série de mises en scène. Le but du jeu consiste, en 2 ou 3 secondes, donc très rapidement, à imaginer ce qu’on va pouvoir dire à la personne en fonction du contexte. C’est assez amusant comme exercice et, surtout, je me rends compte que les timides, tout le monde en fait, est généralement capable de le faire. Nous sommes tous capables d’improviser. Il faut juste se faire confiance. Et cela, cela s’entraîne et c’est une des choses qu’on fait en coaching. Alors une fois que vous avez cette confiance d’aller vers l’autre et de dire quelques mots pour amorcer la la conversation, il va falloir nourrir cette conversation un petit peu plus en profondeur. Et là, on va développer une double capacité qui correspond quelque part aux deux versants de la conversation. D’un côté, il va falloir écouter l’autre, faire parler l’autre et puis, d’un autre côté, tôt ou tard, vous allez aussi devoir parler de vous et vous livrer. Pour un timide, en général, c’est plus facile d’écouter que de parler de lui parce que, c’est logique quelque part, si nous n’avons pas beaucoup confiance en nous, nous nous octroyons peu de valeur à nous-mêmes et nous n’aurons pas envie de parler de nous. En plus, quand vous parlez de vous, il y a le projecteur qui se tourne vers vous et cela, ce n’est pas très confortable pour une personne timide. Mais ça s’apprend ! En coaching, on va apprendre à se présenter, à parler de soi. Et puis il y a l’autre versant de de la conversation, c’est la capacité d’écouter l’autre. Et là, il y a un formidable outil dont j’ai déjà parlé dans une autre vidéo, je vais vous la mettre en en description, c’est l’écoute active. L’écoute active est un modèle mis au point par un psychologue qui s’appelle Rogers. Il y a plusieurs niveaux. Cela concerne aussi bien votre attitude corporelle que votre capacité à poser des questions, à vous intéresser à l’autre. Il s’agit de montrer à l’autre que l’échange vous intéresse et de vous intéresser à l’autre pas uniquement du point de vue technique de la conversation, mais aussi du point de vue émotionnel. Donc s’intéresser à ce que ressent l’autre ! C’est vraiment un formidable outil pour pour la vie, pour pour toutes les situations de la vie, mais pour la séduction aussi. Donc l’écoute active, c’est vraiment un très bel outil qu’on va entraîner, pratiquer en coaching et dans la vie réelle. et ça va vous donner une très belle capacité de présence dans un échange face à l’autre personne.
Comment éviter la fameuse « friend zone » ?
Tôt ou tard, il va falloir montrer que vous avez envie d’une relation intime, que vous n’êtes pas là pour être un ami uniquement. Vous êtes là parce que vous avez du désir pour l’autre personne et il faut l’authenticité, je dirais, de lancer des signaux en ce sens. Les filles, de toute façon, elles vous voient venir à 200 km. Elles sont subtiles. En général, c’est nettement préférable d’être direct. Vous pouvez être subtil, mais direct et authentique plutôt que louvoyant. Si vous faites semblant que vous êtes là pour être un ami, avoir une conversation amicale et que vous n’êtes pas dans la séduction, vous allez tomber possiblement dans ce qu’on appelle la « friend zone ». Et quand vous tombez dans la friend zone, il est difficile d’en sortir. Donc tôt ou tard, je dirais plutôt plus tôt que plus tard, il va falloir donner des signaux respectueux mais clairs disant à la fille qu’elle vous intéresse pour une relation amoureuse, pour une relation intime. Je vous invite à faire ce que conseille Mark Manson, qui est un auteur américain dans le domaine de la séduction que je trouve particulièrement pertinent parce qu’il approche la séduction de manière très authentique, sans tomber dans la manipulation. Et Mark Manson vous conseille de « polariser » la fille. C’est le terme qu’il utilise. Polariser la personne en face de vous. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous n’êtes pas là en ami comme je disais, vous êtes là avec une envie d’entrer dans une relation de séduction. Et donc vous n’êtes pas neutre. Pour comparer à un aimant, vous n’avez pas une énergie neutre. Vous devez montrer votre désir et vous allez alors obliger la personne à se polariser, c’est-à-dire à vous dire oui ou non, soit laisser l’attirance se faire, soit la repousser. Mais vous aurez une réponse. Mon conseil pour les timides, c’est de ne pas se cacher derrière une fausse attitude amicale. Bien sûr, vous êtes dans la rencontre de la personne, vous vous intéressez à la personne, mais l’objectif, en tout cas si c’est votre objectif, c’est d’avoir une relation amoureuse ou une aventure sexuelle. Si c’est le cas, il faut en lancer les signaux.
Notre éducation influence-t-elle nos relations amoureuses ?
Certainement, l’éducation influence possiblement notre parcours amoureux. Oui, tout à fait. Nos parents, notre père, notre mère, nos éducateurs de manière générale vont nous influencer de deux manières. Ils vont nous influencer à travers ce qu’ils nous disent, ce qu’ils nous ont dit à répétition et ils vont aussi nous influencer à travers ce qu’ils font en étant des modèles ou des contre-modèles. Donc un bon exercice auquel je vous invite, c’est de vous demander qu’est-ce que mes parents m’ont dit à propos de l’amour. Qu’est-ce que mère m’a dit à propos des relations amoureuses, à propos du mariage, à propos de la sexualité. Qu’est-ce que ma mère m’a dit à propos des hommes ? Qu’est-ce que ma mère m’a dit à propos des femmes ? Et mon père, qu’est-ce qu’il m’a dit à propos des relations amoureuses, de la sexualité des hommes et des femmes ? C’est intéressant pour prendre conscience de quelle a été votre éducation. Et après, vous pouvez consciemment vous positionner, vous demander est-ce que je suis d’accord avec cela ? Est-ce que j’ai la même vision que mon père et que ma mère ? Est-ce que j’ai reproduit cette vision inconsciemment comme une fidélité à ce que pensaient mes parents ? Où est-ce que j’ai pris le contre-pied ? Ce qui est important, c’est de de prendre conscience de tout cela pour ne pas être guidé inconsciemment par des programmes qui ne vont pas forcément nous faire du bien, nous pousser à être épanoui. Je vous donne un exemple concret. Si on vous a dit, par exemple, à répétition que « Attention ! Quand tu choisis ton partenaire, il faut choisir le bon parce qu’après, tu n’as plus droit à l’erreur, c’est parti pour la vie ». Si on m’a dit cela, cela va avoir des avantages et des inconvénients. Cela peut me rendre vigilant, mais cela peut aussi me mettre une fameuse pression et je peux aussi me retrouver dans la situation où, finalement, je ne vais jamais rencontrer le prince charmant ou la princesse charmante parce qu’on m’a tellement fait peur sur le sujet, j’ai tellement peur de me tromper, je pense tellement ne pas avoir droit à l’erreur que cela va bloquer mes relations. C’est juste un exemple. Pensez donc à ce que vos parents vous ont dit à propos de l’amour, de la sexualité et des relations homme-femme.
Les parents nous influencent aussi peut-être encore plus par leur propre comportement, par leur propre parcours. Et là, vous pouvez vous demander si vos parents sont heureux ou ont été heureux. Est-ce qu’ils ont des contradictions entre ce qu’ils ont dit et ce qu’ils ont fait ? Parfois, un parent nous dit « Ne fais surtout pas comme moi. » Ce qui n »est pas forcément très convaincant. Mais vous voyez, c’est intéressant encore une fois de prendre conscience de l’environnement dans lequel vous avez grandi ou dans lequel vous êtes encore, et les influences qu’il constitue. Posez-vous la question de savoir si ces influences vous sont ou non favorables dans votre propre épanouissement amoureux.
Peux-tu donner un exemple d’influence parentale sur le parcours amoureux d’un jeune homme ?
Je vais donner un exemple assez fréquent dans notre société actuelle. Prenez un jeune homme d’une trentaine d’années, qui vit encore chez sa mère ou bien qui a son propre appartement, mais qui est pratiquement tous les jours fourré chez sa mère, qui téléphone tous les jours à sa mère, qui va manger deux trois fois par semaine chez elle, etc. Donc, une grande proximité entre cet homme de plus de 30 ans et la mère alors que le père n’est pas présent, parti depuis longtemps. Vous avez là une situation où le jeune homme est pratiquement dans la vie quotidienne « couplé » à sa mère. Cela ne veut pas dire qu’ils ont une relation physique ensemble, mais on est dans un contexte qu’on peut qualifier de potentiellement œdipien. C’est-à-dire qu’il y a une proximité du jeune homme et de la mère qui n’est pas forcément favorable à l’épanouissement du jeune homme et à ce qu’il fasse son nid. Il faut donner de l’espace et de la distance par rapport à la mère pour que le jeune homme puisse faire sa vie et changer, je dirais, son centre de gravité. La situation va être d’autant plus préoccupante que la mère tient, par exemple, un discours négatif vis-à-vis du père qui est parti il y a longtemps et vis-à-vis des hommes en général. Parce qu’alors, vous avez une situation où le jeune homme est un petit peu le « petit chéri » à sa maman et, par ailleurs, il entend dire du mal des hommes en général. Cela peut être bloquant parce que cela peut pousser ce jeune homme à rester un gentil petit garçon, faire un nœud sur son zizi et ne pas déployer sa virilité puisque cette virilité est mal perçue par la mère avec laquelle il est assez proche. Je fais ici un peu la caricature, j’en suis conscient. Vous devez un petit peu recadrer mon propos. Bien sûr, c’est une très bonne chose qu’il y ait de l’amour entre une mère et et son fils, mais vous m’avez compris, il est sain qu’il y ait une certaine distance, un certain espace pour que le fils puisse aller faire son nid avec une autre femme que sa mère.
Quelles sont les fausses idées en matière de relations amoureuses ?
Les trois fausses idées que je rencontre le plus fréquemment, et vous les connaissez évidemment, c’est que pour avoir de la valeur sur le marché des relations amoureuses, il faut être beau, riche et intelligent. Alors, on ne va pas nier que ce sont des atouts. C’est clair que si vous si vous avez une beauté physique, si vous êtes gâté physiquement, si vous êtes à l’aise matériellement, financièrement, si vous êtes quelqu’un de malin et d’intelligent, ça va aider bien sûr, mais ce ne sont absolument pas des éléments indispensables ou bloquants lorsqu’il s’agit d’avoir accès à des relations amoureuses tout à fait réussies et harmonieuses. D’ailleurs, c’est simple, on connaît tous quelqu’un de pas spécialement beau qui a énormément de succès avec les filles. Rien que de l’évoquer, je pense à une ou deux personnes que j’ai eues, il y a quelques années, dans mon entourage. Deux garçons qui avaient énormément de succès avec les filles alors que, physiquement, ils n’étaient pas du tout dans les standards. Il y en avait un qui était très petit de taille et un autre avec un nez tordu au milieu de la figure. On aurait pu se dire que, physiquement, ils n’étaient pas spécialement dans les standards mais ils avaient un charme fou et beaucoup de succès avec les filles. Même chose pour la richesse. Il n’est pas nécessaire d’avoir une grosse voiture pour avoir droit à une relation amoureuse. Là encore, nous avons des exemples autour de nous. Je me souviens, quand j’avais une vingtaine d’années, j’avais un ami qui avait fait le collège avec moi et qui était complètement dans la dèche, SDF, sans domicile fixe. Donc c’était quelqu’un qui n’avait absolument aucun moyen financier. Pourtant, il n’y avait pas une semaine qui passait sans qu’il ait une aventure avec une fille. On voit bien que, là encore, ce n’était pas un obstacle.
Même chose pour l’intelligence. Est-ce qu’il faut vraiment être intelligent pour séduire une fille ? Pas forcément. Il suffit d’ouvrir les yeux dans une discothèque, par exemple, pour voir qu’un intellectuel peut parler avec une fille et ne pas réussir à la séduire. Et puis, vous allez voir débarquer quelqu’un qui dit deux trois mots, de manière tout à fait banale, et qui va réussir à embarquer la fille. Donc, vous voyez, ce n’est pas un obstacle, cette idée de ne pas être assez beau, pas être assez riche, pas être assez intelligent. En réalité, les relations de séduction ne se jouent pas uniquement à cela.
Quelle serait une question clé à adresser aux personnes dans cette situation ?
Si vous êtes un homme et que vous êtes seul, réfléchissez : que s’est-il passé depuis vos 20 ans ? On va mettre l’adolescence à part parce que l’adolescence reste une période un peu spéciale où nous sommes nombreux à ne pas forcément avoir encore beaucoup de confiance en nous. Depuis vos 20 ans, combien de fois avez-vous invité une fille à sortir ? Combien de filles avez-vous invitées au cinéma, au restaurant, faire une balade ou une autre sortie peu importe ? Combien de filles avez-vous invitées ? Posez-vous la question ! Et combien de fois avez-vous été rejeté, moqué, humilié comme on en a peur quand on est timide ? Combien de fois avez-vous été rejeté et moqué lorsque vous avez invité une fille ? Réfléchissez.
Alors, si vous avez connu des traumatismes de ce côté-là, si on vous a rejeté, si vous avez eu des expériences douloureuses, c’est un scénario qu’on va travailler spécifiquement en coaching. En coaching, nous disposons de pas mal d’outils pour nettoyer au Karcher les traumatismes. Mais si ce n’est pas le cas, si simplement votre réponse tient sur les doigts de la main, si vous avez finalement très peu souvent invité une fille dans votre vie, la réponse est là tout simplement ! La réponse est là, c’est que vous n’êtes tout simplement pas assez proactif pour inviter des filles. Vous avez beaucoup trop vite refermé la porte aux possibles. À ce moment-là, ce que je vous conseille, c’est de vous lancer dans cette stratégie de l’objectif morcelé et de, pas à pas, développer toutes les compétences nécessaires pour aller parler à une fille et puis pour l’inviter à sortir, et plus si affinité.
Pourrais-tu partager une anecdote encourageante ?
Il y a quelques temps, je recevais en coaching un homme qui travaillait sur les relations amoureuses, la confiance vis-à-vis des filles. Un soir, on avait rendez-vous pour le coaching. Il m’annonce que c’est probablement pour lui la dernière séance. Alors, je m’inquiète un peu. Je me demande ce qui se passe. Je lui demande si tout va bien. Et il me répond avec un petit sourire. Il me dit « Oui, oui, tout va très bien. » En fait, il venait de rencontrer une fille et il avait court-circuité toutes les étapes. C’était bon, il n’avait plus besoin de de coaching. À travers cet exemple, ce qui est intéressant, c’est de constater qu’il n’y a aucun problème, le jour venu, de court-circuiter toutes les étapes. Moi, je vous parlais d’un processus assez formel, structuré en 10 ou 12 étapes, qui est très utile pour prendre confiance, mais en réalité, une fois que la confiance s’amorce, la séduction, l’amour, c’est un feu qui peut prendre rapidement et il n’y a aucun problème à court-circuiter en une soirée toutes les étapes.
Comment peut-on te contacter ?
Pour me contacter, c’est très facile, soit directement ici en message direct sur YouTube ou sur le site web timidité.info. Sinon, je vous donne mon adresse e-mail : contact@timidite.info info et vous pouvez sans hésitation solliciter une séance d’information gratuite. Donc, j’ai mis ce processus en place de séances d’information de 20 à 30 minutes où nous faisons connaissance, vous m’expliquez votre situation, je vous écoute et je vous explique en quoi le coaching, dans votre situation, peut éventuellement vous aider. Donc n’hésitez pas à me contacter pour une séance d’information gratuite à propos des coachings.

Le kit de survie du timide





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